Il faut savoir tourner la page : mon départ de la partie technique de Tux’n’Vape.

Il y a une citation de Georges Clemenceau qui me plait particulièrement – une parmi d’autres – et la voici : « Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés. »

Le doux monde du logiciel libre en est la parfaite confirmation. Dans la vidéo ci-après, j’explique pourquoi au bout de deux ans je quitte le partie technique du projet que j’ai aidé à fonder.

Outre le fait que le projet était devenu la cible préférée des fouteurs de merdes de la youtubosphère linuxienne francophone – et mon départ vers Peertube n’avait rien changé au déferlement de haine, d’insultes et de menaces sur mon intégrité physique de la part de courageux anonymes – on arrive à un moment où il faut savoir tourner la page et laisser les projets techniques qu’on a lancé dans les mains de personnes que l’on considèrent être fiables.

Ma vie réelle étant plutôt occupée par des trucs complètement basiques, je n’ai pas le temps en ce moment d’évaluer des distributions en dehors de celle que j’utilise au quotidien. D’ici une grosse semaine, le temps libre redeviendra une réalité palpable.

Je n’ai pas grand chose à rajouter à ce que j’ai dit en vidéo, je vous conseille donc de la visionner en entier avant toute chose 🙂

Sur ce, bonne journée !

Et si Tux’n’Vape disparaissait du jour au lendemain ?

Cette question m’est venue après les déboires de certains projets dont Antergos est l’exemple le plus récent. Aucun projet n’est éternel et croire le contraire est plutôt la preuve d’un manque de réalisme.

Qu’arriverait-il si du jour au lendemain, l’équipe dont je fais partie disait : « on en a assez, on arrête les frais ? » Si du jour au lendemain, nous enlevions les images ISO et nous demandions le retrait des liens au format torrent ?

Sur le plan technique, rien ou presque. Notre projet est une personnalisation de Manjaro dont la compatibilité est assurée à 99,99%. Contrairement à Antergos qui nécessite des actions spécifiques pour être archlinuxisée – cf la vidéo ci-après – une Manjaro Tux’n’Vape c’est du direct. Pas de dépot à désactiver, de manipulations plus ou moins bizarre. Autant dire que côté transparence, c’est difficile de faire plus simple.

Le gain immédiat pour l’équipe serait de ne plus avoir à payer de sa poche les frais d’hébergement. Même si ce n’est qu’une poignée d’euros chaque mois, c’est toujours mieux d’utiliser l’argent en question pour les dépenses de la vie réelle. Le projet Tux’n’Vape a été lancé pour aider les personnes à utiliser une distribution GNU/Linux, pas pour se remplir les poches avec la monétisation des vidéos 🙂

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Pamac-QT : le chemin est encore long pour se débarrasser d’Octopi…

S’il y a un outil primordial pour toute distribution GNU/Linux qui se respecte, c’est un gestionnaire de logiciels en mode graphique.

Pour le monde Archlinuxien avec la célèbre fille Manjaro Linux (fille d’Archlinux), pamac est un incontournable. Cependant, il s’accomode mal des interfaces basées sur QT comme KDE et LXQt.

L’outil Octopi est employé à sa place, mais c’est pas la joie. En août 2018, le projet pamac-qt est lancé.

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Que sont devenues les distributions GNU/Linux de 2014 au bout de 5 ans ? Épisode 2

Après le bilan du mois de janvier 2014 franchement positif, attaquons-nous au bilan du mois de février 2014. Je vais essayer d’être moins lapidaire que pour l’article précédent de la série.

  • 3 février 2014 : PC-BSD 10… D’accord, c’est pas du GNU/Linux 🙂
  • 5 février 2014 : Mageia 4. Ça fait déjà aussi longtemps pour le projet qui prévoit une version 7 durant le premier trimestre 2019 ?
  • 17 février 2014 : GdNewHat
  • 20 février 2014 : Manjaro Linux 0.8.9…
  • 27 février 2014 : Tanglu GNU/Linux

Quel est le résultat ?

PC-BSD est devenu TrueOS. GdNewHat s’est sacrifiée pour que la BLAG – qui porte bien son nom – Linux survive et la Tanglu GNU/Linux nous a quitté depuis.

Sur les 5 entrées, deux disparitions, 40% donc. Ça pique un peu… Mars sera-t-il plus clément ? On verra bien !

Bonus de fin d’article : puisque j’ai parlé de la BLAG Linux, l’épisode 46 de ma série de vidéos « C’est Trolldi, c’est permis », lui rend hommage d’une manière détournée.

Bon visionnage et pour les puristes libristes, continuez votre croisade, vous faites plus de mal que de bien au logiciel libre de nos jours.

De l’utilisation abusive et malsaine du réseau TOR…

Les outils sont la plupart du temps neutres. C’est leur emploi qui peuvent les rendre dangereux et / ou malsain. En effet, un couteau, un tournevis, un marteau, une scie sont des outils comme les autres. C’est leur emploi qui peut devenir discutable.

Certains outils ne sont pas vraiment neutres et sont franchement orientés dans un but qu’on peut qualifier aisément de létal : un gibet, un pal ou encore une guillotine ou une chaise électrique. Quoiqu’un méchoui sur une chaise électrique, ça doit être intéressant à voir 🙂

Le réseau d’anonymisation TOR entre dans la première catégorie. Outil plus que nécessaire dans les régimes hautement démocratique que sont la Chine populaire, la Hongrie de Viktor Orban, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan ou encore l’Égypte d’Abdel Fattah al-Sissi, il peut se transformer en outil de dénigrement, d’intoxication, de désinformation voire de protection de réseau pédo-pornographique.

Sur le dernier point, je vous renvoie à cet article de 2016 de Numérama et d’un procès que le FBI a dû abandonner.

J’ai proposé une petite vidéo pour montrer comment savoir si une adresse IP avait été reliée dans le passé à un point de sortie du réseau TOR en utilisant l’outil ExoneraTor.

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