L’industrie musicale malade du « piratage » ou de son manque d’innovation ?

Les moines copistes de phonographes… euh, les industries de vente de disques aussi appellées majors du disque nous sortent chaque année des yeux remplis de larmes la même rengaine : le piratage copie illicite des musiques entrainent la mort lente de l’industrie musicale, ou il serait déjà plus honnête intellectuellement d’employer le terme d’industrie du disque.

C’est ainsi depuis des années qu’avec des ministres de la culture successifs, les lois DADVSI, et les deux Hadopi ont été votées, même si techniquement, ce sont des lois mortes nées.

Il est tellement facile d’accuser des vilains internautes de copier pour le plaisir de copier des albums entiers, et déclarer – sans la moindre preuve scientifiquement affermie – qu’un morceau téléchargé serait un morceau perdu au niveau de la vente.

L’industrie du disque fait penser à la tirade du poumon du Malade Imaginaire de Jean-Baptiste Poquelin :

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Utiliser une machine virtuelle pour tester un OS, c’est ne pas l’utiliser vraiment ?

Certaines personnes m’ont fait remarquer que je ne prenais pas la peine d’utiliser une partition réelle de mon disque dur pour tester les distributions Linux, les BSDs et autres OS qu’il m’arrive de présenter. Et que cela n’était pas bien

Ce qui m’a valu quelques gentillesses, comme celle d’être traité de demi-mots de mythomane sur identi.ca

Mais passons outre cette polémique de propos qui ressemble à ceux d’une époque digne d’Oncle Joe et venons en au coeur du problème : pourquoi utiliser une machine virtuelle plutôt qu’une partition en dur ?

Pour plusieurs raisons :

  1. Car c’est plus simple de créer une image disque que de partitionner un disque dur. En cas d’erreur, on efface le fichier et on recommence. Tandis qu’avec une partition…
  2. Car le matériel émulé depuis l’arrivée des instructions KVM (AMD-V, Intel VT) est aussi rapide que le matériel réel, au moins sur le plan puissance de calcul du microprocesseur).
  3. Bien que le matériel émulé ne puisse pas de manière simple accéder aux ressources poussées (comme les fonctionnalités 3D des circuits graphiques) cela permet toujours d’avoir un matériel classique et fonctionnel).
  4. Pas besoin de rajouter / sortir les os installés dans le gestionnaire de démarrage

En gros, c’est largement plus simple d’accès. Certains puristes hurlent à la mort – tel des loups devant la pleine lune – car j’ose utiliser un virtualiseur dans mes présentations… Et me font comprendre qu’en dur, le résultat serait différent.

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Petite piqûre de rappel : Ce qui nous attend avec Loppsi 2…

Une petite vidéo pour se souvenir que la loppsi signifie la fin de la neutralité d’internet…

Tout cela au nom de la lutte contre la pédopornographie… La réaction de l’association l’Ange Bleu n’est pas piquée des hannetons.

Un site filtré une heure pourra sans aucun obstacle migrer vers un nouveau serveur l’heure suivante. Tant que le diffuseur n’aura été arrêté et le contenu détruit, ce dernier restera toujours présent sur la toile.
Des techniques permettent de contourner anonymement les filtrages imposés par les autorités, par l’usage par exemple de proxys.
[…]
Il est fort à craindre en effet que les diffuseurs de pédopornographie prennent acte de ce dispositif pour déployer toutes les ressources en leur possession afin de sécuriser et renforcer leurs traffics si ce n’est déjà fait. De part notre expérience auprès du public concerné, nous confirmons qu’aucun filtrage d’Internet ne saura répondre aux objectifs visés.
[…]
Le célèbre site d’encyclopédie en ligne fut bloqué dans ce pays selon le principe repris par la LOPPSI de filtrage des contenus pédopornographiques, après avoir renseigné leur liste noire d’une seule de ses pages présentant la pochette de l’album « Virgin Killer » du groupe Scorpions.

Ce pays étend désormais le filtrage à beaucoup d’autres contenus que la seule pédophilie ce qui pour nous constitue une source supplémentaire d’inquiétudes. En effet et pour faire un parallèle, pensons au précédent du fichage ADN en France. Quels usages en a-t-il été fait au cours de cette décennie ? Initialement destiné spécifiquement aux grands criminels, il a peu à peu été étendu à des catégories de délits mineurs jusqu’à toucher aujourd’hui les sans-papiers, les faucheurs OGM, voire des manifestants.

Et une dernière pour la route…

Maintenant, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas…

Les guignols de l’info avaient bien raison…

Sans employer des termes assez crus, on peut penser que les têtes des stars du foutcheboll (à prononcer avec un accent brésilien de préférence) ne sont pas vraiment de confiance…

Cf cet article de l’Express qui montre quel validité peut avoir leurs propos

« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. » Les joueurs de l’équipe de France de football auraient fait leur la célèbre maxime de Jacques Chirac. Contre toute attente, les grévistes de Knysna n’auraient pas renoncé aux primes de sponsoring liés à leur participation au Mondial. C’est ce que révèle ce mardi L’Equipe, expliquant qu’aucun des Bleus sud-africains n’aurait signé les documents par lesquels ils cèdent cette part de leur revenus à la fédération. […]

Surtout quand on sait quel est le niveau de pauvreté en France, en gros 1/40ième de la population française… A croire que les Guignols, malgré leur coté excessif avaient bien raison…

De l’art de faire du « buzz ».

Faire parler de soi, c’est le meilleur moyen de se faire connaître, même si c’est à son corps défendant. Je ne pense pas à la construction marketing pour adolescente prépubères, mais du buzz croissant autour de la succession à une distribution linux, celle qui est la plus célèbre, à savoir la distribution reine.

Depuis le début de la semaine, elle fait le buzz autour d’elle. D’abord, la floppée d’articles mettant en avant l’arrivée de la couche Unity en lieu et place du Gnome-Shell (dont j’ai parlé dans un article récent), voici maintenant une info qui tient plus du serpent de mer qu’autre chose. Rhythmbox, lecteur multimédia présent depuis Warty Warhog alias Ubuntu 4.10 est remercié. Le gagnant ? Banshee, logiciel utilisant l’implementation libre de la technologie de Microsoft .Net, j’ai nommé Mono, dixit cet article de OMG Ubuntu.

C’est donc le deuxième coup porté à l’unité de Gnome par Canonical. A croire que Canonical cherche à « forker » Gnome pour en faire un environnement à sa sauce. Enfin, étant donné que c’est du logiciel libre, Canonical peut se le permettre. Il a une masse critique suffisante pour le faire, mais il risque en faisant ainsi de se mettre petit à petit à dos un nombre croissant d’utilisateurs et de développeurs, non ?