La descente aux « enfers » d’Internet Explorer… au profit de Google et de Google Chrome ?

En 2001, Internet Explorer, c’était 95% à 97% du marché des navigateurs. Il a fallu attendre 2004, et la sortie de Mozilla Firefox 1.0 pour voir la tendance s’inverser, puis s’accentuer avec l’arrivée de Google Chrome fin 2008 début 2009.

Selon Statcounter, entre août 2010 et août 2011, Internet Explorer est passé de 51,34 à 41,85%… 10% en un an, soit près d’un pourcent par mois…

Google Chrome bondit de 10,76 à 23,14%. Quand à Mozilla Firefox, le challenger historique, perd un peu de terrain, passant de 31,09% à 27,54%.

Même s’il est mathématiquement faux d’additionner des pourcentages, on peut dire que les navigateurs basés sur du code source libre, même si 95% des internautes se contrefoutent (à tort ?) de la liberté du logiciel, à savoir Mozilla Firefox et Google Chrome sont passés de 41,85 à 50,68%.

Donc, plus de la moitié des utilisateurs de navigateurs ont un navigateur vraiment moderne. Et on dépasse les 57% si on additionne le mal-aimé Opera qui pointe à 1,67%, et le navigateur d’Apple, Safari (5,18%)

Plusieurs facteurs jouent en faveur de Google Chrome. Déjà, il est fourni avec de nombreux outils. Cet après-midi, en mettant à jour le duo CCleaner et Defraggler sur le PC d’une amie, par deux fois on m’a proposé d’installer Google Chrome. Il suffit de ne pas faire super attention, et boum, Google Chrome est installé.

Ce qui a joué aussi en faveur de Google Chrome, c’est la lenteur de l’arrivée de Mozilla Firefox 4 et la pas trop mauvaise image de Google auprès des internautes.

Car il faut être réaliste. Pour pouvoir imposer plus ou moins son OS en ligne, Google a tout mis en place : trousse bureautique, gestionnaire de photos, réseau social (bien conçu par ailleurs, et si vous voulez une invitation, n’hésitez pas à m’écrire), et bien sur, navigateur internet.

Bien que la grosse artillerie ait été mise en route à la Fondation Mozilla, je pense que Google Chrome (et son pendant libre Chromium) finira – à terme, d’ici 18 mois à deux ans – par dépasser allègrement les 50% d’utilisateurs.

J’ai installé Chromium sur ma machine, et je l’utilise de temps à autre. Et je pense que si la Fondation Mozilla n’arrive pas à regagner un peu de terrain d’ici un an, sa part de marché baissera dans les 10% à 15%, ce qui serait dommage pour les navigateurs internet qui finiraient par ronronner et ne plus autant innover, surtout vu la tendance à la dématérialisation de nos vies.

Je me permettrais de jouer ma « madame Irma » et pronostiquer – à plus ou moins 2% près – les parts de marchés pour Noël prochain.

  • Internet Explorer : 37%
  • Google Chrome : 27%
  • Mozilla Firefox : 23%
  • Apple Safari : 5,5%
  • Opera : 1,90%

On se donne rendez-vous à Noël pour savoir si me je suis planté dans les grandes largeurs ? 😉

Décidement, la course au scoop fait rage…

Et détruit le peu de crédibilité qui reste à la presse informatique, malheureusement. Bis repetita…

Ce matin, sur mon flux google+, je me demandais qui de clubic ou de generation-nt se jetterait sur l’annonce en avance de l’arrivée de Mozilla Firefox 6.0.

Finalement, c’est un site un peu plus obscur, oubliant qu’il existe aussi des versions de Mozilla Firefox pour MacOS-X et Linux qui publie un article.

Generation-NT est quand à lui plus prudent : il annonce la disponibilité, mais rajoute un paragraphe savoureux pour couvrir ses arrières au cas-où :

Attention : officiellement, la version finale ne sera disponible que ce mardi 16 août sur le site de la fondation. Mais dès aujourd’hui vous pouvez télécharger Firefox 6 directement sur les serveurs ftp de Mozilla. Cette version est 100% fonctionnelle, mais il y a une (faible) probabilité qu’il ne s’agisse pas de la version finale qui sera dévoilée mardi. Quoi qu’il en soit, si c’est le cas, la différence sera extrêmement faible, et rien ne vous empêchera de re-télécharger le navigateur pour le mettre éventuellement à jour.

Comme pour la sortie de la version 5.0, il faut se souvenir que :

  1. Le logiciel est disponible dans environ…75 langues. Qu’on multiplie par 3 versions (Windows, Mac, Linux), ce qui ne fait que 225 fichiers à mettre à jour sur chaque miroir…
  2. Tant que l’annonce n’est pas faite, Mozilla Firefox 6.0 n’existe officiellement pas.

Maintenant, n’y a-t-il pas pire sourd que la personne qui ne veut pas entendre ?!

Instantbird 1.0 : messagerie d’accord… Microblog ?!

Instantbird, c’est le mélange de xulrunner (base de Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, Seamonkey, BlueGriffon et Songbird), et de la bibliothèque libpurple.

Après avoir récupéré le code source selon les instructions disponibles, j’ai ajouté les lignes suivant au mozconfig fourni pour pouvoir lancer la compilation du logiciel.

# Pour ArchLinux
export PYTHON=python2
export AUTOCONF=autoconf-2.13
export CXXFLAGS= »-march=x86-64 -mtune=generic -O2 -pipe -fpermissive »
# Fin section ArchLinux
#
# Options complémentaires
#
ac_add_options –disable-crashreporter
ac_add_options –with-ccache
ac_add_options –disable-installer
ac_add_options –disable-warnings-as-errors
# Fin options complémentaires.

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Ah, les bons vieux courriers de phishing…

Le vrai danger en informatique, ce ne sont plus les virus qui sont depuis bien longtemps inoffensif, et le bon vieux temps des virus destructeurs comme le CIH est derrière nous.

La nouvelle mode, c’est l’ingéniérie sociale, la tromperie toute bête, qui existe depuis que l’homme est sur la planète. D’ailleurs, un exemple historique connus sous le nom de « Lettres de Jérusalem » a été démontée par un certain… Vidocq 😀

J’ai eu il y a une douzaine d’années un compte free, à l’époque où l’accès libre est apparu en France. Je l’ai toujours conservé, et quotidiennement, j’ai droit à l’arnaque à la « nigériane » classique pour me voler mon identifiant et mon mot de passe.

Mais aujourd’hui, j’y ai eu droit en triple exemplaire…

scam

Outre le fait que je n’ai pas d’accès internet chez ce fournisseur, la lecture des adresses présentées dans le « from » ne laisse aucun doute… Et les trois adresses en question ont été signalés à divers services de luttes contre le phishing…

Bah, si sur 100 courriers, une seule personne se fait avoir, ce doit être suffisamment rentable, non ?

La popularisation du logiciel libre et open-source est-il bloqué par une forme de « je m’en foutisme » des utilisateurs ?

Le « je m’en foutisme » en question est le plus basique de tous : c’est le « je m’en fous tant que cela fonctionne ». Il a pour origine un manque de curiosité – par manque d’envie et / ou de temps – des utilisateurs pour connaître l’outil qu’il utilise pour telle ou telle tâche. Sans se soucier outre mesure de savoir si un autre outil conviendrait aussi bien sinon mieux.

On peut aussi penser que c’est une application de l’antonomase, qui se définit ainsi :

Une antonomase est une figure de style ou un trope, dans lequel un nom propre ou bien une périphrase énonçant sa qualité essentielle, est utilisé comme nom commun, ou inversement, quand un nom commun est employé pour signifier un nom propre. Certaines antonomases courantes finissent par se lexicaliser et figurent dans les dictionnaires usuels (« une poubelle », « une silhouette », « un don Juan », « un harpagon », « un bordeaux », « le roquefort », « le macadam » etc.).

En informatique personnelle, on peut avoir ce genre d’antonomase :

  • Traitement de texte = Word, même si historiquement, WordPerfect existait avant
  • Tableur = Excel, alors que le premier tableur est né sur Apple 2 en 1979… Un certain Visicalc !
  • Ordinateur = PC, même si le premier IBM PC est né en 1981, et que l’Apple 2 né en 1977, et qu’il a été énormément populaire à l’époque.
  • Système d’exploitation = MS Windows dont la première version sort en 1985, soit 2 ans après l’OS graphique pour Lisa d’Apple, et qui n’a eu vraiment de succès qu’avec sa version 3.1 en 1992…
  • Navigateur Internet = le bête E bleu sur le bureau, même si c’est largement moins vrai depuis quelques temps
  • Retouche photo = Adobe Photoshop, même si c’est une usine à gaz pour la plupart des utilisateurs, mais avec le cousin qui sait comment faire pour rendre éternel le logiciel…
  • Messagerie instantanée = MSN / Windows Live Messenger, même si ICQ l’a largement devancé…

C’est bien connu, il faut Photoshop pour enlever des yeux rouges et Word pour taper une lettre tous les 6 mois ; faire connaitre des alternatives mieux adaptées aux besoins de l’utilisateur lambda (et non de la Madame Michu qui représentent une trentaine de personnes en France métropolitaine, dixit les pages-blanches) est limite mission impossible.

Dans l’association où je travaille, au moins une fois par semaine on me demande : il est où mon internet, traduction : elle est où la bête icone en E bleu qui permet d’accéder à internet ?

Et faire comprendre qu’il peut exister d’autre outils pour la même fonction, cela déconcerte parfois l’utilisateur.

Tant que l’on ne fera pas sauter les antonomases que j’ai cité au dessus, la copie illicite de logiciels aura de beaux jours devant elles… Et la création de marché captif comme en Europe et dans les pays « occidentaux » en général. Et comme disait Bill Gates sur le piratage logiciel en Chine continentale en 1998 :

« As long as they are going to steal it, we want them to steal ours. They’ll get sort of addicted, and then we’ll somehow figure out how to collect sometime in the next decade. »

Ce qui donne traduit :

« Aussi longtemps qu’il les [NDT : les logiciels] volent, on veut qu’ils volent les notres. Ils deviendront alors en quelque sorte dépendant, et on verra bien comment récolter [de l’argent] durant la décénnie à venir. »