Ah le dématérialisé vidéo-ludique, une opération bénéficiaire uniquement pour les actionnaires ?

Il y a 14 ans de cela, je critiquais la dématérialisation de la musique. À l’époque, j’avais environ 400 galettes plastifiées contre un peu plus de 700 actuellement.

Je disais entre autres :

Point faible de la dématérialisation : si le serveur est hors ligne, la musique stockée en ligne dans le…l’amour propre… La dématérialisation que l’on nous vend, c’est bien beau, mais il y a un grand danger : la perte complète du contrôle sur sa musique. Cela me rappelle des sites de location de musique qui fermèrent courant 2008…

C’est bien beau les promesses du stockage en ligne, mais avec des précédents comme MegaUpload fermé du jour au lendemain, qui dit qu’un service comme Dropbox ne sera pas fermé ou racheter par un acteur qui lui coupera les vivres ?

Oui, c’est vieux, mais c’est toujours d’actualité. Surtout dans un autre domaine, le vidéo-ludique. Il fallait vraiment vivre dans une grotte au fin fond de la Sibérie pour ne pas avoir entendu parler de la déclaration de Sony affirmant que la production de jeux physiques pour sa marque de console s’arrêtera à compter du 1er janvier 2028. Ici, je ne peux qu’approuver et reprendre le long et argumenté coup de gueule du youtubeur Conkerax qui m’a fait découvrir le rétroludique dans le monde des consoles de jeux. Le coup de gueule dure près de 40 minutes, mais les arguments sont détaillés et font mal.

Continuer la lecture de « Ah le dématérialisé vidéo-ludique, une opération bénéficiaire uniquement pour les actionnaires ? »

Dématérialisation, piège à… ?

En mars 2010, j’annonçais que je revenais aux supports physiques pour la musique. Deux ans sont passés, et ce que je disais au milieu de l’article est encore plus vrai de nos jours :

Même si j’ai moi même voué aux gémonies à une certaine époque ce bon vieux CD, j’avoue que j’y reviens, car c’est malgré tout un format ouvert.

Quand j’achète un CD qui correspond aux normes définies par le Red Book et non les pseudo CD dits « Copy Controlled » – je peux l’encoder dans le format que je veux : flac (non destructif), mp3, wav, ogg, ou au pire en wma.

Evidemment, cela demande de la place, car il faut stocker les galettes.

J’ai maintenant près de 400 disques soit 380 albums et des bananes (en comptant les albums double ou triple). Ca prend de la place. Ca pollue, c’est encombrant. Soit, mais au moins, je peux les écouter quand je veux, sans avoir besoin d’allumer mon ordinateur avec une connexion à l’internet. Un simple lecteur de CD suffit. 🙂

Continuer la lecture de « Dématérialisation, piège à… ? »

Kodak, industries de l’inculture, même causes, mêmes effets ?

On a appris cette semaine que Kodak, pionnier dans l’histoire de la photographie se mettait sous la protection de l’article 11, en clair, se mettait en faillite pour ne pas être ennuyé par ses créanciers, le temps de rebondir.

Kodak, c’est quand même un grand nom. Qui n’a jamais vu un appareil photo argentique kodak dans sa vie. Pour les djeunes, l’argentique, ce sont des photos prises sur un film, appellé pellicule. D’ailleurs, c’est George Eastman, fondateur de Kodak, qui mit au point l’une des premieres pellicules souple.

Et c’est ici que se trouve le noeud du problème. En 1975, les laboratoires de recherches de Kodak mette au point le prototype d’un appareil photo révolutionnaire, car numérique.

Evidemment, nous sommes en 1975, Apple n’est pas encore né (ce sera le cas l’année suivante), et le prototype est monstrueux :

Il était composé d’une optique de caméra Super8, un enregistreur de cassette, 16 batteries, un nouveau capteur CCD et divers composants électroniques pour relier tout ça.

L’appareil capturait une image avec une résolution de 100 lignes grâce à son capteur et envoyait les informations sur une cassette en 23 secondes.

Mais comme tout prototype en avance sur son temps, celui-ci accueillit avec un grand scepticisme. Comme le fut l’interface graphique, bien que rudimentaire pour ordinateur mise au point au centre de recherches de Xerox.

Continuer la lecture de « Kodak, industries de l’inculture, même causes, mêmes effets ? »