Meurs, Gstreamer 0.10, meurs ! :D

Dans le domaine du logiciel libre, et de Linux, il y a de nombreuses technologies, dont une dédiée à tout ce qui est affichage des formats audio et vidéo, j’ai nommé Gstreamer.

Il existe deux branches, l’ancienne, alias 0.10 et celle maintenue activement la 1.x, en version 1.4 au moment où j’écris cet article.

Ces technologies sont employées par la plupart des logiciels audio et vidéo dans les distributions GNU/Linux. On peut employer les deux en parallèle, mais l’idéal serait de ne plus utiliser que la génération 1.x de Gstreamer.

Vieil utilisateur des logiciels de la Mozilla Foundation, j’ai accueilli avec grand plaisir la presque cloture d’un bug, celui qui concerne l’utilisation par défaut de Gstreamer 1.x pour tout ce qui est audio et vidéo et qui permet de s’affranchir d’Adobe Flash sur les sites qui sont suffisamment bien conçus.

Continuer la lecture de « Meurs, Gstreamer 0.10, meurs ! 😀 »

Le navigateur Opera nouvelle génération a-t-il un intérêt autre que graphique ?

Dans un billet de février 2013, suite à l’annonce de la mise à mort de l’ancienne génération d’Opera pour préviligier Webkit j’annonçais qu’on revenait peu ou prou à la situation de 2002, avec un moteur de rendu majoritaire à lui seul : Webkit et son petit frère, Blink.

Alors que la version 24 du navigateur Opera est sortie, en version stable pour MacOS-X et MS-Windows, il n’y a qu’une version de développement, la 25 disponible pour les distributions GNU/Linux.

Je me suis demandé s’il n’y avait qu’un intérêt cosmétique à utiliser Opera en lieu et place de Chrom(ium)e.

Pour se faire, j’ai installé dans une machine virtuelle VirtualBox, Chromium en version 37 et la dernière version de développement disponible pour Opera, la 25, seule version disponible pour les distributions GNU/Linux si on veut du récent.

Continuer la lecture de « Le navigateur Opera nouvelle génération a-t-il un intérêt autre que graphique ? »

LXQt : où en est-il 4 mois après sa version 0.7 ?

Sur le blog de l’environnement LXQt, on peut lire l’article suivant, où il parle de la migration vers QT5 comme toolkit par défaut (même si le billet date de fin juin 2014) :

Recently we also got some patches from the community and also a new developer joined us. We’re now fixing some remaining bugs. Hopefully we can have 0.8 release soon. 🙂

Ce qu’on peut traduire par :

Récemment, nous avons aussi eu quelques rustines de la communauté et aussi un nouveau développeur nous a rejoint. Nous corrigeons quelques bugs restants. J’espère que nous pourrons avoir une version 0.8 bientôt. 🙂

Donc, 4 mois après la sortie de l’environnement dans sa première version officielle, j’ai eu envie de faire un point sur l’état de LXQt. Dans ce but, j’ai repris la base d’un article que j’avais publié sur lxqt 0.7 en mai dernier.

J’ai donc installé une Archlinux dans une machine VirtualBox et en me basant sur la paquet AUR lxqt-desktop-git, je me suis occupé de faire compiler l’environnement.

Continuer la lecture de « LXQt : où en est-il 4 mois après sa version 0.7 ? »

Et la VoidLinux, elle devient quoi ?

Dans le petit royaume des distributions GNU/Linux nichesque, la Void Linux, dont j’ai parlé pour la dernière fois en mars 2014.

Pour changer un peu, j’ai installé en vidéo la distribution qui a remplacé systemd au profit de runit. La vidéo est un peu longue (une quarantaine de minutes), et j’avoue que j’ai un peu galéré pour l’installation.

A la fin de la vidéo, j’ai eu eu mal à éteindre la machine virtuelle. J’ai eu la réponse sur le canal IRC. Il fallait installer les paquets ConsoleKit et upower0.

J’ai aussi rapporté l’ensemble des petits bugs que j’ai pu constaté pour améliorer la distribution. En tout cas, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder la vidéo que j’ai pris à la faire.

Combien de distributions GNU/Linux vont suivre le chemin du dodo avant une prise de conscience nécessaire du danger de démultiplier à l’infini leur nombre ?

Il y a plusieurs facteurs qui me font penser que ce qui est à la fois la force et la faiblesse du monde linuxien est en train de faire des ravages.

Non, je ne parle pas du fork compulsif qui n’apporte rien au schmiblick. Je me suis déjà pris suffisamment de volée de bois vert de la part de personnes qui considéraient que je mettais en doute le principe même du fork, alors que je ne critiquais que son utilisation abusive.

Non, je pense surtout à l’éparpillement des utilisateurs suite à un nombre toujours croissant de distributions GNU/Linux, qui connaissent une croissance largement plus rapide que le nombre d’utilisateurs potentiels.

Depuis plusieurs années, j’ai parlé de distributions GNU/Linux plus ou moins étranges qui nous ont parfois quittés avec pertes et fracas. On peut citer la SolusOS (dont l’article sur la mort de la distribution avait été un grand moment de solitude et d’incompréhension), la ColorwheelOS ou la fruitée PearOS parmi les grands noms des distributions mortes au combat.

Le problème était et reste la petitesse des équipes derrière nombre de distributions. La communauté créée autour des distributions, même si elle fait preuve de bonne volonté ne s’implique pas toujours, et quand il faut faire des tests pour assurer un minimum de qualité lors de la sortie d’une ISO finale, les bras manquent.

L’exemple récent du bug vicieux de la KaOS est symptomatique de la fragmentation à l’extrême des distributions GNU/Linux, et des conséquences que cela entraine. Des bugs vicieux et assez difficile à reproduire se retrouve dans la version finale et sarcle la réputation de la distribution.

Autre symptôme, c’est l’appel à l’aide qu’a lancé l’équipe de la Mageia, dont j’ai pris connaissance via le blog d’Andre Ani, qui recherche des volontaires dans sa communauté pour avoir un minimum de contrôle qualité sur les mises à jour de sa distribution. Nul besoin d’avoir un niveau bac+5 en informatique pour aider dans ce cas, mais de savoir rapporter des bugs quand on les voit.

Continuer la lecture de « Combien de distributions GNU/Linux vont suivre le chemin du dodo avant une prise de conscience nécessaire du danger de démultiplier à l’infini leur nombre ? »