Archlinux n’est pas Ubuntu…

Sur plusieurs plans, dont le plan philosophique (KISS) ni sur le plan de la part de marché et de la reconnaissance au niveau « grand public » (dans le sens linuxien du terme).

Ce matin, j’ai eu droit à un petit courrier (que je ne reproduirais pas, par respect pour le secret de la correspondance privée), qui me faisait passer l’information suivante : Python 3 est désormais dans le dépot [extra] de la distribution Archlinux, et que les personnes s’occupant de paquets tiers (donc sur AUR) devait faire les modifications qui vont bien pour que les paquets fonctionnent encore.

Je passerais sur la petite phrase sirupeuse de fin du courrier, qui est digne d’un ministre de la culture récent 😉

Je comprends maintenant ce que voulais dire Cyrille Borne quand il parlait d’une Ubuntu (dans le sens d’une distribution ayant une grande notorioté) comme nécessité.

En effet, il est nécessaire de comprendre que seule une distribution aussi connue qu’Ubuntu peut se permettre ce genre de changement (comme jadis l’arrivée de Pulse Audio dans une certain Ubuntu Hardy Heron), car il aura une communauté suffisamment importante pour promouvoir les nouvelles versions et nouvelles technologies.

Il faut être réaliste car des distributions comme Archlinux ou Frugalware (pour citer les deux distributions qui incarne le rolling release depuis des années), ce n’est pas à la portée du switcher de base.

Cette arrivée précoce de Python 3 (ce n’est que la version 3.1 de Python, et des entités plus « importantes » comme la Fondation Mozilla n’envisage pas le passage vers Python 3 avant un bon bout de temps) ressemble plus à un coup d’orgueil qu’à une nécessité technique réelle.

Que l’on me comprenne bien : je ne nie pas l’idée qu’il faudra un jour passer à Python 3. Mais qu’une version plus avancé de Python 3 (comme une 3.2 voire une 3.3) serait plus adaptée au final.

Confondre vitesse et précipitation est une erreur. Maintenant, pour le moment, Frugalware me convient. Reste à savoir si elle me conviendra suffisamment longtemps, ou si, d’ici quelques semaines ou mois, je ne reviendrais pas vers Archlinux, ou je ne me plongerais pas dans une autre distribution, allant même jusqu’à la distribution source, avec une distribution comme une gentoo par exemple.

De l’irresponsabilité flagrante de passer à Python3 dès maintenant.

Je suis en colère contre les codeurs d’Archlinux qui ont voulu pousser la logique du « rolling release » jusqu’au bout.

Depuis le passage à Python3 activé sur testing, les logiciels en python explose en vol les uns après les autres au fur et à mesure des versions.

Sur la liste des victimes, suite à une modification du paquet pygtk :

Et encore je n’ai pas fait la totalité de mes logiciels basés sur Python.

Et étant donné que je pousse des gueulantes sur Identi.ca et twitter, j’ai eu droit à la réponse que je méritais de la part de Pingax

J’ai toujours été une sombre nullité en matière de développement et de codage. Mes tentatives pour apprendre python se sont toutes soldées par des échecs.

Je pense que la solution qui me reste – et je sens déjà Cyrille Borne rire – est de retourner sous Ubuntu. Chose que je ferais ce soir, car j’en ai marre de devoir recompiler tous les jours les outils en python car un paquet aura changé sur [testing].

Dommage que les codeurs d’Archlinux oublie une chose : que rolling release ne signifie pas explosion en vol à la moindre grosse mise à jour 🙁

Quand Microsoft ment encore une fois… Cela augure mal pour Internet Explorer 9

Dans la série des mensonges de Microsoft (cf l’épopée des « get the facts »), voici les mensonges sur les qualités supposées supérieure du navigateur Internet Explorer 9 (qui ne tournera que sur MS-Windows Vista et MS-Windows 7).

Dans une page, Microsoft compare Chrome 6, Mozilla Firefox 4.0 béta3 (alors que la béta 6 est sortie), et bien entendu IE9.

Mensonge microsoft propagande pour IE9

Le mensonge principal, c’est l’impossibilité – selon Microsoft – d’ouvrir un onglet accidentellement fermé. Hors, cette fonctionnalité existe au moins depuis Mozilla Firefox 3.6, et peut-être même la 3.5…)

Autre mensonge, l’impossibilité de combiner barre d’adresse et de recherches. Qui a dit Mozilla Firefox 3.0 (au minimum ?)

Et aussi, pas de proposition d’adresse au fur et à mesure de la saisie… Qui a dit « Barre d’adresses intelligente » ?

Mensonge microsoft propagande pour IE9 - onglets

Bref, quand Microsoft ment, ce n’est pas à petite dose. Bah, c’est habituel de leur part, pourquoi s’étonner ? 😉

J’ai mis des captures d’écrans avant que la page ne soit modifiée…

Un autre GNU/Linux pour Madame Michu : Ubuntu 10.04 LTS ;)

Cet article est la suite du précédent, où on peut encore faire plus simple pour l’utilisateur débutant. Déjà que Fedora est vraiment largement plus simple que l’image que l’on peut se faire de la distribution GNU/Linux, Ubuntu pousse encore le bouchon plus loin.

Je me suis contenté de récupérer une image ISO de la Ubuntu 10.04 pour 64 bits. Et de la lancer dans une machine virtuelle, donc les lignes de commandes suivantes :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 64G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=68719476736
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -usb -cdrom ubuntu-10.04-desktop-amd64.iso -boot d &

Après le lancement de l’installateur qui ne demande que quelques infos de base (la langue d’installation, le fuseau horaire ou encore un compte utilisateur de base), on passe à l’installation, puis au redémarrage qui demande à l’utilisateur de s’identifier… Que c’est complexe pour Madame Michu…

Ensuite, les mises à jour arrivent toutes seules et demande l’autorisation de s’installer… Sans la moindre ligne de commande…

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Installons et utilisons une Fedora 13 sans la moindre ligne de commande. Ou GNU/Linux pour Madame Michu…

Une idée reçue veut qu’une distribution linux passe par l’utilisation forcée de la ligne de commande (horreur suprême, quoique quand on voit le calvaire d’installation de logiciels sous Windows, hein… )

C’est ce qu’on pourrait appeller le syndrome de Mme Michu (désolé pour les personnes portant ce patronyme avec cette écriture, qui ne serait que 3 en France, si on en croit les Pages Blanches) qui ne veut pas se prendre la tête à apprendre à utiliser un ordinateur. Comme disait JM Morandini dans la préface de son deuxième livre, « L’enfer du décor » :

[…]
De vous, je sais que vous êtes la fameuse ménagère de moins de 50 ans. Celle que courtisent tous les publicitaires et que tous les producteurs et animateurs rêvent de conquérir. Selon les statistiques vous êtes 10,5 millions de Françaises agées de vingt-cinq à cinquante ans qui décidez des achats de votre foyer. Plus de 10 millions de Madame Michu.
[…]

Bref, les seules lignes de commande concerne le lancement de la machine virtuelle habituelle :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom Fedora-13-x86_64-Live.iso -usb -boot d &

J’ai donc décidé de montrer qu’on pouvait installer une distribution GNU/Linux (la Fedora 13), la mettre à jour et la personnaliser sans la moindre ligne de commande.

L’installateur, avec les options par défaut. Le seul moment où le clavier est utilisé, c’est pour entrer le mot de passe administrateur et la création d’un compte utilisateur.

Il est vrai que pour Madame Michu, lui faire comprendre qu’un utilisateur de base ne doit pas avoir la possibilité de faire tout et n’importe quoi doit dépasser son niveau de compréhension…

Les mises à jours et autres correctifs se passent en mode graphique, même si deux vagues de mises à jour sont nécessaires.

Il est vrai que pour Madame Michu, lui faire comprendre qu’un logiciel est un outil vivant qui est modifié constamment et qui doit être mis à jour doit dépasser son niveau de compréhension…

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