Fin d’expérience avec la NixOS. Quel bilan ?

Voila, un mois est passé – à quelques heures près ! – depuis le billet où j’annonçais le début de l’expérience. Je m’attendais à une expérience un peu « pépère » et je n’ai pas été déçu.

L’ensemble a été assez conservateur, et mis à part les changements de noyaux ou de Mozilla Firefox, je n’ai pas constaté énormément de différences. Je pensais avoir droit à une migration de LibreOffice 25.2.x vers la 25.8.x. Mais non, cela sera sûrement réservé à la NixOS 25.11, nom de code « Xanthusia ». Dommage. Les vagues de mises à jour arrivent en moyenne toutes les 36 à 48 heures.

Outre le défaut de la place prise qui devient rapidement problématique, comme je l’ai précisé dans mon billet de mi-chemin, j’ai utilisé au moins deux fois par semaine le duo sudo nix-collect-garbage -d && sudo nixos-rebuild switch pour récupérer de la place. Qui se comptait parfois en centaines de Mo… Et j’ai joué le fou furieux : je ne gardais au maximum que 2 générations, celle utilisée par défaut et la génération pile avant.

Autre point que j’ai trouvé laxatif, c’est la difficulté à avoir un changelog apporté par chaque mise à jour du système. Il faut employer une ligne de commande avec une option expérimentale pour avoir les changements entre les diverses générations présentes sur l’installation. C’est nix profile diff-closures --profile /nix/var/nix/profiles/system --extra-experimental-features nix-command. C’est quand même étrange que lister les changements d’une génération à une autre soit considéré comme expérimental ! Bizarre !

Comment conclure ? La distribution a tenu le choc, elle est suffisamment solide. Il est dommage de devoir perdre du temps pour se faire son fichier /etc/nixos/configuration.nix selon ses propres goûts. C’est plutôt chronophage. Même si une fois que c’est fait, on n’a plus besoin d’y toucher – sauf modifications apportées par un montée en version – que très rarement.

NixOS ? Comme je l’ai dit – et ma courte expérience le confirme – c’est une distribution pensée par des geeks pour des geeks. Pas le genre de distributions que je mettrais dans les mains de n’importe qui.

Une fin d’expérience prématurée : j’arrête les frais avec la machine virtuelle Slackware Linux.

Fin août 2025, je me lançais dans une expérience avec la Slackware Linux en machine virtuelle, mais j’épiçais un peu l’affaire en allant jusqu’à mettre en place une Slackware Linux current, la version de développement de la distribution. Après 3 ans de développement, je voulais savoir où en était la future Slackware Linux 15.1 / 16.0.

Je m’attendais à avoir des bugs, mais ne pas les voir résolus en trois semaines, ça m’a vite gonflé. Entre l’impossibilité de faire démarrer lightdm avec une Slackware Linux current – un problème de lancements multiples et rapides en quelques secondes – la non détection du swap dans la machine virtuelle, les mises à jour parfois lourdes et le côté masochiste de l’utilisation qui font penser que mentalement la Slackware se croit encore dans les années 1990, cela a mis à mal ma patience.

Il reste cependant de très bons projets basés sur la Slackware Linux, comme la Slint de Didier Spaier qui reprend une Slackware Linux stable tout en la modernisant ne serait-ce qu’avec un noyau LTS récent si mes souvenirs de tests rapides sont bons. Mais même si je continue de garder Slackware Linux dans mon cœur, je ne la conseillerai pas au vue de certains points de sa conception qui la font passer pour un dinosaure.

Sans rancune, les slackwariens… Du moins, je l’espère 🙂

Fin de l’expérience Q4OS Andromeda… En beauté, et c’est tant mieux !

En ce 12 septembre 2025, Q4OS vient d’officialiser la sortie de la première version d’Andromeda, la version 6.1. J’avais lancé une expérience mensuelle qui a pris du galon. En effet, au lieu de m’arrêter au mois d’utilisation, j’avais voulu pousser cette installation de la Q4OS effectuée lors de la période alpha en juillet 2025 jusqu’à la sortie de la version stable.

Contrairement à ce que je pensais, ce n’est pas une version 6.0 qui débute la série, mais une version 6.1, pour se mettre en synchronisation avec la Debian GNU/Linux 13.1 sortie le 6 septembre 2025. Les notes de publication sont copieuses et annonce l’intention du projet de passer à 10 ans de support au lieu des 5 classiques d’une Debian donnée.

Je dois dire que la situation a été des plus calmes et l’environnement Trinity – que j’ai préféré à Plasma – fonctionne très bien. Je n’ai pas eu à me plaindre une seule fois de l’installation. Les mises à jour se sont toujours déroulées sans aucun accroc. Il est vrai que construire une version alpha d’un projet sur une Debian GNU/Linux testing dans le mois qui précède la sortie d’une nouvelle Debian GNU/Linux stable, c’est jouer la sécurité.

Mais autant faire une petite vidéo bilan pour conclure cet article en beauté.

Oui, effacer la Q4OS m’a fait un pincement au cœur, mais il faut bien aller de l’avant, non ?

Et une autre expérience : NixOS Gnome pendant un mois dans une machine virtuelle.

Apparemment en ce moment, NixOS a le vent dans les voiles, et de plus en plus de projets, plus ou moins ambitieux reprennent les bases de NixOS, que ce soit la distribution ou plus simplement le gestionnaire de paquets.

J’ai donc récupéré la dernière image ISO en date du projet, numérotée 25.05, et j’ai lancé l’installation dans une machine VirtualBox, équipée de 8 Go de mémoire vive et de 128 Go de disque. Et j’ai pris Gnome comme environnement de bureau. Et au premier écran, j’ai choisi le noyau Linux LTS au lieu du dernier noyau stable.

La partie la plus longue de l’installation – qui est automatisée avec Calamares – se déroule à 46%, quand les paquets sont récupérés les uns après les autres. Cela m’a pris une bonne quinzaine de minutes ! Faut pas être pressé pour installer une NixOS.

Une fois l’installation terminée et l’ensemble redémarré, j’ai ouvert un terminal et j’ai lancé la commande pour installer les mises à jour du système, le duo sudo nix-channel --update et sudo nixos-rebuild switch --upgrade.

Une fois cette étape terminée, j’ai installé Vice et Dosbox-X avec les commmandes nix-env -iA nixos.vice et nix-env -iA nixos.dosbox-x. C’était assez direct, ce que j’ai apprécié. Mais le mieux, c’est de vous montrer l’ensemble en action.

Je dois dire que la vélocité de nix-env pour installer des paquets est agréable. On peut facilement trouver son bonheur dans les paquets prêts à l’utilisation. Maintenant l’expérience va se prolonger jusqu’au 12 octobre 2025, avec des mises à jour toutes les 48 heures. Au moins, j’aurai un aperçu de l’ergonomie générale et de la manipulation des paquets sur une base NixOS.

Ajout à 17 h 25 : Comme me l’a fait remarqué Sébastien, que je tiens à remercier, je n’ai pas utilisé la méthode conseillée pour installer des paquets. J’ai donc viré les paquets avec un nixos --uninstall nom-du-paquet.

J’ai ensuite modifié le fichier /etc/nixos/configuration.nix en rajoutant les paquets qui vont bien dans la section « environment.systemPackages ». Cf la capture d’écran ci-dessous.

Le tout suivi d’un sudo nixos-rebuild switch. Et tout est installé selon les canons de NixOS 🙂

Nouvelle expérience : un mois avec une Slackware Linux current en machine virtuelle.

Alors que l’expérience avec Q4OS continue, j’ai eu envie de faire un peu mumuse avec ma première distribution, à savoir la Slackware Linux. Surtout en la passant en current, car il est vrai qu’au moment où je rédige et publie cet article, le 31 août 2025, aucune nouvelle d’une future Slackware 16.0… Sachant que la Slackware 15.0 est sortie en février 2022.

J’ai donc pris l’image ISO de la Slackware Linux en 64 bits, et j’ai suivi les étapes suivantes.

  1. Une installation allégée de la Slackware 15.0 sans KDE, WindowMaker et fvwm
  2. Au premier démarrage, modification de la locale en personnalisant le fichier /etc/profile.d/lang.sh
  3. Toujours au premier démarrage, installation de Grub en root avec le duo grub-install /dev/sda et grub-mkconfig -o /boot/grub/grub.cfg
  4. Création d’un compte utilisateur avec la commande useradd -m -g users -G wheel,audio,video,plugdev,netdev,power,input,lp,scanner -s /bin/bash fred suivi d’un passwd fred
  5. Passage en version current avec slackpkg en utilisant le fil suivant sur le forum Linux Questions.

Le plus long ? La récupération et l’application des mises à jour qui a bien dû durer dans les 1 h 30 à 1 h 45… Pour rester aussi proche que possible de la Slackware Linux « pure et dure », je n’ai pas – encore ? -installé Lightdm.

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