En vrac… Rétroludique :)

J’ai décidé de poster vers le 24/25 de chaque mois, un petit en vrac’ de jeux rétroludiques qui n’aurait pas proposé suffisamment de matières pour faire un article dédié.

On va commencer avec un casse-tête plutôt sympathique, sur le Commodore 64, du nom de « Four or More ». Le principe est simple : faire disparaître 36 billes en 9 coups maximum. On sélectionne une bille avec le bouton de tir du joystick, on la déplace où on veut et on relâche. Seule limite ? Il faut aligner horizontalement ou verticalement 4 billes ou plus pour les faire disparaître.

Le jeu se trouve sur itch.io et voici une vidéo qui montre le jeu en action… Bonne chance pour arriver aux 36 billes. Mon record ? 25 ou 26…

Tout autre domaine, un jeu d’aventure pour le MS-DOS, j’ai nommé « Maura and Ash », disponible sur itch.io. On se trouve dans un vaisseau en panne, que l’on doit réparer seul. Même s’il existe des versions pour Windows et Linux, c’est un jeu d’aventure sympa dont le seul défaut est de faire de la politique. Et je n’aime pas le mélange des deux.

À découvrir néanmoins. Dans la vidéo ci-dessous, je vous montre comment acquérir la première centaine de points dans le jeu, sachant que le score maximum est 555 points et que je perd toujours au même moment. Peut-être aurez-vous plus de chance 🙂

Dernier jeu, on retourne dans le monde du Commodore 64, un jeu de gestion et de stratégie qui vous fait gérer votre tribu en pleine période glaciaire. Son nom, « The Tribe », disponible sur itch.io. Plutôt difficile et survivre tient de la chance 🙂

C’est tout pour cette fois. Bon jeu !

Vieux geek, épisode 393 : GEM 1.x, la seule version vraiment utilisable de GEM.

Nous sommes en 1985, et l’informatique avec une interface graphique n’existe pour la personne lambda que depuis 2 ans, avec les projets LISA et MacIntosh d’Apple.

Autant le dire, rien pour les quelques utilisateurs de PC à l’époque. C’est alors que Digital Research – surtout connu pour avoir proposer CP/M dans les années 1970 – sort son interface graphique, GEM alias Graphical Environment Manager.

C’était une surcouche à MS-DOS/PC-DOS pouvant exploiter une souris. Évidemment, avec des fenêtres qui se superposent, Apple foutra un procès au cul de Digital Research, et dès la version 2.x, les fenêtres seront fixes. Un peu à l’image de MS-Windows 1.0x, comme je l’avais déjà abordé dans un article de mars 2019.

J’ai donc pris PCem, et j’ai construit un clone de PC AT avec un processeur 286, 1 Mo de mémoire et 30 Mo de disque dur. J’ai installé dessus PC-DOS 3.0, et j’ai rajouté GEM 1.2.

Vous avez pu le voir, c’est un environnement plutôt moderne pour 1985. Comme je l’ai dit les versions suivantes ont vu l’ergonomie être sacrifiée à cause d’Apple. Finalement, le code de GEM 3.x a été ouvert en 1999 et cela a donné FreeGEM, puis OpenGEM dont j’ai parlé en mai 2020. Ce dernier étant disponible avec FreeDOS. Mais déjà une telle interface en 1985, ça valait son pesant de cacahuètes 🙂

« The Chamber Beneath », un très bon rogue-like pour MS-DOS en CGA.

Je vous vois tout de suite arriver : c’est du CGA, ça va être moche, avec des couleurs pas agréables à la vue. Mais détrompez-vous. C’est via un article du site genesis8bit.fr que j’ai appris l’existence du jeu que vous pouvez trouver sur itch.io.

Ce jeu a deux particularités :

  • À chaque nouvelle partie, un nouvel objet sacré qui a été volé est présenté.
  • La ville de départ est générée procéduralement, ainsi que les niveaux souterrains.

Ce qui promet une jouabilité assez importante, malgré les défauts de la génération procédurale par moment. Et comme tout bon rogue-like, vous perdrez de nombreuses parties avant d’intégrer les mécaniques du jeu pour aller toujours un peu plus loin. Je vous conseille fortement de lire les notes de publications. Ça aide pour survivre.

J’ai donc fait une courte vidéo avec une partie toute aussi courte pour vous présenter rapidement le jeu. Et j’ai mal suivi les recommandations du guide de démarrage rapide, ce que j’ai payé cash rapidement. Mais le but est de présenter le jeu.

Vous avez pu le voir, je suis un peu rouillé en ce qui concerne les rogue-like. Mais je ne désespère pas d’avoir une partie qui dépasse les 20 minutes avec de l’entrainement. Ce jeu est simplement excellent et montre que CGA ne veut pas forcément dire moche.

Bon jeu… et bonne chance surtout !

Vieux geek, épisode 377 : Norton Utilities 8.0, l’ultime version pour MS-DOS et MS-Windows 3.1x.

Les Norton Utilities ont une longue histoire. Nés à l’époque du premier MS-DOS, au fil des années et des versions, ils se rendront plutôt utiles pour l’utilisation avancée du MS-DOS.

Surtout avec des outils comme le défragmenteur de disque, inclus dans MS-DOS 6.x, un prompt plus avancé que le command.com (une reprise du 4dos ?), un outil de récupération de fichier effacé, un « disk doctor », des outils d’information sur le système et plein d’autres outils. La version 8.0, la dernière à supporter MS-Windows 3.1x – la première version étant la 6.0 – rajoute des outils de gestion des fichiers ini et un speedisk en mode graphique.

Après un premier échec, j’ai réussi finalement à obtenir une version française fonctionnelle des Norton Utilities. À noter la création d’une disquette de sauvetage à la fin de l’installation qui permet de démarrer dessus avec les outils principaux pour se dépanner.

Si en mode texte, on tape norton, alors les Norton Utilities se chargent et je dois dire que c’est plutôt copieux. On ne sait plus où donner de la tête.

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Vieux geek, épisode 375 : MS-DOS 4.x/5.x et PC-DOS 4.x/5.x, deux frères presque jumeaux ?

1981 : le premier IBM PC sort avec PC-DOS 1.0, un produit récupéré et complété par Microsoft en partant du QDOS dont j’ai parlé dans un autre article vieux geek.

Jusqu’aux versions 3.xx, MS-DOS et PC-DOS étaient à peu de chose près complètement identiques, MS-DOS étant dédié aux clones de l’IBM PC, PC XT et AT.

Tout commença à changer avec les versions 4.x, sortis en 1988. Si de son côté Microsoft proposa la première version de son interface DOS-Shell, que j’ai évoqué dans un article de mars 2020, et qui avait en barre de titre « Lancer un programme », IBM proposa un « gestionnaire de programmes » (rien à voir avec ce qui sera le cœur de MS-Windows 3.xx). Le programme est le même en terme de fonctionnalités, même si certains textes sont différents.

On avait même droit à une invite DOS en appuyant simultanément sur la touche maj et F9. J’ai essayé de nombreux pilotes de souris, mais aucun d’entre eux n’a fonctionné 🙁

Avec PC-DOS 5.xx en 1991, le nom de l’interface devient « Shell IBM DOS » seule différence vraiment notable avec le Shell MS-DOS. Et cette fois, la souris fonctionne, ce qui est plus agréable, même si on est loin de l’ergonomie des Windows 3.x et des premiers OS/2. Et comme pour son équivalent Microsoftien, on peut passer en mode semi-graphique.

Mais le mieux est de vous montrer tout cela en action !

Vous avez pu le voir, les différences se comptaient sur les doigts de la main, que ce soit le Shell de la 4e ou de la 5e génération. Même si le Dos Shell était obsolète avec MS-DOS/PC-DOS 6.xx – bien que ce dernier le propose encore à l’installation – il aura marqué son époque et rendu l’utilisation du DOS un peu plus conviviale, même si en 1991 Windows 3.0x commençait à prendre de l’importance et des parts de marché dans le monde du PC, avant l’arrivée de celui qu’on aurait pu appeler Windows 92, j’ai nommé Windows 3.1x.