36 heures sans connexion ADSL : un dur et court sevrage numérique…

Tout en écoutant « Blackwater Park » d’Opeth, je m’apprète à faire le récit des 36 dernières heures d’un accroc du numérique sans sa dose. Car il faut être honnête : la connexion aux outils du numérique est une drogue dure, à l’image de l’alcool, du tabac (pour rester dans les substances licites) ou des opiacés.

Évidemment, on ne met pas sa santé en jeu avec l’addiction au numérique, mais il suffit d’avoir un incident de connexion ADSL pour comprendre à quel point « l’homo numericus » est un être fragile. Tout commence le 23 juin 2015. Alors que je me lève pour prendre ma dose quotidienne d’informations avant d’attaquer mon petit déjeuner, je tombe sur le cauchemar absolu de « l’homo numericus » : ma box est bloquée au tout début de sa connexion au réseau. Pour les utilisateurs de Free, cela correspond à l’étape 2 : en clair, le routeur cherche en vain à accrocher une connexion au grand réseau mondial.

Mon réflexe est de prendre mon téléphone portable et de prévenir mon fournisseur d’accès. En 5 minutes, l’incident est rapporté. 20 minutes plus tard, grace à la connexion 3G de mon smartphone (étrangement, la couverture 4G de mon opérateur mobile s’arrête à une centaine de mètres de mon appartement), j’ai un courrier électronique me confirmant de l’ouverture du ticket et qu’une enquête est en cours.

J’arrive à me connecter à mes réseaux sociaux, les fantômatiques Google+ et la Framasphère* pour grapiller quelques informations. J’acquiers une confirmation : un écran de 4,5 pouces n’est pas vraiment idéal pour faire de la navigation internet basique.

Quand on a l’habitude de pouvoir accéder au « grand nain ternet » avec un écran d’au moins 10 pouces de diagonale, ça pique vraiment les yeux.

Continuer la lecture de « 36 heures sans connexion ADSL : un dur et court sevrage numérique… »

Quand certaines marques arrêteront-elles de se faire de la publicité « à vil prix » au mépris des lois ?

J’ai reçu ce matin un courrier de la part de Zamensia qui me propose de faire un article sponsorisé et rémunéré.

Je recopie ici l’intégralité du corps du message en question, en masquant les sites « peu scrupuleux », tout en mettant en relief les points litigieux pour ne pas dire délictuel :

Bonjour Frédéric,

Je me présente, je m’appelle Marion, je suis en charge du référencement du site http://www.zamnesia.fr/

Notre société est spécialisée dans la vente de toutes sortes de produits naturels, plus d’informations : http://www.zamnesia.fr/content/17-a-propos-de-nous

J’aimerais vous proposer un partenariat. Il s’agit en fait d’un article payant que vous rédigerez, mais celui-ci ne sera pas comme les autres.

Pour commencer, l’article en question abordera le thème de la santé ou du bien-être ou encore des huiles. À vous de choisir le sujet qui vous convient et qui convient le plus à votre site.

Voici quelques exemples :
[liste des sites peu scrupuleux]

L’article ne devra pas faire de la pub directement, cependant il faut qu’un lien y soit intégré de façon naturelle, et qui renvoie vers notre site . Il sera accompagné d’autres liens externes pour rendre la chose la plus naturelle possible.

Tout ceci sera bien évidemment rémunéré.
J’attends votre réponse,

En clair, on me demande de faire de la publicité pour des produits que je ne connais ni d’Éve ni d’Adam, et surtout sans dire que c’est un article qui est en fait une publicité masquée.

Merci au Maître Anthony Bem qui m’a permis de trouver toutes les références juridiques.

Continuer la lecture de « Quand certaines marques arrêteront-elles de se faire de la publicité « à vil prix » au mépris des lois ? »

En vrac’ de début de semaine.

Pour commencer la dernière semaine de ce mois de février 2015, un en vrac’ varié. Commençons par le logiciel libre.

Et en mode fourre-tout ? 🙂

Voila, c’est tout pour aujourd’hui !

Vieux Geek, épisode 28 : Netscape Navigator, le vénérable ancêtre !

En ce mois de décembre 2014, Netscape Navigator 1.0, l’honorable ancêtre des navigateurs internet fête ses 20 ans. Sorti sous Microsoft Windows 3.1x et MacOS de l’époque, il faudra attendre une version 1.11 pour que les distributions GNU/Linux aient une version dédiée.

Je n’ai pas connu cette version, mais le premier Navigator que j’ai utilisé, c’était la version 3.0. Sorti en 1996, elle est la dernière version en « solo » du navigateur. La version 4, alias Communicator a été une trousse comprenant le navigateur, le client courrier, un éditeur de pages HTML et un client IRC.

Continuer la lecture de « Vieux Geek, épisode 28 : Netscape Navigator, le vénérable ancêtre ! »

Après l’énième épisode de la guerre des inits, un autre épisode de la guerre contre les bloqueurs de publicités.

Décidément, en ce moment, c’est la période rêvée pour observer les guerres de tranchées sur internet. Après un épisode cocasse sur la guerre des inits qui fait passer la communauté du libre pour une classe de maternelle malpolie, voici un nouvel épisode de la guerre des publicitaires contre les bloqueurs de publicités.

Dans un article paru sur la version électronique du journal « Les Échos », on apprend que le syndicat des régies publicitaires françaises va coller un procès au postérieur des bloqueurs de publicités, adblock plus en premier.

Les pertes seraient estimées – via un doigt mouillé au carré ou au cube ? – à environ 20 à 40% selon le GESTE, dixit l’article des Échos :

[…]Le phénomène inquiète forcément le milieu de la publicité et tous les sites qui en vivent (le Geste estime ainsi que l’audience exposée à la publicité baisse de 20 % à 40 %), d’autant que les méthodes des sociétés qui éditent ces logiciels sont fortement remises en cause.[…]

J’ai déjà exprimé plusieurs fois mon point de vue sur la question, et ma réponse est simple : les régies publicitaires ont abusé de la publicité et certains sites aussi. Par conséquent, il ne se prennent qu’une juste punition en retour.

J’utilise un bloqueur de publicité depuis des années, donc je suis un méchant internaute qui vole les sites ? Continuez à me culpabiliser avec de la morale à 0,02€, vous ne ferez que me convaincre que je suis dans mon droit de choisir ce que je veux afficher sur mon écran.

Car les régies publicitaires n’ont pas encore compris une chose essentielle : Internet n’est pas un média passif, comme la télévision, la radio ou la presse écrite papier.

L’utilisateur est libre – oh, la méchante liberté – de voir ce qu’il a envie de voir. Il n’y a que de rares sites que je visite sans bloqueurs de publicité : NextInpact, Metal3D, UniversFreebox et Distrowatch. J’ai dû en oublier un ou deux, désolé pour eux.

Continuer la lecture de « Après l’énième épisode de la guerre des inits, un autre épisode de la guerre contre les bloqueurs de publicités. »