Un installateur graphique pour Archlinux : serpent de mer ou outil « contre nature » pour la distribution GNU/Linux ?

J’utilise depuis 2009 la distribution GNU/Linux Archlinux presque en continue sur mes ordinateurs successifs. Depuis presque aussi longtemps, j’entends la même rengaine : où est l’installateur graphique ? Ou sa variante : pourquoi y a pas d’installateur graphique ?

Il y a bien des projets développés pour Archlinux (comme cnchi d’Antergos, devenu Thus sous Manjaro Linux), Evo/Lution (bien que le projet semble se tourner vers un outil textuel comme celui qu’on peut avoir sous la vénérable Slackware Linux), ou encore Calamares (KaOS et Manjaro Linux) voire Tribe pour la Chakra Linux qui a coupé les ponts depuis quelques années avec la distribution qui l’a vu naître.

Cependant, et j’ai pu en avoir la preuve avec le port de cnchi utilisé par la KaOS lors d’un test que je lui avais accordé que ces outils sont vraiment tout sauf au point.

Outre le fait qu’il y a au moins trois projets concurrent pour proposer un installateur pour les distributions basées sur Archlinux, je pense que proposer un installateur graphique est un peu « contre nature » pour une distribution qui se veut KISS (« Keep It Simple Stupid » qu’on peut traduire de manière sociale par « Ne compliquons pas les choses »).

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Diaspora* : je t’aime, moi non plus ?

C’est un peu la relation que j’ai avec ce réseau social alternatif. Pour la troisième fois, je me suis réinscrit, via le pod d’accès de framasoft. Et j’espère que cette fois, j’y resterais un peu plus longtemps que les fois précédentes.

Dans un article fleuve, Cyrille Borne nous annonce qu’il quitte diaspora*, je cite :

[…]
Oui vous avez bien lu c’est un échec, on a bien du monde, on a bien du contenu mais il manque ce qu’il manque toujours et j’ai l’impression que le phénomène s’accélère, il n’y a pas de codeurs. Raconter des conneries, balancer des lol cats, troller sur Microsoft, Apple Google, refaire le monde est à la portée de tout le monde, mais des événements montrent qu’il manque toujours des bras pour coder les applications libres.[…]

Je suis d’accord, diaspora* est encore un peu fruste, il n’a pas le polissage graphique et ergonomique d’un Google+ ou de l’éléphantesque réseau des Fesseurs de Caprins.

Je suis d’accord qu’il y a moins de codeurs, mais c’est une constante de ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du logiciel libre : l’égo de ses développeurs et la possibilité de s’entendre.

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Debian GNU/Linux Jessie, un mois avant le freeze, ça donne quoi ?

Le freeze (gel en bon français) de la Debian GNU/Linux Jessie est prévu pour le 5 novembre 2014, soit environ 34 jours au moment où j’écris cet article, le 2 octobre 2014. Cet article est la suite – en quelque sorte – de celui-ci, écrit en mars 2014, à l’époque systemd était désactivé par défaut.

J’ai voulu voir l’état d’avancement de la future Debian GNU/Linux 8.0. Même si des assouplissements dans le gel des paquets sont prévus, ils sont progressivement réduit au strict minimum : la correction de bugs inacceptables pour la première version finale de la Debian GNU/Linux 8.0.

Ensuite, il faudra compter avec la durée de gel. On peut donc estimer, en se basant sur la moyenne des trois derniers gel (ceux de Lenny, Squeeze et Wheezy, soit 202, 184 et 308 jours) que la Debian GNU/Linux Jessie sortira environ 231 jours (soit 7 mois et demi) après le gel, ce qui nous donne une date aux alentours du 24 juin 2015. Date purement pifométrique bien entendu 🙂

Quoique cela colle avec l’estimation du wiki
, qui déclare :

endures a freeze cycle of 7 +/- 1 months before getting released.

Ce qu’on peut traduire par :

endure un cycle de gel de 7 +/- 1 mois avant d’être publié.

J’ai donc récupéré la dernière ISO hebdomadaire de la Debian GNU/Linux Jessie, datée du 29 septembre 2014, en prenant la version AMD64.

J’ai ensuite créé une machine virtuelle VirtualBox pour voir ce que la Debian GNU/Linux Jessie a dans le ventre.

J’ai lancé l’installateur graphique pour avoir une interface plus « michu-compliant » 🙂

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OpenSuSE 13.2 beta 1 : qu’elle est verte ma distribution :)

Ah, OpenSuSE… Une distribution avec laquelle j’ai une relation assez tendue. Aussi tendue qu’un caleçon quand il se transforme en instrument de musique à vent… Désolé pour le manque de poésie de l’image 🙂

En octobre 2011, je parlais d’une distribution 48 bits car la version dite 64 bits de l’OpenSuSE 12.1 contenait pas mal de paquets 32 bits. Près de 3 ans plus tard, le constat est à peine amélioré, mais je vous en parlerais plus loin dans l’article.

Le 22 septembre 2014, l’équipe d’OpenSuSE annonçait la sortie de la version 13.2 beta 1, la version 13.2 finale étant prévue pour début novembre 2014.

Dans les grandes lignes, on a les informations suivantes :

  • Noyau linux 3.16, le 3.17 pour la finale
  • Gnome 3.12, 3.14 pour la finale
  • KDE 4.13.x, 4.14 pour la finale
  • btrfs pour la partition /, xfs pour la partition /home

j’ai donc récupéré les ISO des versions dites 64 bits avec KDE SC et Gnome via Bittorrent, en bon tipiak que je suis.

Puis j’ai créé deux machines virtuelles une pour OpenSuSE avec KDE SC, l’autre avec Gnome. Dans les deux j’ai lancé directement l’installateur, seul point vraiment positif de la distribution, car l’installateur de l’OpenSuSE, c’est la Rolls Royce des installateurs.

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Les guerres intestines du logiciel libre : ou comment se vider un chargeur d’AK-47 dans le pied.

Dans un article très récent dont j’ai dû clore les commentaires moins de 24 heures après la publication de l’article au lieu des 7 jours habituels, suite à un début de guerre de distributions, j’ai constaté qu’une partie des libristes sont dans l’incapacité de se comporter en adultes.

Dans le monde du logiciel libre, il y a de nombreuses guerres intestines. Outre la guerre des éditeurs (vi contre emacs) qui reste plutôt gentille et potache, on trouve des conflits qui sont quand même largement plus dangereux, la liste ci-dessous étant par définition non-exhaustive.

  • BSDs libres contre distributions GNU/Linux
  • Distributions GNU/Linux à parutions périodiques contre celles en publication continue
  • Distributions GNU/Linux basée sur les paquets deb contre celles utilisant les paquets rpm
  • Distributions GNU/Linux précompilée contre celle qui utilisent le code source
  • Ubuntu contre Linux Mint pour les converti(e)s récent(e)s au logiciel libre version GNU/Linux

Dans l’article sur lequel j’ai été obligé de clore les commentaires, j’ai constaté un début de guerre entre pro-Fedora Linux et pro-Debian GNU/Linux. Ce qui m’a fait exploser de colère puis de rire est de dire que les deux distributions ont deux publics différents.

Pour moi, c’est faux. Les deux visent le même public à terme : l’entreprise. Car la Debian GNU/Linux Stable, même si elle souffre de part sa volonté d’être aussi solide que du granit d’un certain âge avancé pour une partie de ses logiciels, c’est aussi le cas pour la Fedora Linux dans sa version long terme, j’ai nommé la Red Hat Enterprise Linux ou pour les personnes qui ne veulent pas mettre la main à la poche, la CentOS.

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