EndeavourOS n’a pas à être le seul refuge des déçus de Manjaro !

Manjaro Linux est une excellente distribution, idéale pour certains débutants qui ont des connexions stables et de qualité. En clair, si vous avez une connexion en 4G, ce n’est pas pour vous.

Elle a ses défauts, comme des mises à jour parfois un peu grosse, mais elle casse très rarement. Sauf si vous jouez au con, comme toute distribution, par ailleurs.

Cependant, certains choix techniques lui ont fait s’aliéner des utilisateurs fidèles : le premier exemple qui me vient à l’esprit, c’est le support de ces cochoncetés inutiles sur une rolling release que sont les paquets universels.

Mes souvenirs sont vagues, mais déjà avec l’arrivée controversée de FreeOffice, en 2019 (?), certaines personnes du forum de Manjaro disaient : « y en a marre, on va se barrer sur EndeavourOS ».

Mais c’est l’annonce du départ en fanfare de Jonathan, un membre de longue date de l’équipe de Manjaro que l’afflux d’utilisateurs sur le forum d’EndeavourOS a été énorme.

Bryan Poerwoatmodjo, un des fondateurs du projet EndeavourOS s’est fendu d’un billet que j’ai traduit à l’aide de Deepl.com.

Je suis d’accord avec lui sur le fait que ce qui se passe chez Manjaro doit rester chez Manjaro. Que des personnes viennent, très bien. Mais il ne faut pas qu’elles se considèrent en terrain conquis juste parce qu’elles migrent – plus ou moins proprement – de Manjaro vers EndeavourOS.

C’est une migration comparable à celle d’une Ubuntu vers une Debian. Autant dire que le niveau d’outils facilitant l’administration au quotidien est plus faible. Sans vouloir jouer les cassandres, je pense qu’un quart des arrivants retournera sur Manjaro.

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Ah, le youtube Linuxien francophone fin juin 2020…

Il faut dire les choses comme elles sont, les chaînes actives et un tant soit peu suivie dans le monde linuxien francophone (en gros un minimum de 1000 abonnés) se comptent sur les doigts de la main. Les voici :

  • Blabla Linux (chaine généraliste) : 3 200 abonnés.
  • Xavki (chaine technique orienté administration système) : 11 300 abonnés.
  • Actualia (chaine généraliste) : 16 700 abonnés.
  • Adrien Linuxtricks (chaine généraliste plus orientée technique): 18 700 abonnés.

Et c’est tout. J’espère n’avoir oublié personne. Il y a bien quelques autres chaines, mais elles sont loin d’avoir atteint les symboliques 1 000 abonnés, donc elle ne compte pour presque rien au final, par rapport aux chaines poids lourd comme celle de Xavki, d’Actualia et d’Adrien.

Je dois dire que depuis mon départ vers Peertube.fr et Tux’n’Tube, j’ai gagné en terme de tension artérielle. C’est vrai qu’il y a moins de peuple sur ce service de publication de vidéo. Au moins, je suis certain de ne pas subir les emmerdements de la part d’ayants-tous-les-droits pour un extrait sonore de 5 secondes dans une vidéo qui fait 25 minutes 🙂

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Ah, le fantasme de la récupération des macistes déçus par le monde Linux…

Un rapide jus de cerveau suite à l’officialisation du passage des machines fruitées vers une architecture ARM. NextInpact a fait un excellent résumé auquel je vous renvoie.

J’avais exprimé mes doutes sur une telle migration dans un article écrit le 21 juin 2020 dans l’après-midi. J’exprime donc ici un mea-culpa. Surtout par rapport à ce paragraphe :

Vous imaginez que des grosses boites comme Adobe vont s’amuser à porter leurs logiciels phares qui sont des gouffres à calculs sur des puces ARM ? Je n’y crois pas trop.

Apparemment, Adobe est déjà en train de migrer le code… Je n’ose pas imaginer la complexité, surtout avec des puces plus connues pour leur sobriété énergétique. Apparemment, un kit de développement est disponible avec la puce ARM maison, ce qui veut dire qu’Apple ne veut plus dépendre à terme des caprices d’Intel. Une migration qui commencerait en 2021 après le lancement de MacOS 11.0 alias Big Sur.

Mais ce ne sera pas pour autant une aubaine pour le monde linuxien. Je pense que l’on aura encore une fois le schéma du 90-9-1 qui s’était appliqué lors de la mise à mort de MS-Windows XP, puis de MS-Windows 7.

En gros, il y a 90% des macistes historiques qui feront la grimace et iront tant bien que mal vers la nouvelle architecture, en espérant que les gains annoncés soit bien au rendez-vous. 9% se diront : bon, ça me fait mal au fondement, mais je pourrais toujours utiliser mon vieux mac intel pour y mettre un MS-Windows via Bootcamp et faire tourner mes logiciels professionnels qui y existent. Le dernier pourcent ira voir dans le monde linuxien si l’herbe y est plus verte.

Surtout que d’un côté on a un pré carré où tout est taillé à la serpe pour que rien ne dépasse (Apple) et de l’autre, le bordel monstre avec 250 distributions bureautiques, une dizaine d’environnements de bureau, etc… (Linux).

Si vous entendez des personnes vous dirent que c’est une aubaine pour le monde linuxien, ignorez-les. Et en 2023, fin de la période de migration des processeurs Intel vers ARM chez Apple, on verra bien si la part de marché de Linux a explosé… Ou pas !

Bienveillance, que de crimes l’on commet en ton nom !

Cela fait longtemps que j’ai envie de pousser ce coup de gueule. Je dois dire que j’ai pris du temps à le mûrir pour l’argumenter au maximum. Je sais très bien que certaines personnes vont me vouer aux gémonies en restant gentil.

Je vais commencer ce billet en rappelant une idée simple : quelle que soit votre apparence physique, votre milieu social, votre personnalité (au sens mental et psychologique du terme), votre spiritualité, il y aura toujours des personnes qui utiliseront une des composantes en question pour vous discriminer. Car il existe une vérité intangible : on sera toujours le con ou la conne d’une autre personne.

Cette vérité intangible étant désormais énoncée, attaquons-nous au coeur du sujet. J’en ai ma claque du « il faut être bienveillant les uns envers les autres ». Si dans le principe je suis entièrement d’accord, il ne faut pas tomber dans une forme de dictature de la bienveillance qui finit par aseptiser le langage.

Que ce soit dans le domaine informatique, où l’on voit fleurir des propositions pour remplacer des termes techniques comme le duo maître/esclave (les personnes qui ont connus les périphériques en IDE savent de quoi je parle), le duo liste blanche/liste noire, voire le duo carte mère et cartes filles (comme une carte son, une carte réseau, une carte graphique), j’ai envie de dire que l’on va trop loin dans le « polissage du langage ».

Je suppose qu’il doit y avoir dans tous les domaines techniques des expressions qui vont horripiler les spécialistes du « bien parler ». Spécialistes qui sont souvent encore dans le milieu estudiantin et qui veulent réinventer le monde, voire complexifier la langue française qui est déjà assez complexe. Si vous n’en êtes pas convaincu, je vous conseille de tester votre niveau sur le site du Certificat Voltaire.

Le français a un grand manque : il n’y a pas de forme neutre, comme le « it » anglais ou le « das » allemand. Déjà que les accords du participe passé sont assez complexes sans rajouter des formes complémentaires et difficile à lire… Mais revenons-en au sujet de l’article.

Vouloir lutter contre les discriminations, c’est normal. Mais en arriver à des extrémités comme censurer des pièces de théatre, comme cela fut le cas à la Sorbonne en mars 2019, il y a des limites à ne pas franchir.

Quand la lutte contre le racisme – du moins certaines de ces composantes – arrivent à faire interdire une pièce de théâtre écrite durant l’antiquité grecque, ça fait peur.

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Allez, au revoir, diaspora* et merci pour tout.

C’est la deuxième (??) fois que je quitte l’alternative la plus célèbre au fesseur de caprins. La première fois, c’était en 2012. Puis, j’avais attendu que Framasoft ouvre son pod pour retenter ma chance.

J’y suis retourné en octobre 2014, espérant que l’expérience serait meilleure. La mise à mort de Google Plus en avril 2019 avait amené un peu d’air frais, mais c’était retombé comme un soufflé trop cuit.

Je dois dire que je n’allais plus vraiment sur le pod framasphere* qu’une fois de temps à autre, pour y poster un lien, mais cela faisait des mois que je n’avais plus eu la moindre information un tant soi peu intéressante à mettre sous la souris.

Comme je l’avais écrit en 2014 :

J’ignore combien de temps j’aurais ce compte sur le pod de framasoft. Peut-être que l’aventure s’arrêtera dans une semaine ou dans trois ans. Pour tout dire, je m’en contrefous complètement.

J’ai donc franchi le pas cet après-midi. Il faut dire que l’article d’Arpinux m’a aidé à prendre conscience ce que je refusais d’admettre : on s’emmerde ferme sur diaspora*.

Bien pensé, le coup du chaton, mais mon compte est désormais fermé. Ce n’est pas pour autant que le fesseur de caprin me reverra en fanfare.

Si je dois y retourner, ce sera pour me tenir informé de ce qui n’est pas visible ailleurs. Dommage que le monde du libre qui aurait pu se démarquer sur les services – en dehors de l’excellent peertube – tombe dans les mêmes travers que les services classiques, en rajoutant une dose de « bienveillance » qui est une manière déguisée d’aseptiser les propos au final.