Une expérience geek donc indispensable : migrer sans trop de peine une Viperr X alpha1 vers une base Fedora 32.

Viperr, c’est ma Fedora préférée. Je l’ai toujours aimée. Mais depuis environ 3 ans et l’annonce de la version 10 alpha1 alias Shub Niggurath, ça bouge plus trop 🙁

En décembre 2018, j’avais fait une vidéo dans la série des distributions (in)justement oubliées où je présentais une Viperr X alpha1 migrée jusqu’à une base Fedora 29 en montant de versions progressivement : en gros, de la 26 vers la 27, puis la 28 et la 29. Le seul bug que j’avais rencontré, c’était que la police d’affichage dans Terminator était explosée.

En fouillant le forum de Linuxtrack, je suis tombé sur un fil qui raconte les migrations suivantes, avec les écueils qui arrivent entre temps. J’ai voulu voir par moi-même ce que cela donnait, sachant que modulo le bug dans Terminator, les montées en version jusqu’à la base Fedora 29 se ferait sans trop de casse.

J’ai donc appliqué la méthode conseillée : sur la base Viperr X alpha, j’ai vérifié qu’il n’y avait aucune mise à jour, puis j’ai rajouté le greffon dnf-plugin-system-upgrade.


sudo dnf install dnf-plugin-system-upgrade

La montée en version se faisant en deux étapes :


sudo dnf -y system-upgrade download --refresh --releasever=27 --allowerasing
sudo dnf system-upgrade reboot

En augmentant à chaque fois la valeur de releasever partant de 27 pour arriver à 32, en montant d’une version à chaque fois. Il a fallu une petite demi-heure pour que chaque migration se fasse.

Continuer la lecture de « Une expérience geek donc indispensable : migrer sans trop de peine une Viperr X alpha1 vers une base Fedora 32. »

Ah, le youtube Linuxien francophone fin juin 2020…

Il faut dire les choses comme elles sont, les chaînes actives et un tant soit peu suivie dans le monde linuxien francophone (en gros un minimum de 1000 abonnés) se comptent sur les doigts de la main. Les voici :

  • Blabla Linux (chaine généraliste) : 3 200 abonnés.
  • Xavki (chaine technique orienté administration système) : 11 300 abonnés.
  • Actualia (chaine généraliste) : 16 700 abonnés.
  • Adrien Linuxtricks (chaine généraliste plus orientée technique): 18 700 abonnés.

Et c’est tout. J’espère n’avoir oublié personne. Il y a bien quelques autres chaines, mais elles sont loin d’avoir atteint les symboliques 1 000 abonnés, donc elle ne compte pour presque rien au final, par rapport aux chaines poids lourd comme celle de Xavki, d’Actualia et d’Adrien.

Je dois dire que depuis mon départ vers Peertube.fr et Tux’n’Tube, j’ai gagné en terme de tension artérielle. C’est vrai qu’il y a moins de peuple sur ce service de publication de vidéo. Au moins, je suis certain de ne pas subir les emmerdements de la part d’ayants-tous-les-droits pour un extrait sonore de 5 secondes dans une vidéo qui fait 25 minutes 🙂

Continuer la lecture de « Ah, le youtube Linuxien francophone fin juin 2020… »

Ah, le retour des Apple Mac basés sur des processeurs ARM ? :)

C’est le genre de rumeurs qui revient régulièrement. Comme jadis la migration des machines fruitées vers les processeurs Intel. J’ai été le possesseur d’un MacMini de première génération, ceux qui était équipé d’un processeur PowerPC. Des machines qui ont existé à compter de janvier 2005.

En juin de la même année, la rumeur d’un Mac basé sur des processeurs Intel devient une réalité lors du WWDC de 2005.

Steve Jobs – qui n’a pas encore succombé au charlatanisme qui le fera mourir d’un cancer quelques années plus tard – annonce une transition, après celle de l’architecture 68000 vers PowerPC, puis celle du MacOS9 vers MacOS-X déclare l’arrivée d’un troisième changement : celui du passage de l’architecture PowerPC vers Intel.

La vidéo est un peu longue, mais elle vaut son pesant de cacahuètes. J’écris ce billet le 21 juin 2020, à la veille du prochain WWDC d’Apple. Les bruits voulant qu’une transition vers l’architecture ARM soit en cours ont repris de plus belles, et permettent à des sites comme MacGeneration de faire des articles qui poussent au clic.

Quand le passage vers Intel a eu lieu, c’était pour avoir des gains en puissance plus intéressant que sur PowerPC. Mais avec des processeurs ARM, même conçu maison chez Apple, ce n’est pas la puissance de calcul qui compte ici. C’est plutôt la faible consommation électrique. Il suffit de voir l’utilisation des ordinateurs cartes basés sur des processeurs ARM comme les Raspberry Pi : c’est le plus souvent pour se faire des petits serveurs qui consomment peu.

Continuer la lecture de « Ah, le retour des Apple Mac basés sur des processeurs ARM ? 🙂 »

Un retour vers Gnome, après presque 5 ans d’absence ?

J’ai toujours été un utilisateur de Gnome, bien que l’ayant abandonné en mars 2015 au profit de Xfce, puis au profit de Mate-Desktop, en novembre 2015. Cependant, même si j’avais critiqué sa tablettisation croissante, dans mon coeur, j’avais toujours une place pour cet environnement que j’avais connu au début de mon aventure ubuntu en juin 2006 avec la mythique Ubuntu 6.06 LTS.

Au fil des années, j’ai fini par m’apercevoir que certaines fonctionnalités de Gnome me faisait de plus en plus de l’oeil. Ne serait-ce que la possibilité d’avoir une gestion fine de mon agenda, le support croissant de Wayland – même s’il y a toujours de trous au niveau logithèque – comme les enregistreurs d’écran pour faire des vidéos.

J’ai réussi à contourner ce problème avec l’extension EasyScreenCast le temps que d’autres outils arrivent.

Quand j’ai personnalisé l’environnement pour le rendre un peu plus agréable au quotidien, j’ai limité l’ajout d’extensions tierces presque au strict minimum. À savoir :

  1. L’outil OpenWeather pour avoir la météo directement sous la souris sans avoir besoin de cliquer sur la date pour l’afficher.
  2. L’extension « Dash-to-dock » pour toujours avoir sous la souris mes lanceurs d’applications.
  3. L’extension incluse dans Pamac pour avoir un accès rapide à l’outil et m’informer des mises à jour quand elles arrivent.

Bien entendu, il y a aussi l’extension EasyScreenCast que j’active quand je veux faire un enregistrement de vidéo. Autant dire que j’ai tout fait pour limiter la casse.

Continuer la lecture de « Un retour vers Gnome, après presque 5 ans d’absence ? »

Certains groupes ne comprennent-ils pas qu’il y a des coûts psychologiques à ne pas franchir ?

Il y a près de 5 ans, en juillet et août 2015, j’écrivais deux billets sur les abus en terme de prix pour les albums de musique, spécialement pour les versions numériques, qui ne sont que des 0 et des 1 arrangés dans un certain ordre si on va au plus bas du contenu en question.

Que ce soit dans le premier article, écrit fin juillet 2015 sous le coup de l’énervement, ou dans sa suite écrite une quinzaine de jours plus tard, je donnais l’exemple d’album qui dépassait allègrement les 12 à 15€ pour des censure d’une dizaine de jurons fichiers au format non destructif flac… Il y avait dans le deuxième billet l’exemple d’un groupe de folk progressif « Elena’s Idea » qui proposait son album à 15€ en numérique et 25€ en format physique.

Étant retourné sur la page du groupe, qui n’affiche pas la moindre vente sur Bandcamp, les prix sont devenus un peu plus raisonnables… Respectivement 10€ et 15€ pour le numérique et la version physique.

Comme quoi, se retrouver sans la moindre vente, ça fait réfléchir et ça donne envie de revoir ses prétentions à la baisse. Après tout, tout le monde n’est pas comme une boite comme Apple pour vendre du matériel avec un logo fruité dessus pour deux à trois fois le prix du matériel équivalent ailleurs.

Ce qui m’a donné envie d’écrire ce billet, c’est la sortie du nouvel opus – qui est très bon – d’Astolat, « The Winning Tragedy » que j’attendais après le tout aussi bon Aokigahara sorti en 2014. Quand j’ai vu le prix, à savoir 15€, j’ai d’abord cru – et c’était logique – que c’était pour une version physique…

Malheureusement, j’ai vite déchanté. C’est 15€ pour l’album (12 pistes) et pour les versions instrumentales pour onze d’entre elles. 15€ ?! Désolé, mais c’est beaucoup trop cher pour simplement des fichiers que l’on peut perdre dans un choc appliqué à un disque dur externe en plein fonctionnement. Quant à la carotte des versions instrumentales, ça me fait penser au foutage de tronche des albums remastérisés de Led Zeppelin au milieu des années 2010.

Donc, et ça me fait mal au fondement de le dire surtout que j’attendais cet album avec impatience, ce sera pour moi un « non, désolé, je n’achète pas. » Je ne sais pas si je continuerai de suivre l’actualité du groupe, mais avec ce genre de faux pas stratégique, ça donne envie de s’en éloigner.

Avant qu’on me dise que « toute peine mérite salaire » – ce avec quoi je suis d’accord – il faut savoir aussi rester raisonnable et ne pas se mettre à dos les personne qui suivent le groupe depuis des années.

Et si cela ne touchait que le monde de la musique en ligne… N’oublions pas les délires de l’auto-édition et des sommes mirobolantes parfois demandées pour des livres numériques comme le soulignait Agnes dans un billet de juin 2018 de son blog.