Entre Giga et gibi-octet : pour les disques durs rétrecissent au formatage ?

C’est en farfouillant sur les forums d’ubuntu-fr.org, que je suis tombé sur les questions d’un utilisateur qui se plaignait d’avoir perdu 10 Go sur un disque dur. (http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=63880)

C’est en lui répondant que j’ai été une nouvelle fois confronté à un problème assez courant : la différence de taille en un disque dur acheté et sa capacité réellement exploitable.

Si dans la vie courante, on considère avec raison que :

  • kilo = préfixe pour désigner un millier de quelque chose
  • méga = préfixe pour désigner un million de quelque chose
  • giga = préfixe pour désigner un milliard de quelque chose

C’est complètement faux en informatique. Et pour une simple raison.

Si l’homme compte en base 10 (en utilisant les chiffres de 0 à 9), l’informatique et l’ordinateur depuis sa conception ne connait que 2 valeurs : 0 et 1. En clair, soit le courant passe, soit il ne passe pas !

Donc, le kilo-octet, soit 2^10 octets ne vaut pas 1000, mais 1024 octets, soit 2,4% de plus.

De même, le méga-octet, soit 2^10 kilo-octets ne vaut pas 1 000 000 d’octets, mais 1 048 576, soit 4,8% de plus.

Enfin, pour le giga-octet, soit 2^10 méga-octets ne vaut pas 1 000 000 000 d’octets, mais 1 073 741 824, soit 7,3% de plus !

Continuer la lecture de « Entre Giga et gibi-octet : pour les disques durs rétrecissent au formatage ? »

Ubuntu Linux mettrait le feu aux portables ?

Fouinant sur OSNews, je suis tombé sur une histoire de portable qui aurait surchauffé (pour ne pas dire prendre feu ?) en utilisant Ubuntu Linux. Cela serait le cas avec certains portables utilisant des processeurs dual-core. Du moins, selon cette brève d’OSDir.

L’article en question pointe vers un article posté sur le forum des utilisateurs anglophones d’Ubuntu Linux.

I’ve been using Ubuntu for over a year now and everything has been great. I just received a new laptop:

Dell Inspiron 9400\E1705,
Intel Core Duo
17″ UWXGA screen,
NVIDIA 7800GS.

Or, en voyant « Dell », cela m’a fait souvenir d’une brève parue sur Clubic, il y a environ une semaine.

Dell a annoncé sa décision aujourd’hui de rappeler pas moins de 4,1 millions de batteries destinées à ses ordinateurs PC portables. Jugées défectueuses, ces batteries pourraient être victimes de surchauffes et provoquer d’éventuels incendies. La décision de Dell signe la mise en place du programme de rappel de batteries le plus important de l’histoire de l’informatique grand public.

Fouillant sur la toile, je suis alors tombé sur le site de Dell concernant ce rappel massif de batteries pour portables :

http://www.dellbatteryprogram.com/Default.aspx?LN=fr-FR

Et si on regarde la liste, que voit-on ?

Inspiron : 500M, 510M, 600M, 700M, 710M, 6000, 6400, 8500, 8600, 9100, 9200, 9300, 9400, E1505, E1705

Et oui, le modèle 9400 de la personne victime de l’accident de surchauffe. Il y a quand même pas mal de « chance » que la personne fut victime d’un mauvais exemplaire de cette série de portable.

Il y a déjà eu des cas de combustions spontanés de portables, mais cela a aussi touché des MacBook Pro, donc, pas forcément sous Ubuntu Linux…

Déjà que l’utilisation du portable est dangereux vu la chaleur qu’il dégage quand on l’utilise sur les genoux (avec des problèmes potentiels de stérilité passagère pour la gente masculine – et oui, les testicules cessent de fonctionner au dela de 35°C !), s’ils prennent feu tout seul à cause de batteries mal conçues… Autant laisser tomber l’informatique nomade ! 🙂

Juste pour le plaisir ?

Parfois, naviguer sur la toile peut donner des surprises intéressantes. De mauvaises comme des sites pornos qui utilisent des mots clés dédiés à la petite enfance. Mais parfois, au fil des liens, on finit par tomber sur des choses plus intéressantes.

Ce fut mon cas il y a une semaine environ. Je ne sais plus comment, j’ai entendu parler d’un bouquin « Just for fun. The story of an accidental revolutionnary« , sorti en France (et dont le tirage est malheureusement épuisé ?) sous le titre « Il était une fois linux« .

Continuer la lecture de « Juste pour le plaisir ? »

Disponibilité du premier « maintenance pack » pour (K/X/Ed)Ubuntu 6.06 LTS.

A l’image des services packs pour les logiciels microsoft, c’est le principe de cette version d’Ubuntu 6.06. Quoi de neuf dans les réjouissances ?

  • Gnome 2.14.3 (qui pèsent dans les 150 Mo à rapatrier !)
  • Pas mal de bugs dans l’installateur graphique (surtout au niveau du partionnement de disques)
  • Des traductions plus à jour
  • Un nouveau noyau, plus sûr
  • Firefox 1.5.0.5 bis (le 1.5.0.6 officiel) au lieu de Firefox 1.5.0.3
  • Le canal « Dapper-Commercial » ajouté sans manipulation complémentaire
  • Une nouvelle version de Cupsys, logiciel qui gère l’impression
  • Et encore plein d’autre chose.

Si vous avez installé une Ubuntu 6.06 LTS et que celle-ci est maintenue à jour (via l’outil de mis à jour où le duo apt-get update / apt-get dist-upgrade), alors, vous avez déjà la version 6.06.1 LTS. Sinon, vous pouvez télécharger des images ISO par exemple sur ce site miroir : http://fr.releases.ubuntu.com/6.06.1/.

Le but avoué de cette version ? Proposer une version qui demande moins de téléchargement après l’installation, et simplifier la vie de l’utilisateur en cas de réinstallation. D’ailleurs, le service d’envoi gratuit « Ship-it » enverra dès maintenant des CD pressés de la version 6.06.1 LTS.

Note du 11 août 2006 à 10h07 : j’ai modifié le titre suite au premier commentaire.

Faudrait pas fouiller dans les vieux bouquins ;)

Le mois d’août est une période où je bouquine énormément, histoire de rattraper mon retard sur le reste de l’année. Fouillant pour trouver de quoi lire, je suis tombé sur une antiquité : « Le Système Linux – 2ième édition » (1997), alors que la 5ième édition est sorti il y a 2 mois 🙂

C’est avec nostalgie que, hier soir, je me suis replongé 9 ans en arrière. Et j’ai déniché quelques petites perles de l’époque, qui montre la gourmandise exponentielle des logiciels :

page 31 :

Linux nécessite très peu de mémoire vive en comparaison d’autres systèmes d’exploitation moderne. Cela dit, si 4 Mo de RAM suffisent en principe, il est fortement recommandé d’ne posséder au moins 8.

page 32-33 :

La quantité d’espace disque requise dépend dans une large mesure de vos besoins et des programmes que vous comptez installer. Linux est assez peu encombrant ; il est en théorie possible de l’installer sur 20 Mo d’espace disque. Mais pour travailler confortablement et prévoir l’avenir (emploi d’applications évoluées comme X Window…), il vous faudra davantage de place (80 à 100 Mo) sur le disque. »

page 51

Une zone de swap – fichier (voir p. 64) ou partition (voir p. 199) – peut occuper jusqu’à 256 Mo. Si vous avez besoin de plus de 256 Mo de swap (une folie !) vous pouvez créer jusqu’à 8 zones de swap différentes

Et dire que cela remonte à 9 ans. A l’époque, installer un Linux n’est pas aussi « pousse bouton » qu’aujourd’hui. Avoir des environnements de bureau comme Gnome ou KDE ? Un doux rêve, KDE était encore dans ses couches culottes, et Gnome par encore lancé 🙂

Cependant, une chose est restée vraie : avec deux Go (taille de base d’un Windows XP), avec une Ubuntu Linux, il y a aussi la suite bureautique, le lecteur audio et le lecteur vidéo, l’outil de retouche photo, bref, ce qui demanderait 1 bon Go supplémentaire sous Windows XP 😉