Ah le dématérialisé vidéo-ludique, une opération bénéficiaire uniquement pour les actionnaires ?

Il y a 14 ans de cela, je critiquais la dématérialisation de la musique. À l’époque, j’avais environ 400 galettes plastifiées contre un peu plus de 700 actuellement.

Je disais entre autres :

Point faible de la dématérialisation : si le serveur est hors ligne, la musique stockée en ligne dans le…l’amour propre… La dématérialisation que l’on nous vend, c’est bien beau, mais il y a un grand danger : la perte complète du contrôle sur sa musique. Cela me rappelle des sites de location de musique qui fermèrent courant 2008…

C’est bien beau les promesses du stockage en ligne, mais avec des précédents comme MegaUpload fermé du jour au lendemain, qui dit qu’un service comme Dropbox ne sera pas fermé ou racheter par un acteur qui lui coupera les vivres ?

Oui, c’est vieux, mais c’est toujours d’actualité. Surtout dans un autre domaine, le vidéo-ludique. Il fallait vraiment vivre dans une grotte au fin fond de la Sibérie pour ne pas avoir entendu parler de la déclaration de Sony affirmant que la production de jeux physiques pour sa marque de console s’arrêtera à compter du 1er janvier 2028. Ici, je ne peux qu’approuver et reprendre le long et argumenté coup de gueule du youtubeur Conkerax qui m’a fait découvrir le rétroludique dans le monde des consoles de jeux. Le coup de gueule dure près de 40 minutes, mais les arguments sont détaillés et font mal.

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En vrac’ de fin de semaine…

Petit en vrac’ en ce premier vendredi du mois de juillet 2026.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Rien cette fois.

Sur ce, bonne fin de week-end !

Ah la saga Antergos NeXT / Pulsar Linux qui part dans tous les sens…

Car la saga en vaut la chandelle. Tout commence le 12 juin avec une brève sur Distrowatch comme quoi le projet Antergos abandonné en 2019 revenait à la vie.

Ni une, ni deux, le lendemain, je récupère la première image ISO dont l’installateur ne démarre pas. J’en avais profité pour pousser une gueulante quant à la proposition d’image ISO finie à la pisse frelatée de coureur cycliste professionnel.

J’apprends peu après qu’un ancien d’Antergos a fait les gros yeux et que le projet devient alors Pulsar Linux. Merci à 9to5 Linux pour l’info…

Puis ce matin, en allant sur les dépôts du projet Pulsar Linux, je constate que ceux-ci sont archivés. L’explication est simple… Quoique trouver quelque chose de simple dans cette saga, faut se lever tôt.

Le projet vient de renaître sous le nom d’Antergos NeXT avec l’accord d’un des développeurs – Dustin Falgout – de l’ancien projet en se basant sur le duo Artix Linux – anciennement connue sous le nom d’Archlinux OpenRC – et Calamares, le tout chapeauté par KDE. Pour le moment, il n’y a pas d’image ISO officiellement disponible, juste un guide à suivre.

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« Chrome Horizon » pour le Commodore 64, jeu ou grosse démo technique ?

Pour commencer, un aveu : je ne suis pas à la base un amoureux des shmups. Il faut dire que j’ai été traumatisé par des jeux comme « 1942 » ou encore « Slap Fight » sur mon Amstrad CPC à la fin des années 1980.

C’est quand j’ai entendu parlé d’un shmup en développement et développé en langage C via l’outil Oscar64 que j’ai levé un sourcil de curiosité.

Le nom du jeu ? « Chrome Horizon ». Outre des ennemis plutôt massifs, et un scrolling parallaxe de toute beauté, c’est le genre de production que l’on s’attend à voir être codé en assembleur plutôt que dans un langage de plus haut niveau. Certains jeux pour C64 sont même développés en basic, comme certains jeux d’aventures textuels qui n’ont pas besoin non plus d’une vélocité extrême.

La version finale est sortie en cette fin juin 2026. J’ai profité de l’offre à prix réduit pour récupérer le jeu. Il est assez court, avec 4 niveaux, mais comme c’est le travail d’une personne seule, aussi bien pour le code, que pour les graphismes et la musique, on ne va pas faire la fine gueule.

C’est un jeu assez court, mais il reste néanmoins agréable à jouer. Si vous ne l’avez pas encore testé, alors ne regardez pas la vidéo d’une partie complète du jeu.

Évidemment, on est loin de titres plus monstrueux comme « R-Type », mais la prouesse mérite d’être souligné. Et au final, est-ce un jeu complet ou une grosse démo technique ? J’hésite vraiment entre les deux options.

L’IA a encore pas mal de progrès à faire, surtout dans le domaine musical.

Par curiosité, il y a une poignée de semaines, je me suis inscrit sur le service « Suno » qui permet de générer via IA musiques et paroles. J’en suis à 5 titres créés, que ce soit du métal progressif, du rock progressif ou plus simplement du heavy metal inspirées années 1980. Voici ma page.

Autant la musique est au point, autant les paroles… C’est surtout le cas sur la piste « Empty Chair River » (orienté rock progressif) où il est question de plantation de haricots… Si, si, je cite :  » Your mother still plants / Two rows of beans ».

Ce n’est pas pire que la plupart des chansons anglaises qui n’ont pas grand sens une fois traduite en français. Une grosse plateforme comme Bandcamp déclare en toute simplicité que les « musiques et audios générés partiellement ou complètement par de l’IA sont interdites ».

Je ne suis qu’un utilisateur de base de Suno et je n’ai nullement l’intention de publier un album avec les pistes générées par Suno. Mais l’expérience est intéressante à effectuer.