Kodak, industries de l’inculture, même causes, mêmes effets ?

On a appris cette semaine que Kodak, pionnier dans l’histoire de la photographie se mettait sous la protection de l’article 11, en clair, se mettait en faillite pour ne pas être ennuyé par ses créanciers, le temps de rebondir.

Kodak, c’est quand même un grand nom. Qui n’a jamais vu un appareil photo argentique kodak dans sa vie. Pour les djeunes, l’argentique, ce sont des photos prises sur un film, appellé pellicule. D’ailleurs, c’est George Eastman, fondateur de Kodak, qui mit au point l’une des premieres pellicules souple.

Et c’est ici que se trouve le noeud du problème. En 1975, les laboratoires de recherches de Kodak mette au point le prototype d’un appareil photo révolutionnaire, car numérique.

Evidemment, nous sommes en 1975, Apple n’est pas encore né (ce sera le cas l’année suivante), et le prototype est monstrueux :

Il était composé d’une optique de caméra Super8, un enregistreur de cassette, 16 batteries, un nouveau capteur CCD et divers composants électroniques pour relier tout ça.

L’appareil capturait une image avec une résolution de 100 lignes grâce à son capteur et envoyait les informations sur une cassette en 23 secondes.

Mais comme tout prototype en avance sur son temps, celui-ci accueillit avec un grand scepticisme. Comme le fut l’interface graphique, bien que rudimentaire pour ordinateur mise au point au centre de recherches de Xerox.

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Pour avoir une idée de l’infinie, mesurons la connerie humaine…

C’est une phrase prononcée par Patrick Chêne ce matin sur La Chaine Parlementaire. C’est pas complètement faux. Quoique la version d’origine est tout aussi succulente : « Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue. » (Albert Einstein)

Quelques exemples :

Hollande menacé de mort à Bordeaux : un stupide pari à 50 euros… Je cite :

Un suspect a été formellement identifié ces derniers jours et, aujourd’hui, un Bordelais de 56 ans, sans emploi, a été interpellé avant d’être placé en garde à vue. Il a reconnu les faits et a avoué avoir fait un pari stupide, pour gagner 50 euros, avec une de ses connaissances. « Il n’y avait aucune motivation politique », confie un enquêteur. L’auteur des faits sera déféré demain au parquet. Il encourt 6 mois de prison et 7500 euros d’amende.

Entre perdre 50 € et risquer 6 mois de prison et 7500 € d’amendes, je préfère perdre les 50 €. De loin.

Les nouveaux forfaits « Red » de SFR… Dixit l’article de PC Inpact :

« Red SMS :

2 heures d’appels (0.38 € / minute, au-delà)
SMS et MMS illimités
Tarif : 9,90 € / mois »

0,38€ par minute ? C’est quoi déjà le hors forfait de Free pour la forfait à 2€ ? 0,05€, non ?

Forfait 2€/mois : Appels voix et SMS (dans la limite de 10 destinataires /envoi) métropolitains, hors numéros courts, spéciaux et surtaxés et SMS surtaxés, pour un usage privé entre deux individus. Minutes et SMS non consommés non reportables. Au-delà du Forfait : 0,05€/mn, 0,01€/SMS. Usage exclusivement en France métropolitaine. Dans le cadre d’une utilisation non abusive du service (cf. Conditions Générales d’Abonnement).

Un dernier exemple…

The Artist : des spectateurs remboursés car le film est muet… Je cite :

Les Anglais sont connus pour apprécier l’humour absurde. Et côté absurdité, des spectateurs d’un cinéma de Liverpool viennent de mettre la barre très haut. En effet, selon une information du Telegraph, ils ont demandé et obtenu le remboursement de leur place pour le film The Artist car celui-ci était… muet. Un « reproche » on ne peut plus justifié, pour un film qui rend hommage au cinéma des années 20.

Bonne journée 🙂

De la surdité du triumvirat des opérateurs téléphoniques…

Alors que je préparais l’article précédent, j’ai été contacté par une conseillère en ligne. J’ai fait mon « con », en me faisant passer pour un utilisateur qui n’a pas de gros besoins, mis à part un gros paquet de SMS. Mais je vous laisse lire le compte rendu de la discussion, elle se passe de tout commentaire…

Si, un seul : la volonté d’enfermer les utilisateurs dans des forfaits assez cher, avec deux ans d’engagement sans autre forme de procès dès le départ…

J’ai flouté le nom de la conseillère, bien que je sens que la conseillère en question devait se trouver outre-mer. A comparer avec l’histoire des huissiers pour prouver que le réseau de Free n’est pas activé qui serait plus ou moins lié à Univers Sale Télécom SFR… Quoique ce serait logique de la part d’un opérateur historique qui n’accepte pas les départs massifs vers le nouvel arrivant. Simple hypothèse, bien entendu.

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La fin du « racket » des opérateurs historiques sur le prix des forfaits de portable ?

Et le terme « racket » n’est pas une exagération. Hier, 10 janvier 2012, Xavier Niel a mis fin à un système d’entente du triumvirat Orange – Bouygues Télécom – SFR qui n’avait baissé les prix qu’à la marge. Condamné lourdement par l’union européenne, environ un demi-milliards d’euro en 2005.

J’ai contracté ce matin un forfait auprès de Free Mobile, et je pense que d’ici la fin du mois, mon téléphone dévérouillé – inutile d’acheter un téléphone pour aller chez Free Mobile ou un autre opérateur, l’opération de dévérouillage (ou désimlockage) est gratuite après 3 mois de possession – utilisera une carte SIM Free Mobile.

Pour moi, le gain sera assez conséquent. Entre mon forfait actuel (25,99 €) et le forfait Free, 10 € de gain, mais aussi, je passerais de 30 à un nombre illimité de SMS, de 90 minutes de voix à 43200 minutes par mois de 30 jours, de 5 Mo de données à 3 Go…

Autant dire que je ne craindrais plus la douloureuse chaque mois et que mon compte en banque va m’en remercier. Le hors forfait ? Un vieux souvenir.

Mais surtout, le plus important, c’est de voir que les opérateurs historiques sortent une artillerie lourde digne de la guerre de 14-18. Sortir les canons de 75 contre des personnes utilisant des bombes nucléaires, bof, quoi…

SoSH, le forfait « low cost » d’Orange attaque :

  • 9,90 € : 2 heures + SMS et MMS illimités. Il est vrai que 2 heures avec le forfait « 2 € » de Free Mobile reviennent à 5 €. Et pour arriver à 4,90 € de plus, il faut faire 490 SMS !
  • 14,90 € : cf ci dessus + 1 Go de données. Pas de quoi fouetter un téléphone portable.
  • 24,90 € : appel voix illimité + 1 Go rechargeable… Autant dire 4,9 € plus cher que Free, avec 3 fois moins de données…

Je cite l’article de Numérama :

La première offre d’Orange est pratiquement deux fois moins chère que celle de Free Mobile, mais n’intègre pas d’accès à Internet. De son côté, le deuxième forfait voit son prix baisser de 8 euros, tandis que le troisième forfait recule de 15 euros.

Mais Virgin Mobile frappe aussi

  • Moins de 6 € : Cf l’offre d’Orange, MMS décompté sur le temps voix.
  • Moins de 10 € : 4 € + 3Go de données sur internet, MMS décompté sur le temps voix.
  • Moins de 20 € : enfin la voici illimité pour la voix, identique à l’offre à 10 €.

Pour les prix de Virgin Mobile, je ne serais dire quelle est la baisse.

Mais voire l’opérateur historique faire diminuer son forfait de 15 €, soit une baisse de 38%… Cela veut dire que le triumvirat a du se faire durant des années des couilles en or 24 carats.

Et un point qui gène de plus en plus : l’engagement. Un couple que je connais a tiqué – pour ne pas dire qu’il a commencé à sentir des troubles au niveau intestinal – quand il a été dans une boutique d’opérateur qui lui disait que le forfait qui l’intéressait était lié à un engagement de 2 ans…

Je vous conseille l’excellent article de Cyrille sur l’arrivée de Free Mobile. Que j’aurais bien voulu écrire soit dit en passant 😉

C’est le début de la fin, comme jadis Free avait dynamité l’accès ADSL à l’internet, au tour de la téléphonie mobile.

Pour mémoire, quand Stéphane Treppoz, feu-AOL, apprenait la mort de son réseau en direct devant une caméra.

Et pour se la jouer culturel, « The Beginning Of The End », de l’album « Year Zero » d’un groupe peu connu, Nine Inch Nails.

Mes prévisions pour 2012…

Puisque les plus grands experts font en fin d’année pour l’année suivante des prévisions – avec un niveau d’échec parfois impressionnant, spécialement en cas d’année électorale (souvenez-vous d’un certain mois d’avril il y a 10 ans environ) – j’ai envie de me lancer à cet exercice qui est toujours marrant.

Sur le plan des distributions Linux : c’est l’année de tous les dangers pour la distribution reine. Coiffée en fin d’année par une de ses dérivées célèbres, Ubuntu et donc sa maison mère Canonical vont devoir convaincre les personnes rebutées par Unity du bien fondé de cet environnement graphique par rapport à ce qui a été l’interface depuis… 2002 🙂

Je pense que le mois d’avril prochain sera un bouleversement. Non seulement car la prochaine version d’ubuntu sera supporté au minimum 5 ans, soit jusqu’en avril 2017, car c’est un LTS, comme jadis le furent les 10.04, 8.04 et 6.06.

C’est un peu le quite ou double. Car les utilisateurs restés sur la version 10.04 se verront proposer la migration. Et ces derniers seront-ils la copie conforme des personnes qui ont accueillis de manières variées l’interface nouvelle generation fabriquée par Canonical ?

Sans trop m’avancer, je pense que Linux Mint et son projet Cinnamon vont connaître un regain de popularité. Et avant qu’on me traite d’anti-ubuntu primaire, voici la photo de ma collection de CDs officiels d’Ubuntu. Le premier exemplaire ? Une version 5.04…

Collection de CDs d'installation d'ubuntu de la 5.04 à la 10.10 avec quelques trous ;)

Linux Mint : ce sera son année. Car le projet Cinnamon qui a fait couler pas mal d’encre numérique sera surement un appeau à utilisateurs conchiant la nouvelle génération d’interface.

Du duo fraticide Mageïa contre Mandriva, j’ai du mal à savoir laquelle des deux passera le cap de la fin d’année 2012.

Coté distributions, la tendance des distributions en .deb de passer d’ubuntu vers debian va continuer. Elle avait commencé jadis avec le passage de Crunchbang vers une base debian, d’autres distributions suivent ce chemin. La dernière en date : La Bodhi Linux, au moins pour sa version pour processeur ARM. Le reste des architectures va suivre ou pas ?

Je pressens aussi que ce sera une année assez faste pour… la Pomme. Suivant la tradition qui veut que depuis l’époque reculée de Windows 3.1 (20 ans déjà), une version sur deux du Windows grand public est pas franchement réussie.

Donc, les réussites ont été : Windows 3.1, 98 (alias 4.1), XP (alias NT 5.1) et 7 (alias NT 6.1). Les échecs : Windows 95 (je l’ai connu…), Windows Millenium (alias 4.90), et bien entendu Windows Vista (alias NT 6.0).

Comme jadis avec le fiasco Vista, la tendance sera en premier lieu à la rétrogradation de version, au passage vers le Mac (pour les plus aisés) ou vers Linux (pour le restant). Le problème ? C’est de vouloir imposer son interface à la Windows Phone 7 sur des écrans non tactiles. J’avais exprimé mon point de vue sur ce problème dans un billet du mois de septembre dernier.

Côté navigateurs, 5% à 10% de plus de parts de marché pour Chrome, grignotés à Internet Explorer et Mozilla Firefox. Cela compensera l’échec qui s’annonce pour ChromeOS et les Chromebook, car un OS castré comme l’est ChromeOS, c’est pas la joie à utiliser, surtout que sans réseau à proximité, il est inutile.

Je sens aussi que ce sera une année douloureuse pour les tablettes à plusieurs centaines d’euros. Quand HP avait liquidé ses stocks à 99 €, il avait montré le vrai prix des tablettes. Car quand on voit les tablettes à la Pomme n’ayant que 16 Go de stockage à près de 500 €, cela fait mal quelque part…

Dernière prévision ? La fin de la belle histoire de Facebook. Car avoir 800 millions voire 1 milliard de membres s’est bien. Mais avoir des membres assidus, c’est mieux non ? Et je suis près à parier que petit à petit Google Plus – que j’ai connu à l’époque de la béta fermée – grapillera des utilisateurs à Facebook. A force de croire que les arbres montent au ciel…

Bilan dans un an, ou d’ici trois mois pour un premier bilan intermédiaire, d’accord ? 😉