Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 9 : Unity pour ArchLinux.

Ah, Unity… L’interface graphique utilisateur développée par Canonical pour servir de surcouche aux outils Gnome. L’environnement en question est une horreur pour être porté sur d’autres distributions. La dernière fois que j’abordais le sujet pour Archlinux, c’était en mars 2014.

Vu le côté énorme du port, il mérite largement sa place dans la série des projets « un peu fous du logiciel libre. »

J’ai donc voulu voir si le projet existait encore. Le fil sur le forum d’Archlinux.org étant toujours vivant (au bout de 116 pages en ce 12 juillet 2016), j’ai donc été un oeil sur le github du projet. Au moment où je rédige cet article, le 12 juillet 2016, le code n’a plus été touché depuis la mi-mai 2016.

Après tout, Unity a été porté sur MS-Windows 10, pourquoi pas sur Archlinux ? J’ai donc installé une base Archlinux avec Xorg, Gnome, LibreOffice, Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird. Puis je me suis lancé dans l’ajout du port d’Unity pour Archlinux.

J’ai donc voulu me simplifier la tâche et utiliser le dépot du développeur, en rajoutant ses entrées dans mon /etc/pacman.conf…

Ayant vu que les dépôts répondent aux abonnés absents, il a fallu que je recompile l’ensemble des paquets…

Après avoir cloné le dépot github, j’ai lancé la compilation des… 59 paquets nécessaires à la création d’Unity… Qui donne au final 67 paquets à installer, certains paquets étant « multiples ».

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Cub Linux ? Chromixium OS, le retour :)

Le réseau à l’oiseau bleu n’est pas seulement celui des clashs et de l’information jetable, c’est aussi celui où je découvre des artistes et où je suis parfois contacté pour qu’on me demande mon avis sur des distributions GNU/Linux.

Merdre, serais-je donc devenu un blogueur influent sans les revenus juteux qui vont avec ? 🙂

C’est ainsi qu’on m’a demandé mon avis sur la distribution Cub Linux. Énième dérivée d’Ubuntu, c’est en réalité la suite du projet Chromixium OS, qui pour des raisons de sonorité a été obligé de changer son nom à la demande d’une petite entreprise peu connue, Google. Faut pas se mettre à dos cette petite boite 🙂

Le principe est simple : Reprendre l’idée des Chromebook, ressucée moderne des Network Computers dont j’avais parlé dans un billet vieux geek en octobre 2012.

Un ordinateur équipé du strict minimum vital, avec un SSD pour stocker le système, les données étant gérée sur du stockage à distance, avec les principaux outils résumé à des applications web, sauf le navigateur internet.

D’ailleurs, Cub Linux annonce la couleur :

[…]
Cub Linux is an operating system that combines the best of aspects of the Chromium browser (speed, Google integration, web apps) with the best of Ubuntu Linux (hardware compatibility, thousands of mainstream applications) to create a user experience that is as familiar as Chrome OS and as powerful as Ubuntu Linux.
[…]

Une traduction rapide ?

[…]
Cub Linux est un système d’exploitation qui combine le meilleur des aspects du navigateur Chromium (vitesse, l’intégration de Google, des applications web) avec le meilleur d’Ubuntu Linux (compatibilité matérielle, des milliers d’applications grand public) pour créer une expérience utilisateur qui est aussi familière que Chrome OS et aussi puissant qu’Ubuntu Linux.
[…]

Wow ! Ça promet, non ? J’ai donc récupéré la version 1.0rc, seule disponible au 18 mai 2016, basée sur la Ubuntu 14.04.4 et j’ai fait chauffé mon VirtualBox pour faire « mumuse » avec la distribution.

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Ubuntu Mate 16.04 LTS, à une semaine de sa sortie : on arrête ou on continue ?

Le 21 avril 2016 est la date retenue pour la sortie d’Ubuntu et de ses variantes (Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu, Ubuntu Gnome et Ubuntu Mate). Depuis la découverte de cette variante d’Ubuntu avec l’environnement Mate-Desktop en août 2014, je dois dire que je l’ai suivi avec plaisir. Que ce soit à l’époque de la béta de la Ubuntu Mate 15.04 ou encore pour la version 15.10.

Je concluais le dernier article ainsi :

[…]La traduction est très poussée, mais il y a un gros hic : l’écran d’accueil qui n’est qu’en anglais. La partie logithèque de l’écran d’accueil est franchement fluide, même dans une machine virtuelle.

On est loin de la Logithèque Ubuntu qui commence à faire son âge. Si l’écran pouvait être traduit pour la prochaine version LTS d’Ubuntu Mate, cela serait une sacrée pierre dans le jardin de la LinuxMint avec l’environnement du même nom.

En tout cas, je dois dire que pour moi, l’essai est vraiment transformé.

J’ai donc voulu voir si la bonne impression que j’avais de la Ubuntu Mate 15.10 se confirme ou si c’est retombé comme un soufflé trop cuit. Pour le savoir, j’ai récupéré une des dernières images ISO disponibles sur http://cdimage.ubuntu.com/ubuntu-mate/daily-live/current/ pour l’installer dans VirtualBox.

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En vrac’ mercurien.

Un rapide en vrac’ mixte. Ça arrive parfois 🙂

Commençons par le monde où « se quereller pour un oui ou pour un non est un mode de vie », j’ai nommé le logiciel libre.

  • Dans la catégorie des distributions GNU/Linux qui sont vraiment utiles, je demande la nouvelle HandyLinux. Bien qu’elle soit annoncée comme une version « mineure », certaines modifications comme le retour en grace de Mozilla Firefox en font une version majeure.
  • Toujours dans cette catégorie, la Primtux, à destination du monde scolaire, vient de sortir sa nouvelle version stable dite « Eiffel ».
  • Dans la série, « Tiens, elle est encore en vie ? », je demande la OpenMandriva Lx 3 beta 1. Parmi les grosses nouveautés, le support de Plasma 5.6. Plus d’infos sur les notes de publication.
  • Dans la catégorie « J’ai envie de suivre la route de la Ubuntu Mate », je demande la Ubuntu Budgie Remix. Pour le moment, c’est en béta encore un peu chatouilleuse au niveau de l’installateur. On va attendre un peu avant d’en parler 🙂

Côté livres et apparentés ? Rien cette semaine. On verra la semaine prochaine !

Côté musique ?

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, mais c’est déjà pas mal, non ? 🙂
Bon mercredi !

Un petit peu de fiction linuxienne : Et si Ubuntu disparaissait ?

Avant que certaines personnes ne sortent les fourches, les haches et autres flambeaux pour me faire passer un sale quart d’heure, l’article qui suit est un exercice de réflexion. Rien d’autre.

Connaissant le monde linuxien depuis près de 20 ans, je sais très bien qu’aucune distribution ne reste éternellement au firmament. Pour reprendre un texte chanté par Shahnourh Varinag Aznavourian dans son album de 1966 éponyme de sa célèbre chanson « La bohême » :

« Je vous parle d’un temps,
Que les moins de vingt ans,
Ne peuvent pas connaître »

Même si cela fait moins de 20 ans, il suffit de se souvenir qu’au tournant des années 2000, une des distributions GNU/Linux qui avait le vent en poupe, c’était la Mandrake Linux devenue Mandrake puis Mandriva… On sait ce qu’il en reste de nos jours.

Même si le classement de distrowatch est celui de l’intérêt relatif à chaque distribution, si on regarde la place de la Mandrake/Mandriva sur le plan annuel depuis 2002 : Première de 2002 à 2004. Deuxième place dès 2005 à cause d’Ubuntu qui lui pique la médaille d’or. 2006 ? Cinquième. 2007 ? Neuvième. 2008, un sursaut d’orgueil et elle revient en septième position, confirmé en 2009 avec la sixième place. 2010 ? Perte d’une place. 2011 ? Dixième. 2012 ? 29ième… 2013 ? 42ième…

Bref, en l’espace d’une décennie, la flamboyante Mandrake disparait au fin fond des abysses du classement d’intérêt. C’est le règne incontesté d’Ubuntu (qui le méritait) jusqu’en 2010. Depuis LinuxMint a pris sa place.

On m’objectera que ce classement est juste une statistique de curiosité et de volonté de s’informer, qui n’influe en rien sur la popularité réelle d’une distribution. Je suis d’accord. D’ailleurs, la distribution la plus recherchée n’est-elle pas la plus célèbre fille d’Ubuntu ?

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