LXQt : où en est-il 4 mois après sa version 0.7 ?

Sur le blog de l’environnement LXQt, on peut lire l’article suivant, où il parle de la migration vers QT5 comme toolkit par défaut (même si le billet date de fin juin 2014) :

Recently we also got some patches from the community and also a new developer joined us. We’re now fixing some remaining bugs. Hopefully we can have 0.8 release soon. 🙂

Ce qu’on peut traduire par :

Récemment, nous avons aussi eu quelques rustines de la communauté et aussi un nouveau développeur nous a rejoint. Nous corrigeons quelques bugs restants. J’espère que nous pourrons avoir une version 0.8 bientôt. 🙂

Donc, 4 mois après la sortie de l’environnement dans sa première version officielle, j’ai eu envie de faire un point sur l’état de LXQt. Dans ce but, j’ai repris la base d’un article que j’avais publié sur lxqt 0.7 en mai dernier.

J’ai donc installé une Archlinux dans une machine VirtualBox et en me basant sur la paquet AUR lxqt-desktop-git, je me suis occupé de faire compiler l’environnement.

Continuer la lecture de « LXQt : où en est-il 4 mois après sa version 0.7 ? »

Et la VoidLinux, elle devient quoi ?

Dans le petit royaume des distributions GNU/Linux nichesque, la Void Linux, dont j’ai parlé pour la dernière fois en mars 2014.

Pour changer un peu, j’ai installé en vidéo la distribution qui a remplacé systemd au profit de runit. La vidéo est un peu longue (une quarantaine de minutes), et j’avoue que j’ai un peu galéré pour l’installation.

A la fin de la vidéo, j’ai eu eu mal à éteindre la machine virtuelle. J’ai eu la réponse sur le canal IRC. Il fallait installer les paquets ConsoleKit et upower0.

J’ai aussi rapporté l’ensemble des petits bugs que j’ai pu constaté pour améliorer la distribution. En tout cas, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder la vidéo que j’ai pris à la faire.

Combien de distributions GNU/Linux vont suivre le chemin du dodo avant une prise de conscience nécessaire du danger de démultiplier à l’infini leur nombre ?

Il y a plusieurs facteurs qui me font penser que ce qui est à la fois la force et la faiblesse du monde linuxien est en train de faire des ravages.

Non, je ne parle pas du fork compulsif qui n’apporte rien au schmiblick. Je me suis déjà pris suffisamment de volée de bois vert de la part de personnes qui considéraient que je mettais en doute le principe même du fork, alors que je ne critiquais que son utilisation abusive.

Non, je pense surtout à l’éparpillement des utilisateurs suite à un nombre toujours croissant de distributions GNU/Linux, qui connaissent une croissance largement plus rapide que le nombre d’utilisateurs potentiels.

Depuis plusieurs années, j’ai parlé de distributions GNU/Linux plus ou moins étranges qui nous ont parfois quittés avec pertes et fracas. On peut citer la SolusOS (dont l’article sur la mort de la distribution avait été un grand moment de solitude et d’incompréhension), la ColorwheelOS ou la fruitée PearOS parmi les grands noms des distributions mortes au combat.

Le problème était et reste la petitesse des équipes derrière nombre de distributions. La communauté créée autour des distributions, même si elle fait preuve de bonne volonté ne s’implique pas toujours, et quand il faut faire des tests pour assurer un minimum de qualité lors de la sortie d’une ISO finale, les bras manquent.

L’exemple récent du bug vicieux de la KaOS est symptomatique de la fragmentation à l’extrême des distributions GNU/Linux, et des conséquences que cela entraine. Des bugs vicieux et assez difficile à reproduire se retrouve dans la version finale et sarcle la réputation de la distribution.

Autre symptôme, c’est l’appel à l’aide qu’a lancé l’équipe de la Mageia, dont j’ai pris connaissance via le blog d’Andre Ani, qui recherche des volontaires dans sa communauté pour avoir un minimum de contrôle qualité sur les mises à jour de sa distribution. Nul besoin d’avoir un niveau bac+5 en informatique pour aider dans ce cas, mais de savoir rapporter des bugs quand on les voit.

Continuer la lecture de « Combien de distributions GNU/Linux vont suivre le chemin du dodo avant une prise de conscience nécessaire du danger de démultiplier à l’infini leur nombre ? »

Coup de gueule de vacances : et oui, le mot consommateur est constitué de quatre syllabes.

Dans un article qui arracherait des larmes à un crocodile empaillé, Jean Labadie, un producteur et distributeur de films se plaint, et je cite :

[…]Hadopi première version n’était pas parfait mais menaçait de sanctions ceux qui volaient (car, oui, le piratage est un vol) les ayants droit, auteurs, producteurs ou diffuseurs de films. Votre gouvernement n’a eu de cesse que de détruire cette entité sans avoir jamais, en deux ans, proposé une quelconque riposte contre les contrevenants. Pourquoi dans ce cas ne pas laisser chacun se servir dans les magasins d’alimentation ou de prêt-à-porter ? Ne serait-il pas aussi légitime de se vêtir et de manger à sa faim sans payer ?[…] »

Outre le fait qu’un fichier copié n’est pas volé, du moins au sens du Code Pénal, article 313-1 :
« Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. » et que la copie est définie comme étant : la « Reproduction d’une œuvre d’art, d’un bijou, d’une photo, etc.. », donc en faire un double, et qui reviendrait à dire que mathématiquement une soustraction est la même chose qu’une division, on peut voir que l’industrie du cinéma n’a pas compris qu’elle défend l’indéfendable.

L’article défend une VOD qui saucissonnerait la planète. Cela me rappelle quelque chose, une hérésie, une saloperie une source d’emmerdements sans fin : le zonage des DVDs.

Si les CDs et les VHS ont eu un énorme succès, c’était qu’il n’y avait pas de limitation géographique. Qui fait que je peux acheter un CD aux Etats-Unis ou au Japon auprès d’un artistes inconnus des grands catalogues et que ma platine peut les lire sans installer d’adaptateurs. C’est du « j’insère le CD et ça le lit. »

C’est trop simple à comprendre ou encore à mettre en oeuvre ?

Continuer la lecture de « Coup de gueule de vacances : et oui, le mot consommateur est constitué de quatre syllabes. »

Ah, la fausse diversité dans le domaine des navigateurs internet :)

Il y a plus d’un an, je parlais de la mort de Camino, un navigateur internet pour MacOS-X qui enrobait le coeur de rendu de Mozilla Firefox (Gecko) dans une interface prévue pour MacOS-X et ses technologies.

J’ai entendu d’un énième navigateur basée sur le composant Webkit de QT reprenant l’interface historique d’Opera (jusqu’à sa version 12) m’a donné envie de faire un point sur la fausse diversité des navigateurs web.

Car il faut le dire, depuis la lente mise à mort d’Opera 12.xx, côté diversité, c’est vraiment nul à se vider les intestins sur un rythme de techno.

En gros pour résumer, il y a trois familles, une seule étant spécifique à MS-Windows. Avec quelques miettes pour des navigateurs alternatifs, car dans des domaines où les poids lourds du secteur sont justement trop lourds ! 🙂

La première famille, c’est justement celle du moteur de rendu d’Internet Explorer, alias Trident qui est en version 7.0 en 2014.

C’est aussi la base d’une floppée de surcouche comme AvantBrowser ou encore Maxthon pour ne citer que les deux plus célèbres.

La deuxième famille est celle de Gecko et donc de Mozilla Firefox et Seamonkey principalement.

La troisième famille, c’est celle de Webkit et de son cousin germain Blink. Ici, on trouve : Chrom(ium)e, Opera (depuis sa version 15.x), Safari (uniquement sur MacOS-X), Midori, Web (le navigateur de Gnome), QupZilla, et encore une tripotée de navigateurs dont je suis certain que j’en oublierais la moitié au passage !

Continuer la lecture de « Ah, la fausse diversité dans le domaine des navigateurs internet 🙂 »