Quel bilan pour les Archlinux simplifiées en janvier 2019 ?

Ici, je ne vais parler que d’Archlinux et des projets qui utilisent ses dépots. Sa fille Manjaro n’est donc pas concernée. Je vais essayer d’être le plus exaustif possible en ne conservant que les projets qui existent au minimum depuis 2017 et qui sont listées sur Distrowatch.

Commençons par Anarchy Linux. C’est simple : le projet est franchement moribond. Outre le fait que le site ne réponde pas – suite à l’oubli du renouvellement du nom de domaine – l’évolution du code se fait presque par accident. Au 18 janvier 2019, on peut voir qu’il n’y a eu aucune modification du code entre le 27 novembre 2018 et le 5 janvier 2019.

Ça me fait mal au fondement de le dire, mais la messe est dite.

Continuons par Antergos. Outre l’erreur de conception d’imposer les dépots tiers d’Antergos sur ceux d’Archlinux, ceux-ci sont parfois avec des versions obsolètes de certains logiciels. J’avais ouvert le 14 novembre 2018 un bug concernant Pamac qui s’était pris pas moins de 5 versions majeures dans la vue. Bug toujours ouvert au 18 janvier 2019…

Ajout du 22 janvier 2019 : et corrigé le 20 janvier apparemment. Cf https://github.com/Antergos/antergos-packages/commit/95aaa2677f64c7a1988485ae8b487b8224edd7e9

C’est assez grave, surtout pour un outil aussi crucial que le gestionnaire de logiciels. Est-il besoin de s’acharner en parlant de l’installateur cnchi qui date du début du projet et qui est toujours en version bêta presque 6 ans après son introduction en avril 2013 ? Ça pique ? Non ça empale !

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

La route du logiciel libre à 100% est-elle pavée de bonnes intentions ?

Note au 18 janvier 2019 : suite à une prise de bec dans les commentaires à cause d’une fausse manipulation de ma part, je ferme ceux-ci après avoir virés les dits commentaires. Désolé, mais je n’ai pas le temps physique de gérer actuellement une nouvelle crise.


Cela fait maintenant près de 23 ans que j’ai goûté pour la première fois au monde linux. C’était via une Slackware Linux proposée avec le magazine PC-Team et son numéro 9 de janvier 1996.

Autant dire que ça date pas mal… Au fur et à mesure des années, j’ai connu les grands noms de l’époque dont une partie a survécu avec plus ou moins de succès. Depuis presque 10 ans j’utilise au quotidien Archlinux. Ce qui m’a sensibilisé au logiciel libre et à la volonté de réduire la dépendance maximale aux composants logiciels non libres.

Cependant, comme toute volonté de se libérer le plus possible, voire complètement, cette route est pavée de pas mal d’embuches. Entre 2008 et 2009, j’ai dû batailler ferme avec un circuit wifi Atheros qui n’était pas encore complètement reconnu en utilisant l’enrobeur ndiswrapper.

Au fil des années, j’ai pu me passer de la quasi-majorité des codes non-libres qui ont tourné sur mes équipements successifs, le plus gros succès ayant été l’utilisation au quotidien de Nouveau pour faire fonctionner mes cartes Nvidia successivement abandonnées par leur créateur.

Mais je n’ai toujours pas franchi le cap de l’installation du noyau linux-libre, vous savez le noyau dont les composants non-libres, spécialement les micrologiciels ont été enlevés.

Pour une simple et bonne raison : sans des micrologiciels non libres comme le microcode AMD pour mon Ryzen3 2200G, gérer correctement le GPU est une galère sans nom et j’ai dû batailler ferme pour faire supporter complètement mon GPU durant plusieurs mois. Sans le microcode non-libre, je n’imagine pas les galères que j’aurais encore dû supporter.

Sur le plan des distributions officiellement adoubées par la Free Software Foundation, les progrès ont été énormes, bien que des écueils comme la BLAG (une mauvaise idée au final vue la facilité théorique de libérer complètement une Fedora Linux vue la politique de RedHat pour les logiciels non-libres) aient existé. J’en ai d’ailleurs parlé dans cet épisode de ma série « Les distributions GNU/Linux (in)justement oubliées.

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La Manjaro Linux est devenue la distribution la plus populaire sur Distrowatch pour 2018. Et maintenant ?

C’est officiel. Pour l’année 2018, la distribution dont la page a été le plus consultée, c’est celle de la Manjaro Linux. Cela met fin au règne de la LinuxMint commencé en 2011, prenant le relais d’Ubuntu qui monopolisait la première place depuis 2006.

Bien que le classement ne veule rien dire en terme d’installations – car comment savoir autrement qu’en téléphonant régulièrement à la maison si telle ou telle distribution est toujours en place sur un disque dur ou un SSD ? – c’est surtout sur le plan symbolique la fin d’une domination d’une famille précise : celle de Debian via Ubuntu sa fille et LinuxMint, sa petite-fille.

Comme le précise si bien Distrowatch sur sa page de classement des pages :

The DistroWatch Page Hit Ranking statistics are a light-hearted way of measuring the popularity of Linux distributions and other free operating systems among the visitors of this website. They correlate neither to usage nor to quality and should not be used to measure the market share of distributions. They simply show the number of times a distribution page on DistroWatch.com was accessed each day, nothing more.

Ce qui donne traduit rapidement pour les personnes ne supportant pas la langue des mangeurs de pudding :

Les statistiques de DistroWatch Page Hit Ranking sont un moyen ludique de mesurer la popularité des distributions Linux et autres systèmes d’exploitation gratuits parmi les visiteurs de ce site. Ils ne sont en corrélation ni avec l’usage ni avec la qualité et ne doivent pas être utilisés pour mesurer la part de marché des distributions. Ils indiquent simplement le nombre de fois qu’une page de distribution sur DistroWatch.com a été consultée chaque jour, rien de plus.

C’est suffisamment clair pour que je n’ai rien besoin de rajouter. Du moins, je l’espère 🙂

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En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Le dernier pour l’année 2018 !

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Nostalgique de la Crunchbang ? Alex anciennement connu sous le pseudo de Darthwound, papa de la Viperr en remet une couche avec un script dénommé CRubuntuNG qui permet de transformer une ubuntu minimale en Crunchbang de la grande époque. Plus d’infos sur le site d’Alex.
  • La cousine d’Archlinux, KaOS sort une ultime version pour l’année 2018 avec sa version 18.12.
  • Pour les personnes plutôt orientée monde gentoo, je demande la Calculate Linux 18.12.
  • Tiens, il y a encore des personnes pour s’acharner sur Fluxbox ? Apparemment, c’est le cas avec la Fluxuan (Fluxbox avec Devuan).

Côté culture ?

  • Kesakoo, qui mélange les sonorités hip-hop et triphop, a rallongé de quelques jours sa campagne de financement participatif pour son nouvel album qui sortira début 2019. Plus d’infos sur la page de la campagne.
  • Vous aimez le power metal avec du chant clair féminin ? Alors, laissez traîner une oreille du côté du premier album des italiens de Frozen Crown, intitulé « The Fallen King ».
  • Si le metal symphonique – toujours avec du chant clair féminin – est votre tasse de thé, alors les bulgares de Metalwings vous plairont avec leur premier album « For All Beyond »

Bon week-end 🙂