La publicité, c’est bien… Mais à dose homéopathique… Surtout pour la sécurité informatique !

J’ai eu envie de faire cet article à la suite du coup de gueule de Cyrille Borne parlant du meilleur antivirus du monde.

J’ai donc voulu vérifier une hypothèse, concernant toutes les saloperies en dehors des classiques virus et chevaux de troies, que sont les barres d’outils, et autres machins inutiles qui ne servent qu’à ralentir la navigation internet.

Pour une fois, j’ai utilisé ma propre voix, en espérant qu’elle soit audible. Désolé pour la faiblesse de ma voix, j’ai eu du mal à régler le micro de mon casque 🙁

Je sens que je vais me faire encore incendier, mais une mesure de prophylaxie indispensable sous Microsoft Windows, en complément d’un antivirus, pour éviter de se retrouver avec des véroles : un bloqueur de pub. Je vous renvoie au passage de la vidéo où je montre la différence entre la page « nettoyée » et la page d’origine.

Je dois dire que j’ai été aussi déçu par la politique de Sourceforge et des saloperies potentiellement récupérée si on ne fait pas attention.

Et j’en ai tiré un leçon de plus : ne pas utiliser bing mais Google ou DuckDuckGo, ne serait-ce qu’au niveau de l’inondation publicitaire 😉

2014, année de l’explosion de la bulle 2.0 ?

J’ai revu récemment l’excellent documentaire sur la bulle internet des années 2000-2001, produit par 13ième Rue en 2007, « Quand l’internet fait des bulles« . La deuxième partie du documentaire monte la folie de ce qu’on appellait jadis la « nouvelle économie« .

Une citation célèbre de Rockfeller résumait bien la situation, quand tout le monde voulait s’enrichir via la nouvelle économie : « J’ai vendu toutes mes actions en 1929 quand mon chauffeur m’a demandé ce qu’il fallait acheter » (John Davidson Rockfeller).

Et la deuxième partie :

Si je parle de cet excellent documentaire, c’est que l’aventure Snapchat (l’application d’échange de photos à durée de vie éphémère, 10 secondes maximum) est l’exemple parfait d’une bulle 2.0 qui risque de péter à la gueule de l’économie d’ici quelques mois. On retrouve les mêmes ingrédients : chiffre d’affaire minuscule par rapport à la valorisation estimée, rejet des offres d’achat, course aux fonds.

En effet, un article de ZDNet sur le refus de l’offre de Facebook de 1 puis 3 milliards est assez croustillant dans les détails.

Continuer la lecture de « 2014, année de l’explosion de la bulle 2.0 ? »

Où en est Australis, l’interface nouvelle génération de Mozilla Firefox ?

En juin 2013, j’avais fait un premier article sur Australis, l’interface nouvelle génération de Mozilla Firefox. Celle qui devait pointer le bout de son museau avec Mozilla Firefox 25 (qui sort le 29 octobre prochain) et qui n’est toujours pas disponible sur les versions de développements, actuellement en 27.0a1

Pour voir où en est la nouvelle génération d’interface, j’aurais pu prendre une version précompilée disponible dans le répertoire ftp://ftp.mozilla.org/pub/firefox/nightly/latest-ux/

Mais, en bon compilateur fou – qui n’aime pourtant pas la Gentoo Linux, comme quoi – j’ai préféré avoir une version compilée sur mon ordinateur.

Comme pour l’article du mois de juin, j’ai suivi la documentation et récupéré le code source via mercurial.

Le .mozconfig que j’ai utilisé est le suivant :


# Pour Archlinux et les distributions proposant python 3
export AUTOCONF=autoconf-2.13
export PYTHON=python2


mk_add_options MOZ_OBJDIR=@TOPSRCDIR@/../objdir-fx
mk_add_options MOZ_MAKE_FLAGS=-j4
mk_add_options AUTOCLOBBER=1


ac_add_options --enable-application=browser
ac_add_options --enable-optimize
ac_add_options --disable-debug
ac_add_options --disable-tests
ac_add_options --disable-debug-symbols
ac_add_options --disable-crashreporter
ac_add_options --with-ccache
ac_add_options --disable-installer
ac_add_options --disable-warnings-as-errors

Le tout suivi d’un make -f client.mk build et d’une bonne heure et quart d’attente. Compilation terminée, j’ai empaqueté l’ensemble via :

cd ../objdir-fx
make package

On peut récupérer un Mozilla Firefox avec l’interface nouvelle génération. Et la voir en action. Le fond sonore est tiré du deuxième album de Garmish « Fishes ». Je n’ai pas rajouter de commentaires, la vidéo étant « parlante » par elle-même.

J’avoue que j’ai été surpris par certaines avancées du menu à la Chrome, surtout le côté « défilement » pour afficher les informations. L’ensemble est encore en travaux. Je ne me lancerais dans aucune prédiction, mais je pense qu’avoir avant 6 mois la nouvelle interface, c’est rester optimiste. A vous de voir 🙂

Le HTML DRMisé ? Ultime volonté d’adapter l’internet à l’économie qui l’a précédée ?

L’internet… Ce bouc émissaire bien idéal qui a pris le rôle du Grand Méchant dans les propos des hommes et femmes politiques les plus conservateurs, et dans les propos des lobbys de production de contenus culturels, vous savez les machins fades et insipisde qui remplissent les médias classiques : aussi bien au niveau de l’audio, que de la vidéo et que de l’écrit.

En lisant un coup de gueule de Seb Sauvage, on peut comprendre l’étendue du danger et de la volonté de mettre sous le boisseau l’internet, vecteur de diversité. Je cite les morceaux intéressants :

Le draft s’appelle EME (Encrypted Media Extensions): http://www.w3.org/TR/encrypted-media/. C’est une API permettant de standardiser l’interfaçage des navigateurs et des systèmes de DRM. Dans la pratique, vous ne pourrez pas enregistrer les vidéos. Le navigateur passera le contenu chiffré au module DRM qui se chargera de décoder les trames.[…]
Certes, cette norme est uniquement orientée vidéo, mais après la vidéo, que croyez-vous qu’il va se passer ? Il y a plein de monde qui attend à la porte pour avoir sa petite couette confortable de DRM: Les photographes pour empêcher la « copie » de leurs photos, les maisons de disque pour restreindre l’écoute, les agences de presse et maisons d’édition pour empêcher le vilain copier-coller, les webmasters neuneus pour « protéger » leur code HTML/javascript.

Les industries culturelles – quelle oxymore déjà dans l’union de ce deux mots – n’a pas compris que les DRMs, la gestion (ou plutôt restriction) des droits numériques est rejetée par les utilisateurs et que c’est une impasse ? Autant une impasse que la dispendieuse Hadopi (41,48 millions d’euros dépensés en 4 ans) dont le bilan est plus que sujet à caution.

Que la volonté d’avoir une économie de rente – comme celle des droits d’auteurs qui font qu’Apollinaire ne s’est elevé dans le domaine public que 95 ans (au lieu des 70) après son décès (une sombre histoire de droits prolongé pour les personnes morte pour la France et les deux conflits conflits qui ont gelés le compteur) – est incompatible avec un réseau décentralisée, où la copie ne coûte rien en frais de reproduction ?

Continuer la lecture de « Le HTML DRMisé ? Ultime volonté d’adapter l’internet à l’économie qui l’a précédée ? »

Quand on vous disait que le modèle de financement par la publicité, c’était du flan…

On va dire que je suis un méchant publiphobe, mais une preuve a été apportée récemment sur la non-viabilité du modèle de financement des sites internet – en dehors du manque d’indépendance des sites vivant partiellement de la publicité, c’est vrai « Qui mordrait la main qui le nourrit ? » – c’est l’annonce faite par PC-Inpact de passer en partie payant, du moins sur une partie du contenu qui sera en exclusivité temporaire aux personnes ayant décidés de s’abonner.

Comme l’a précisé Cyrille Borne dans un article fleuve dont lui seul a le secret, donne les traits à ce quoi ressemblera la presse informatique internet indépendante : une peau de chagrin, qui comme dans le roman d’Honoré de Balzac réduira à vue d’oeil.

PC-Inpact est le seul site sur lequel mon bloqueur des pub est désactivé, cependant, je ne pense pas m’abonner pour le moment. Si j’ai un abonnement auprès de Mediapart (depuis en gros 2 ans et demi), je sais que j’aurais des enquêtes sans concession, de l’info indépendante, et non pas du réchauffé vite et mal traduit de gros médias anglophone.

PC-Inpact est un des rares sites d’informations qui ne se résume pas à de la photocopie de communiqué de presse. Comme pour le monde des opérateurs de téléphonie mobile, une rationalisation va se produire. Et nombre de petits sites mettront la clé sous le paillasson en croyant que leurs lecteurs sont suffisamment lobotimisés pour ne pas savoir mettre en place un bloqueur de pubs… Ou encore en les croyants incapables de rechercher les informations sur d’autres sites qui produisent du contenu au lieu de le photocopier.

Le point triste est la disparition de sites, mais combien de fois a-t-on annoncé la mort de la toile ? Une fois par an, en moyenne, que ce soit par des sites comme le maltraiteur de caprins, le push (en 1997-1998) pour ne citer que deux exemples qui me viennent à l’esprit.

Le financement publicitaire des sites, c’est du flan pour une simple raison : l’overdose des utilisateurs. Ca me rappelle un épisode de Futurama où Philip J. Fry se plaint que la publicité envahissent les rèves. C’est l’épisode 1-6, « A Fishfull of Dollars » et en VF « Cinquante Millions de dollars d’anchois »

Continuer la lecture de « Quand on vous disait que le modèle de financement par la publicité, c’était du flan… »