Plasma 5.0 : un aperçu de la génération de KDE 5.x.

Plasma 5.0 a été officialisé le 15 juillet 2014. C’est la nouvelle génération de l’interface graphique du projet KDE.

Comme pour KDE 4.0 qui n’a pas été très apprécié des utilisateurs, cette première version permet de montrer le travail effectué par les développeurs de KDE pour proposer une interface plus modulaire, basée sur QT5 et les Frameworks 5. Même si l’interface générale est la même, la vitesse d’exécution n’a plus rien à voir… Au bénéfice de la nouvelle génération d’interface.

L’installation sur une Archlinux est relativement simple. Il faut installer KDE SC avec sa traduction. Ensuite, il faut installer les groupes kf5 et kf5-aids. Cependant, tant que le dépot kde-unstable ne sera pas rempli, il faut faire compiler le paquet AUR plasma-desktop, qui a une sacrée liste de dépendances… Et il faut compter deux bonnes heures pour les compiler… Merci le C++ 🙂

Plasma package list

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En vrac’ rapide et plus ou moins libre.

Un petit en vrac’ de milieu de semaine.

Bonne journée !

HandyLinux 1.6 : où en est cette Debian GNU/Linux pensée pour les grands débutants ?

En avril 2014, je parlais de la version 1.4.2 de la Handy Linux. Cette distribution basée sur la Debian GNU/Linux Wheezy était pour moi une possibilité de recycler des vieilles machines sous MS-Windows XP pas suffisamment puissantes pour migrer vers Windows 7. Je concluais l’article ainsi :

Pour conclure, cette distribution est une vraie réussite, et elle est surement une des solutions possibles pour les personnes n’ayant pas envie d’investir 300 à 400 € dans une nouvelle machine.

Et surtout, comme sa consoeur Emmabuntüs, elle apporte vraiment quelque chose, et ça, ça fait plaisir !

En ce 225ième anniversaire de la prise de la Bastille, l’équipe de la Handy Linux nous propose la version 1.6 de sa distributionEnfin, presque. La distribution a été annoncée hier. Mea culpa 🙂

Parmi les nouveautés : une ISO bilingue dès le départ, ajout de la nouvelle génération du HandyMenu, le greffon Pepper Flash pour Chromium (pour les personnes ayant du mal à se passer de cette technologie), ajout du support MTP, support de l’impression améliorée. Bref, que du bon.

J’ai récupéré la version i686-pae pour ordinateur de 2005 ou plus récent, dixit la page de téléchargement. Cependant, vu la taille de l’image (1,3 Go), il faut espérer avoir sous la main une machine qui démarre sur une clé USB ou qu’elle ait un lecteur DVD.

J’ai donc créé une machine virtuelle Qemu classique pour y lancer cette version de la HandyLinux.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting ‘disk.img’, fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom handylinux-1.6-686.iso -boot order=cd &

Pour mémoire, kvm64 est un alias pour : qemu-system-x86_64 -k fr -m 2048 -sdl -soundhw hda,ac97 -no-frame -vga std --enable-kvm

J’ai demandé l’installation directe, pour avoir de la souplesse à l’utilisation.

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Vieux Geek, épisode 22 : Mediabarre et Oreka, où quand le miroir aux alouettes publicitaires jouait à plein. Ah, la grande époque du surf rémunéré :)

Dans un article récent, je parlais de la bande passante consommée pour charger le contenu non-informatif de certains sites, qui est parfois énorme. Mais à une époque pas si reculée que cela sur le plan humain, il y a une quinzaine d’années, donc entre 1999-2001, la publicité était utilisée tel un miroir aux alouettes pour séduire les internautes.

Pour mémoire, un miroir aux alouettes est définit comme étant un : « Piège, leurre, dispositif trompeur. »

Il faut se souvenir que l’ADSL n’a commencé à se démocratiser que vers 2001-2002 en France, pour ne prendre son élan que vers 2003-2004. Donc jusqu’en 2004, les connexions à très bas débit, celle qui nécessitait d’accrocher la porteuse était la norme.

Les abonnements pour 10, 20 voire 50 heures mensuelles coutaient assez cher. D’ailleurs, le troublion de l’internet français fera très mal à la concurrence en annonçant son accès ADSL à 30€ par mois, alors que les autres FAI faisait payer 45 voire 60 € par mois.

Je ne me lasse pas de voir Stéphane Treppoz, PDG d’AOL à l’époque apprendre la mise à mort de son abonnement à 45€.

Mais revenons donc à notre miroir aux alouettes. Donc, pour aider les internautes à faire baisser les coûts de leur accès à Internet, deux idées sont proposées.

La première, un abonnement gratuit de 18 heures mensuelles mais à une seule condition : avoir une barre publicitaire qu’il faut cliquer régulièrement, activité se surveillant par le mouvement de la souris. C’est le modèle proposé par Oreka.

Des personnes finirent par développer un outil qui cliquait automatiquement sur les bannières publicitaires, ce qui mettait à mal le modèle économique. L’offre fut rapidement abandonnée, et Oreka décèdera en 2005. Je vous renvoie à ce vieil article de mai 2005 de NextInpact (qui s’appelait PCInpact à l’époque).

Mais il y avait un autre outil, la barre publicitaire classique. Ce fut le modèle de la plus célèbre d’entre elles, Mediabarre.

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Le coût de la gratuité des sites grâce au financement publicitaire, c’est 10% à 15% de votre bande passante ?

Après avoir lu un article sur le coût économique et écologique de la publicité papier en boite aux lettres sur le site de l’UFC Que Choisir qui coûte 231 millions d’euros par an aux contribuables au niveau du recyclage, j’ai voulu savoir, par curiosité, quelle était la proportion de la bande passante consommée par la publicité sur les sites internet.

Ouvrons une parenthèse.

On justifie la gratuité des sites internet par l’utilisation de la publicité, comme pour l’existence de chaînes de télévision ou de radio. Mais il y a une différence. La radio et la télévision sont des médias passifs, dans le sens où les interactions sur les contenus sont proche de zéro, en dehors des votes plus ou moins faisandés à base de SMS payants que l’on trouve (trouvait ?) à l’époque des Loft Story et autres télé-crochets.

Sur Internet que l’on réduit souvent au web, l’utilisateur peut décider s’il veut ou pas afficher tel ou tel contenu. Ce qui est une différence de taille. En clair, l’utilisateur ne peut pas être considéré comme une oie qu’on gave sans qu’elle puisse rien y faire.

Fermons cette parenthèse.

Pour faire une expérience rapide, j’ai pris mon navigateur internet. J’ai rajouté un profil nu, sans le moindre bloqueur de pub, ni de flingueur de cookies. Et mon profil qui utilise adblock edge et Ghostery.

Ensuite, j’ai décidé d’enregistrer des versions filtrées et non filtrées des sites listés ci-dessous. Il m’a suffit par la suite de calculer la différence de taille entre les deux versions.

  1. ZdNet.fr
  2. Clubic.com
  3. Korben.info
  4. Cdiscount.com
  5. 01net.com
  6. Youtube.com
  7. Dailymotion.com
  8. amazon.fr
  9. Fnac.com
  10. PriceMinister.com

Je ne peux pas tester tous les sites, mais j’ai essayé de faire un panel aussi large et varié que possible.

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