Mon pari fou de fin 2010 : installer une LFS 6.7 dans une machine virtuelle kvm ;) – Partie 1…

J’aime par moment me lancer dans des paris un peu fou. Celui-ci ? Installer une distribution Linux From Scratch 6.7 dans une machine virtuelle KVM.

Si je parviens à finir la première étape – à savoir un système qui démarre – je passerais à la deuxième étape : installer Xorg 🙂

Mais commençons par créer un disque virtuel d’une taille de 32 GiO.


[fred@fredo-arch download]$ dd if=/dev/zero of=disk.img count=32768 bs=1M
32768+0 enregistrements lus
32768+0 enregistrements écrits
34359738368 octets (34 GB) copiés, 411,05 s, 83,6 MB/s

Pour avoir un LiveCD léger et fonctionnel, j’ai utilisé un LiveCD Gentoo datant du 9 décembre… Pour la première partie, j’ai fait chargé le noyau gentoo-nofb.


[fred@fredo-arch download]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom lfslivecd-x86_64-6.3-r2145-min.iso -boot d &

20 h 20 : le live a démarré. Début de la première partie de l’installation 😉

Je lance le partitionnement : cfdisk /dev/sda

Pour aller au plus simple, j’ai pris deux partitions : / de 30 Go, en ext3, 2 GiO pour swap.

Je sais, j’aurais pu créer des partitions pour /boot et /home, mais j’ai eu la flemme… Et comme c’est une de mes premières tentatives avec une LFS, j’ai eu envie de me simplifier la tache au maximum… Même si c’est très mal de ne pas avoir de /boot et /home séparé. Le ferais plus, promis, juré, craché ! 😉

Pour le formatage :


mke2fs -jv /dev/sda1
mkswap /dev/sda2
swapon /dev/sda2

Pour récupérer les paquets, j’ai utilisé la liste pour wget, en la copiant dans $LFS/sources, puis avec un petit :


wget -i wget-list

Récupération des paquets pour installer une LFS 6.7

Début à 20 h 33, fini vers 20 h 50.

Ce sera tout pour ce soir, je continuerais le lendemain avec la compilation des outils. J’ai pu vérifier que le montage de la partition avec les codes sources se fait bien. Donc, la suite au petit matin, histoire d’être complètement attentif 😉

Quand maître Cyrille décide de tailler une croupière aux distributions rolling release…

Dans son article du samedi 4 décembre, notre bon maître hulk Cyrille Borne, après avoir rebondi sur mon article parlant du dépot rolling release d’OpenSuSE, et après avoir fusillé les dépots backports, a décidé de descendre en flamme les rolling releases.

Je crois qu’on fait une confusion entre la mise à jour de chaque paquet et la mise à jour des applications majeures,

Le terme d’application majeure est relative à l’utilisateur. Pour certains, une mise à jour de leur shell sera une application majeure. Pour d’autre, ce sera le compilateur, voire même le lecteur de musique…

je pense que le grand public veut les grandes applications sans réellement se poser de questions sur le reste.

Soit. Le grand public, ce qui est inexistant pour linux ? 😉

Le même Frédéric s’est retrouvé planté plusieurs fois sur Arch (les prétentieux) ou Frugalware (copains !!!)

Il est vrai que les utilisateurs d’ArchLinux se prennent pour le centre du monde linuxien… A moins que ce ne soit les utilisateurs d’une distribution qui signifie en zoulou : « je ne sais pas configurer Debian » ? 😉

Cependant, mis à part ma crise concernant Python 3, je n’ai jamais été planté très longtemps. Et ce sont de nos échecs que l’on progresse le plus, pas de nos réussites.

parce qu’on a fait monter dans des versions supérieures des paquets qui n’étaient peut être pas réellement nécessaires pour monsieur tout le monde.

Parfois même un correctif de bug peut avoir des conséquences inattendues. Je me souviens d’un bug qui tuait X.org à l’époque de la ubuntu 6.06… Après la sortie de la version finale, soit dit en passant.

Quand on voit parfois le manque de réactivité au niveau d’Ubuntu pour corriger un bug majeur alors que le planning de sortie de tous les 6 mois est déjà considéré comme serré, on peut facilement imaginer ce qui peut se produire quand on va accélérer la cadence, je peux déjà vous donner le prochain nom de la distribution phare « The Millenium Vista Edition ».

Le problème d’ubuntu, c’est une trop grande modification des logiciels d’origine. Il suffit de comparer un gnome installé sur une archlinux ou une debian et la version pour ubuntu… Des distributions qui restent plus proche du code source d’origine seront plus réactives, et s’adapteront mieux au rolling.

Alors que Linux évolue encore et encore pour preuve l’abandon de X par Fedora et Ubuntu, la production d’instabilité du moment n’est pas nécessairement rassurante.

Xorg est encore loin d’être moribond… Attendons déjà une version stable de Wayland et on verra !

Allez, c’est pour quand ton prochain round de « après avoir cassé mandriva, je casse du rolling release » ? 😉

En vrac’ rapide et libre

Un petit vrac’ rapide et libre pour finir la semaine.

C’est tout pour aujourd’hui !

Encore une fois, j’ai vu juste un peu trop tôt ?

Plusieur fois sur ce blog, j’ai déclaré que selon moi, un avenir possible des distributions linux était le rolling release (bien que ce ne soit viable qu’avec des connexions assez grosses, style ADSL minimum).

Premier article en novembre 2009, deuxième article en janvier 2010. Et chaque fois, on m’a opposé des réponses identiques : rolling release pas adapté à la machine de travail, trop d’instabilité liée à une constante mise à jour, etc…

Autant pour un serveur, je conçois qu’il faille utiliser des logiciels éprouvés et fiabilisés (donc pas franchement les dernières versions), autant sur le bureau, c’est pas plus mal… Spécialement dans le cas des navigateurs internet / client courrier où le cycle de 6 mois est souvent malmené… Cf Google Chrome et ses versions majeures toutes les 6 semaines 😉

Le nombre de distributions rolling-release – et de projets en relation avec ce concept – augmente. En plus des distributions historiques (ArchLinux, Frugalware Linux, Gentoo Linux et leur dérivés), on trouve des projets comme Debian Cut, ou encore Linux Mint Debian Edition.

Et voila que Mark Shuttleworth lance un pavé dans la mare…  Il semblerait que la version bureau d’Ubuntu tendrait vers un modèle Rolling Release… Au moins pour la distribution version bureau. Dixit ces articles de OStatic et de The Register.

En gros, cela voudrait dire que le modèle d’une version tous les 6 mois serait chamboulé, et la distribution serait mise à jour en temps réel… Autant dire que ce serait une sacrée révolution dans le petit monde des distributions GNU/linux 😉

La deuxième guerre des navigateurs internet est-elle finie ?

Si la première guerre des navigateurs internet (1995-2001) a vu la victoire « écrasante » de Microsoft Internet Explorer passant de 18 à 95% des parts de marché (mauvaise qualité de Netscape 4, Internet Explorer encastré dans Microsoft Windows), la deuxième guerre commencé avec l’arrivée Mozilla Firefox 1.0 en novembre 2004 lance la deuxième guerre.

Quel souvenir que la sortie de Microsoft Internet Explorer 4 en 1997…

D’ailleurs il faut dire que la sortie de la Suite Mozilla 1.0 en 2002 n’était pas faite pour changer la donne, vu l’usine à gaz qu’était le logiciel à l’époque. J’avais d’ailleurs fait une série de captures d’écran des versions de développement de Mozilla Firefox, allant de Phoenix 0.1 à Firebird pour finir avec Mozilla Firefox (en octobre 2007, soit à l’époque de Mozilla Firefox 2.0).

En l’espace de 6 ans, la part de Microsoft Internet Explorer est passé de plus de 90% à 51%… Dont 10% perdu en l’espace d’un an au profit de Mozilla Firefox, de Google Chrome et dans une moindre mesure de Safari…

Le grand perdant, c’est clair, c’est Microsoft Internet Explorer qui a souffert de plusieurs choses :

  1. L’immobilisme entre la version 6 en 2001 et la version 7 en 2007
  2. La promotion d’un internet aux normes ouvertes
  3. L’augmentation de la part de marché du Mac
  4. La qualité croissante des alternatives en terme de navigateurs internet

Qui aurait pu penser que Mozilla Firefox atteignent 30% en Europe en l’espace de 6 ans ? Et que Google Chrome en l’espace de 2 ans d’existence frôle les 9% ?

Le grand gagnant : l’utilisateur et l’internet qui se doit d’être basées sur des technologies ouvertes et non des horreurs comme ActiveX ou encore Flash.

Maintenant, reste à savoir qui aura la deuxième place d’ici un an, car malgré tout vu que les ordinateurs vendus sont à 95% doté du duo Microsoft Windows / Internet Explorer : Google Chrome ou Mozilla Firefox ?

Et aussi : quel inpact aura Microsoft Internet Explorer 9 qui ne sera disponible que pour Windows Vista et 7, surtout si celui-ci se coupe d’environ 44% des Microsoft Windows installés en octobre 2010, à savoir XP…