Un an après la mise à mort de MS-Windows 7, où en est-on ?

Il y a un peu plus d’un an – j’écris ce billet le 19 janvier 2021 – que Microsoft a débranché la prise de MS-Windows 7. J’ai voulu savoir où en était au niveau de la répartition de OS de bureau. J’avais écrit dans un billet de décembre 2019, que ce serait encore du 90-9-1 : 90 personnes allant vers MS-Windows 10, 9 vers MacOS-X, la dernière se tournant vers une distribution GNU/Linux.

Il faut être réaliste, comme pour la mise à mort de MS-Windows XP en 2014, les distributions GNU/Linux ont été les grandes perdantes dans l’histoire. Plus occupées à se battre entre elles – du moins les communautés en question – au lieu de fédérer les efforts et de proposer des alternatives viables, en proposant moins de distributions, mais plus qualitatives.

La plupart des personnes utilisant un ordinateur n’en ont strictement rien à faire de la liberté logicielle. Ce n’est pas ainsi que le monde du libre bureautique pourra se faire une place au Soleil.

Je cite un morceau de choix de l’article en question auquel je ne changerai rien, tant cela éclaire la réalité :

[…]
Car le nerf de la guerre, c’est de passer à l’étape de l’applicatif : la plupart des personnes sont habituées à leur Photoshop, InDesign, Illustrator – piraté ou légitime – et n’en auront rien à foutre des équivalents libres dont l’ergonomie est parfois si mauvaise qu’une gastro-entérite foudroyante serait moins douloureuse à supporter.
[…]

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En vrac’ de fin de semaine

Petit en vrac’ en ce milieu de mois de janvier 2021.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Pas grand chose.

Neuf ans après leur premier album, le groupe Glass Kites propose « Glass Kites II ».

Pour finir, deux vidéos montrant une partie complète d’Attack of the PETSCII Robots. L’une avec la version Commodore 64, la deuxième avec la version PET qui – au moment de la publication de la vidéo – ne propose pas encore de bruitage.

La version PET a été celle d’origine et qui a servi au développement des autres versions.

Bon week-end 🙂

En vrac de milieu de semaine…

Un court billet en ce froid mois de janvier. Tapé rapidement en fin de soirée 🙂

Côté informatique :

Si vous voulez avoir Hypnotix sans installer LinuxMint, il existe un port pour le monde Archlinux et Manjaro, comme je le montre en vidéo.

Côté culture :

C’est tout pour aujourd’hui.

Bonne fin de journée 🙂

Vieux Geek, épisode 247 : Catacomb et Dangerous Dave, les premiers jeux des fondateurs d’id Software.

Le studio de développement id Software est né en 1991. Cependant, deux des quatre fondateurs du studio, les deux John à savoir John Carmack et John Romero n’en était pas à leur coup d’essai. Le studio se fait connaitre avec l’excellent trilogie de Commander Keen (alors qu’il s’appelait encore Ideas from the Deep) en 1990, mais aussi avec les premiers FPS en « 3D » comme Hovertank ou son successeur Catacomb 3D.

Cependant, aussi bien Commander Keen que Catacomb 3D étaient des adaptations d’anciens titres à un nouveau moteur. En 1988, John Romero avait sorti un jeu pour Apple II dénommé « Dangerous Dave ». Deux ans plus tard, Softdisk – qui a signé un contrat avec le futur id Software – publie l’adaptation pour MS-DOS du titre pour Apple II. Ce sera « Dangerous Dave in Trophy Trouble » ou plus simplement « Dangerous Dave ».

C’est un jeu de plateforme où les écrans se succèdent et où il faut traverser les 10 niveaux avec seulement 3 vies qui sont heureusement extensibles. Il faut récupérer tous les trophées pour ensuite pouvoir accéder à la porte de fin de niveau. On peut avoir un pistolet et un jetpack, mais ceux-ci disparaissent à la fin de chaque niveau.

Catacomb 3D – qui est un excellent FPS pour son année de sortie – est l’adaptation de Catacomb, développé en 1988 et sorti lui aussi sur Apple II et PC. Il fait penser à un jeu de type gauntlet avec 10 niveaux à franchir. L’histoire est un peu bateau, on y joue le rôle du magicien Petton Everhail contacté par le grand magicien de Kieralon, pour aller dans le palais de Kieralon et y récupérer les trésors. On a une seule vie, mais on peut utiliser des sorts de nettoyage par le vide, des potions pour redonner de la vie, bref, les bases d’un jeu à la Gauntlet.

Les deux titres ont en commun d’avoir été publiés via une offre d’abonnement mensuelle dénommée Gamer’s Edge.

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Les installateurs facilitants pour Archlinux… Mieux vaut en rire qu’en pleurer, surtout en cas de pépins…

Je dois vous raconter mes petites mésaventures matinales pour vous faire mieux comprendre le pourquoi du comment de ce billet. Mais commençons par un peu de contexte.

Hier soir, le 22 novembre, je suis allé sur le forum d’EndeavourOS et je suis tombé sur un fil concernant une modification concernant le logiciel CUPS qui est l’outil de gestion des imprimantes dans le monde linuxien.

En effet, Apple qui a maintenu durant des années le code de CUPS l’a laissé pourrir toute l’année 2020. Si on regarde au niveau des modifications de code en ce 23 novembre 2020, une seule entrée le 27 avril pour dire que CUPS 2.3.3 était sorti. Je ne sais pas pourquoi, mais ce code en train de se dessécher à l’air libre, ça me rappelle les conditions de naissance d’un certain LibreOffice.

Un fork – plus qu’utile pour une fois – a été lancé par l’organisation OpenPrinting. Sur le fil du forum d’EndeavourOS, j’ai appris qu’il fallait modifier le service pour lancer cups. En effet, on est passé du service org.cups.cupsd à cups.service. Ce qui est ennuyeux pour les installations automatisées.

Autant dire que la plupart des installateurs facilitant sont impactés jusqu’à la sortie d’une nouvelle version et si on utilise un d’entre eux actuellement, comme Anarchy, EndeavourOS, RebornOS ou encore Calam Arch Installer, c’est mal barré pour avoir le service CUPS fonctionnel au démarrage si le besoin s’en fait sentir.

J’en ai profité pour prévenir Chennux qui maintient un « fork » de mon guide d’installation pour Archlinux sur github. Ainsi qu’Anarchy pour qu’il corrige le code touché par la modification du service utilisé.

Imaginez donc la bonne surprise avec un installateur non à jour en ce qui concerne CUPS. Bienvenue dans les joies de l’administration d’une base Archlinux.

J’ai fini la parenthèse du contexte. Ce matin, je vais sur youtube et je tombe sur une vidéo promouvant Calam Arch Installer (qui ressemble étrangement à EndeavourOS sur le plan des principes utilisés). Je me suis dit que la vidéo en question tombait bien mal.

Une nouvelle fois, ce n’est pas l’installation d’une Archlinux qui est complexe, il suffit de savoir lire et d’avoir de bonnes bases en anglais. C’est la maintenance sur le long terme, et quand ce petit genre de pépin arrive, nombre de personnes qui ne se doutaient pas de la difficulté d’administrer une installation d’Archlinux bazarderont le tout.

Mais il est vrai que ce n’est que la quinzième fois que je parle de ce problème… Mais comme on dit : il n’y a pas pire sourd que la personne qui se bouche les oreilles. Sur ce, bonne journée 🙂