Peut-on encore accorder du crédit à la blogosphère littéraire ?

Cet article est la suite d’un précédent rédigé il y a quelques jours sur la propagation des écrits de complaisance.

Alias m’a fait remarqué dans les commentaires de l’article en question ceci :

En même temps, l’auteur de l’article que tu cites a l’honnêteté d’annoncer la couleur: elle connaît l’auteure du bouquin, reçu gratuitement.J’ai déjà vu passer des chroniques où on doutait du fait que leur auteur avait lu (ou écouté) la chose chroniquée et reproduisait ce qui ressemblait fort à un dossier de presse.

Là, ouais, il y a de l’abus.

Il ne pouvait pas savoir à quel point la phrase sur l’abus était en plein coeur de la cible. J’ai récupéré pas plus tard que le 29 octobre au soir l’extrait du bouquin, comme propose de faire Amazon pour qu’on puisse avoir un premier aperçu.

J’ai été malheureusement surpris de voir un livre dont la composition donnait envie de fuir à grande enjambées. Pour citer mon propre commentaire :

[…]
Il y a aussi l’utilisation mal placée des virgules, comme au premier chapitre :

« Ils n’entendent pas, ce que je leur explique ». Quel intérêt de mettre une virgule ici ? Et c’est ainsi tout le long du premier chapitre qui rend la lecture hachée et pénible.

C’est dommage que l’auteure n’ait pas consacré un peu plus de temps à relire son texte et surtout à le faire relire par des personnes qui auraient pu lui explquer que les virgules, cela obéit à certaines règles.

Bien entendu, j’ai eu droit à une série de réponses pour essayer d’éteindre l’incendie. Mais apparemment, la réaction de l’auteur ne s’est pas fait attendre, s’étant fendue d’un billet sur son blog, auquel je vous renvoie et dont je cite le morceau de choix :

[…]Je suis sincèrement désolée de vous dire que je me suis fait avoir par un(e) correcteur(trise) dit pro. Par conséquent, j’ai pris la décision de retirer provisoirement mon roman de la vente.[…]

Quelle réaction épidermique. Cela me fait poser quelques questions sur lesquelles je vais revenir dans la suite de l’article.

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En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’. Il sera assez court cette semaine.

Côté logiciel libre et informatique :

Côté livres ? Rien. C’est plus simple !

Côté musique ?

Pour finir, une vidéo culte de mars 1976 sur le changement d’heure… Étant donné que le changement d’heure vers celle d’hiver arrive pour la France métropolitaine.

Bon week-end !

Si la blogosphère francophone est en train de mourir, c’est à cause des articles de complaisance.

Outre le fait qu’il y a de moins en moins de blogueurs et de blogueuses sur la toile qui tiennent le choc sur la durée, il y a un fléau qui frappe de plus en plus : les articles de complaisance. Dans un langage plus fleuri, le léchage de popotin pour des produits qui ont toutes les qualités et aucun défaut 🙂

D’ailleurs, quand je vois ce genre d’article, ce titre de Nine Inch Nails sorti sur l’excellent « The Downward Spiral » en 1994 me vient à l’esprit :

À la source des articles de complaisance, on retrouve le service presse : « envoi des ouvrages d’une maison d’édition aux journalistes » (dixit reverso.net). On peut l’étendre aux blogueurs et blogueuses de nos jours.

Je tiens à préciser qu’accepter les services de presse ne veut pas dire qu’on perd toute forme de neutralité, mais j’arrive à penser – est-ce mon esprit mal placé ? – qu’on a moins tendance à être méchant avec un article gratuit (album ou livre) que pour un article qu’on a payé. Peut-être est-ce faux ?

C’est le principe du « Qui mordrait la main qui vous nourrit ? » que j’invoque ici.

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Les distributions GNU/Linux ne s’imposent pas sur le bureau… Un moindre mal ?

Je sais que je peux déjà préparer le popcorn, la biafine et les pansements. Car si d’un côté je vais être traité de troll et je pourrai sentir la chaleur de la flamme des torches d’un bûcher sur ma peau de l’autre, je vais être soutenu.

Même si Carl Chenet l’a précisé, la « communauté » – au sens strict du terme – du libre n’existe pas, il existe bien au niveau planétaire un monde du libre, qui regroupe les diverses communautés du logiciel libre.

Par communauté, je prends la définition du Larousse :

État, caractère de ce qui est commun à plusieurs personnes : Une communauté de biens, d’intérêts.

Identité dans la manière de penser de plusieurs personnes : Une communauté de vues.

Il est vrai qu’une licence logicielle comme la GPL ou la MIT ou la BSD n’est pas un point commun. Dans son article d’Avril 2016, la conclusion n’est pas allée jusqu’au bout du raisonnement, selon moi.

La diversité des communautés qui le compose fait la force du Logiciel Libre, nous partageons quelques grandes idées et nous inventons au quotidien nos propres solutions. Et c’est de cette façon que nous avons avancé jusqu’à aujourd’hui.

Soit. Mais la fragmentation du logiciel libre qui fait sa force est aussi sa plus grande faiblesse. Je ne reviendrai pas sur les projets développés pour embellir les curriculum vitae (cf cet article de septembre 2014 ou encore celui-ci écrit un an plus tard). S’il n’y avait que cela, ce serait le cadet des soucis pour proposer un environnement bureautique libre utilisable par, je vais dire la grossièreté suprême, l’utilisateur ou utilisatrice de base.

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SwagArch Linux, une Archlinux manjarisée ? Ou une Manjaro Linux « Canada Dry » ?

Si c’est la première fois sur le blog que je parle de cette distribution, je l’avais déjà abordée dans ma série des DGLFI (Distributions GNU/Linux Franchement Inutiles) de ma chaine youtube, fin août 2016.

Cependant, je suis toujours l’actualité de cette distribution qui m’est toujours apparue comme bizarre. La version 2016.10.2 alias alpha 8 dédiée à Halloween est sortie vers la mi-octobre 2016. Une bonne occasion de faire le point.

C’est une Archlinux avec Xfce, Plank, une interface qui rappelle les grands traits de MacOS. Elle utilise Calamares pour s’installer, Pamac pour gérer les paquets, entre autres choses.

J’ai donc récupéré l’ISO, je l’ai vérifiée, puis j’ai lancé mon ami VirtualBox.

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