Ryzen3 2200G, la fin d’une longue galère.

J’écris ce petit billet dans une gare SNCF, ce qui explique qu’il sera assez lapidaire.

Fin février 2018, une personne que je ne remercierai jamais assez m’avait fait don d’un PC flambant neuf, propulsé par un Ryzen3 2200G. Autant le CPU ne m’a posé aucun problème, autant le GPU intégré a été une galère sans nom durant des mois.

Quand j’ai reçu l’ordinateur en question, le processeur d’AMD était encore tout jeune. Autant dire que le support du GPU était des plus… casse-gueule. Non seulement, j’avais droit à des démarrages laborieux, mais aussi à des gels incompréhensibles.
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Antergos, Reborn, ArcoLinux, Namib, Anarchy Linux : des problèmes plus qu’une solution ?

Oui, c’est un article qui va être très méchant et qui va tacler au niveau de la carotide. Car il faut le dire, ces distributions sont plus un problème qu’une solution. Leur but est louable : simplifier l’installation d’une Archlinux.

Autant ce sont des outils qui peuvent être apprécié par des personnes ayant déjà goûté à Archlinux et autres distributions GNU/Linux mère, autant c’est une connerie monstrueuse car cela attire aussi un public qui pensent – pour suivre la mode – qu’installer Archlinux, c’est atteindre le sommet de la geekerie linuxienne.

Devenir l’élite de l’élite, la crème de la crème. Mais il faut se calmer un peu. Car il faut l’admettre, Archlinux est une distribution exigeante. J’avais enregistré la vidéo suivante début septembre 2018.

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GhostBSD 18.10rc1 : que devient ce FreeBSD convivial ?

S’il y a un projet tiré du monde des BSD libres que je suis avec attention, c’est bien GhostBSD. La dernière fois que j’en avais parlé, c’était à l’époque de sa publication 11.1 en novembre 2017.

À l’époque j’avais utilisé l’interface historique du projet, Xfce. Je concluais l’article ainsi :

En un mot comme en cent : c’est un projet qui a compris que l’avenir du bureau libre ne passait pas par la sacralisation de la ligne de commande mais par l’utilisation d’outils graphiques. Même si j’adore la ligne de commande, j’aime utiliser les outils graphiques quand ils existent et qu’ils sont pensés pour être ergonomiques.

Une année s’est écoulée, et si on en croit les notes de publication, le projet est parti de sa base FreeBSD pour adopter une base TrueOS. Donc en gros, d’une base FreeBSD stable vers une base tirée de FreeBSD en développement. Sans oublier quelques technologies qui vont plaire aux geeks ayant oubliés l’existence des rasoirs : OpenRC pour gérer les services, LibreSSL en lieu et place d’OpenSSL. Bref, des appeaux à geeks dont la barbe touchent le sol.

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Que sont-elles devenues les distributions GNU/Linux de 2013 ? Sixième partie.

Après le massacre du mois de septembre, voyons si le bilan du mois d’octobre 2013 permet de remonter le niveau. Un mois où je n’ai pas fait des tonnes de billets dans le domaine des distributions GNU/Linux.

4 billets, 4 distributions citées. Une morte suite à des manipulations plus ou moins propres et qui est revenue sous le nom de DFLinux. Donc une casse plutôt limitée, même si les images ISO de la DFLinux commence à sentir la naphtaline. Arpinux a laissé le projet à la communauté. À elle de se débrouiller avec.

Le mois de novembre va-t-il confirmer cette tendance ou pas ?

La survie du logiciel libre passe-t-elle par l’abandon du « Stallmannisme » ?

Je suis utilisateur de distributions GNU/Linux (soyons Stallmannien ici) en mono-démarrage depuis la mi 2006, soit près de 10 ans après mon premier contact avec le monde du logiciel libre.

Si j’ai franchis l’étape du mono-démarrage, c’est grace à la distribution produite par Canonical, Ubuntu. Même si je considère qu’Ubuntu a fait pas mal de boulettes au fil des années avec upstart, Unity, Mir ou encore Snap, c’est grâce à elle que j’ai pu réaliser un rêve ancien : utiliser au quotidien un OS libre. Pas 100% libre car comme j’ai pu le montrer dans un article du 12 octobre 2018, les distributions 100% libres sont en réalité pas franchement utilisables au quotidien…

Pour le quotidien d’une personne qui a besoin d’aller sur la toile, ouvrir des documents non libres comme des fichiers MS-Word, MS-Excel, c’est la plaie. Sans oublier les circuits wifi qui sont souvent des galères sans fin à configurer. Ou le support complet des cartes et / ou circuits graphiques sans passer par des pilotes adaptés mais au code source non disponible. C’est plus une gestion des restrictions qu’une possibilité d’utiliser librement son équipement informatique.

Ce qui m’a donné envie d’écrire cet article, c’est celui proposé par Iceman au titre parlant « Autodestruction » et auquel je vous renvoie.

Car le monde du libre est en train de se faire seppuku en public avec une tronçonneuse et tout le monde applaudit. « Panem et circenses » comme disait le poète Juvénal… Rien de nouveau une vingtaine de siècles plus tard. Je vous renvoie à ma série de billets sur « Le monde du libre part en… »

Mais commençons par définir le Stallmannisme.

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