Vieux Geek, épisode 223 : Storm Master de Silmaris, un jeu de stratégie complexe…

J’aurais pu même dire que c’est un des plus durs et un des plus incompréhensibles que je connaisse. Sorti par Silmarils en 1991 sur le trio Amiga, Atari et MS-Dos, c’est un jeu qui est très complet, voire trop. À la limite de l’écoeurant et de l’injouable doit-on dire.

Pour les besoins de la vidéo, j’ai utilisé la version pour Amiga, pas la plus simple à émuler, mais la plus jolie graphiquement parlant. La version PC est muette, ce qui est dommage.

Pour résumer l’histoire, on se trouve sur une planète où deux iles continents se battent. Un monde dominé par les vents. Vous venez d’être choisi comme nouveau dirigeant d’une des deux iles et vous devez la gérer.

Gestion des plus complètes : armée, divertissement, alimentation, religion, espionnage… Bref, de quoi vous faire rapidement tourner en bourrique. Il n’est pas rare qu’un conseiller un peu chaffouin vous tourne le dos si vous ne lui avez pas parlé dans les 5 minutes qui précède. Sans oublier la conception des vaisseaux de combats, et la révolte populaire qui finira par vous faire exécuter.

Mais tout est résumé dans cette vidéo.

Silmaris via les frères Rocques ont proposé un très joli jeu pour l’époque, mais d’une difficulté incroyable même au niveau de base. Il y a 5 scénarios avec 5 niveaux de difficulté. Je voudrais bien voir une vidéo qui finit les 5 scénarios au niveau de difficulté le plus prononcé, tiens. Mais mes recherches ont été vaines. Est-ce une coincidence ? Je ne le crois pas 🙂

En vrac de milieu de semaine…

Un petit billet en pleine chaleur estivale… Vivement cet hiver 🙂

Côté informatique :

    • Elle est de retour. Qui ? Mais la Gecko Linux, voyons. Mais uniquement pour la OpenSuSE stable apparemment.
    • Le fork « agressif mais qui se veut bienveillant » de GIMP annonce la bêta de sa version 0.2.0.
    • La DGLFI de la semaine, la Laxer OS : prenez Archlinux, un Gnome minimalisé, Calamares, un thème d’icones et secouez-le tout. Le machin qui demande 10 minutes à être construit et 2 heures à être mis au point avec l’outil Archiso.
    • Pour les fans de Debian, le projet a annoncé la sortie de l’ultime révision de sa branche Stretch, la 9.13. Bientôt en LTS ?
    • Vous cherchez un clone de MS-Windows basé sur Linux et Cinnamon qui intègre Wine par défaut ? Essayez donc la LinuxFx 10.4.

Sur la LaxerOS (qui serait plutôt la Laxatif OS) :

Et sa reproduction à 95% (mis à part le thème d’icones) en moins de 15 minutes, montre en main :

Voila, c’est tout pour aujourd’hui.

Bonne journée !

Vieux Geek, épisode 222 : DriveSpace, le compresseur de disque dur Microsoftien.

Dans un des tous premiers épisodes de la série vieux geek, je parlais des compresseurs de mémoires, puis plus tard de Magnaram. Mais il y a eu aussi les compresseurs de disque, et avec l’ultime version indépendante de MS-DOS, la 6.22, il s’appellait DriveSpace.

Il y a une remarque que j’aime à sortir : « Un disque dur n’est jamais assez vide et un compte en banque jamais assez plein. » Ce qui résume une politique qu’on peut qualifier de prudente. Dans les années 1990, les disques dur allaient de quelques dizaines à quelques centaines de Mo. La barre du Go a dû être franchie au début des années 2000, mais c’est tellement vieux que j’ai un doute.

À l’époque, les logiciels ont commencé à prendre de l’embonpoint. On considérait que MS-Word 6.0 vers 1992 était un monstre car il devait frôler les 10 Mo de place. Autant dire qu’on arrivait rapidement à saturation. Il restait deux options : soit faire mal à son compte en banque et acheter un disque plus gros soit compresser les données du disque. La deuxième option était le royaume d’outils comme DriveSpace. Dans la vidéo ci-après, je montre DriveSpace en action.

Pour la petite histoire, l’outil restera fourni avec MS-Windows jusqu’à l’époque de MS-Windows 98 Deuxième Édition, avec une utilité allant décroissante. Je dois dire que j’ai toujours évité cette option de compression comme la peste, la perte de données étant au tournant de la rue…

Peertube, Youtube, et moi, et moi, et moi !

Un court article – du moins je l’envisage ainsi – écrit à la fraîche en un mardi du mois de juillet 2020 qui promet d’être franchement chaud.

Depuis que je suis revenu sur le réseau du fesseur de caprins, j’ai pu accéder au groupe « Linux France & BSD » sur lequel j’ai été cordialement invité.

La question d’un retour sur Youtube m’a été posée. Ma réponse est simple, courte et directe : c’est non. J’ai suffisamment souffert sur la fin de ma carrière de créateur sur Youtube pour ne pas y retourner. Je suis très bien sur le désertique réseau Peertube.

Oui, j’y ai perdu en terme de nombre d’abonné(e)s, mais c’était un sacrifice que j’étais prêt à faire. Sur la fin de ma carrière de youtubeur, j’étais accusé de ne vivre que du « drama », d’être toujours à la recherche du « clash » et autres joyeusetés de ce style.

Depuis mon départ, j’ai pu constaté que le niveau de « drama » et de « clash » dans la youtubosphère linuxienne francophone n’a pas franchement baissé, et je dois dire que cela m’a fait plus que sourire. J’étais mentalement et physiquement épuisé, et une saloperie du genre helicobacter pylori m’aurait taillé sans problème un ulcère dans l’estomac.

Continuer la lecture de « Peertube, Youtube, et moi, et moi, et moi ! »

Vieux Geek, épisode 221 : Frodo, l’honorable ancêtre de l’émulation pour Commodore 64.

Dans le monde de l’émulation pour le mythique Commodore 64, il y a un roi, c’est Vice. Il est très difficile de le détrôner, tant la qualité de son émulation est incroyable. Mais le nombre d’options est aussi un peu étouffant au départ 🙂

Cependant, à la fin des années 1990 jusqu’au début des années 2000, le roi portait un autre nom. C’était Frodo. Aucun rapport avec un personnage sorti de l’imagination de JRR Tolkien. Non, c’était bien un émulateur multiplateforme pour Commodore 64.

Se concentrant uniquement sur C64, on pouvait le trouver sous Amiga, MS-Windows, Linux, BeOS, RiscOS, MacOS (avant MacOS-X), etc… Autant dire que c’était assez répandu. L’émulation était de qualité, mais attention, il ne fallait pas redimensionner la fenêtre d’affichage sous peine de voir les performances s’écrouler.

Mais le plus simple est de le montrer en action.

Vous avez pu le voir, mis à part le fait que je me suis planté pour lancer « The Great Giana Sisters », cet émulateur avait tout pour régner en maître durant encore longtemps. Mais la réécriture en utilisant la bibliothèque SDL, la concurrence avec d’autres projets du même développeur, font que le code n’a plus bougé depuis une petite éternité… Une dizaine d’années environ au moment où je rédige cet article, en juillet 2020.