Sorties simultanées de la Slackware Linux 13.1 et de la Fedora Linux 13 : que du bonheur ;)

C’est surtout un bonheur pour montrer que le monde des distributions gnu/linux est largement moins monolitique que la sortie de la Ubuntu Linux 10.04 le laissait penser.

En ce qui concerne le tag « planet-libre », j’ai un peu hésité avant de le mettre. Si un modérateur ou un administrateur du Planet-Libre enlève ce billet, je n’y verrais aucun inconvénient.

J’ai déjà parlé de la Slackware 13.1 et de la Fedora Linux 13 dans des articles plus anciens, et mon but n’est pas le test habituel que certaines personnes auraient bien envie de voir partir vers /dev/null.

Non, la sortie de ses deux grands noms des distributions Linux montre que le dynamisme du logiciel libre est encore bien présent et que la concurrence entre distributions existe encore.

Evidemment, elles visent deux publics différents.

La vénérable Slackware Linux (17 ans au compteur) est destinée aux personnes qui veulent une distribution simple à administrer, tout en restant stable. D’ailleurs, j’avoue que c’est grace à une Slackware Linux en 1996 que j’ai découvert Linux 🙂

J’ai donc gardé une certaine tendresse pour cette distribution. Orientée plus KDE et Xfce, elle propose aussi un des systèmes de gestion de paquets assez simples, dont le gros défaut est la manipulation des dépendances 🙁

La Fedora Linux, plus récente, est aussi le « banc d’essai » de la RHEL.

Cependant, c’est une distribution qui se veut assez « bleeding edge », avec des technologies récentes, et c’est aussi une distribution qui a permis le murissement de certaines technologies, comme Plymouth, ou encore PulseAudio, et même de tester pour les plus courageux ext4fs avant sa stabilisation.

La Fedora Linux 13 permet, pour les plus courageux – de tester btrfs, le futur système de fichiers qui équipera les distributions linux.

Cependant, être « bleeding edge », ne veut pas dire être complètement fou, et c’est pour cela que le grub fourni n’est qu’une version 0.97, et non une version de grub2, pourtant plus évolué, mais aussi plus complexe à configurer.

Un autre créneau, c’est la volonté des deux distributions de distribuer aussi longtemps que possible que du logiciel libre. Ainsi, il faut passer par un dépot tiers, RPM Fusion pour avoir le support de technologies propriétaire comme le mp3.

Lorsque j’ai fait mon article sur la slackware 13.1rc1, j’ai du passer par un paquet tiers pour avoir le support du flash.

Donc, ce sont des distributions plus pour des utilisateurs un peu dégrossis, et j’avoue que si je devais former une personne à un système linux, en dehors d’un dégrossissage « obligé » par une Ubuntu Linux, je conseillerais une Fedora Linux, plus en accord avec la philosophie du logiciel libre.

Mais chacun voit midi à sa porte finalement 😉

Encore un appeau à geek : html5test.com

Après les tests acid2 et acid3, voici le test html5test. C’est simplement un test qui affiche le niveau de compatibilité avec la norme html5 encore en définition.

J’ai donc testé Epiphany 2.30.2, Chromium 5, Opera 10.53 et une préversion de Mozilla Firefox 4.0 (à savoir une 3.7 pré-alpha5). Et le podium donne :

  1. Epiphany 2.30.2 : 138 / 160 = 86,25%
  2. Chromium 5.0 : 137 / 160 = 85,62%
  3. Opera 10.53 : 107 / 160 = 66,87%
  4. Mozilla Firefox 3.7a5pre : 106 / 160 = 66,25 %

Et les captures d’écran correspondantes :

L’installateur graphique de la Frugalware Linux 1.3pre1 : la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions.

La première préversion de la Frugalware Linux 1.3 est sorti il y a deux semaines environ. J’ai voulu voir ce que donnait l’installateur graphique, une des grandes nouveautés de cette mouture de la Frugalware Linux.

J’ai utilisé wget pour récupérer l’image d’installation.

[fred@fredo-arch download]$ wget -c http://www7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-testing-iso/frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso
–2010-05-15 21:01:32– http://www7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-testing-iso/frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso
Résolution de www7.frugalware.org… 88.191.250.131
Connexion vers www7.frugalware.org|88.191.250.131|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 49180672 (47M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso»

100%[======================================>] 49 180 672 697K/s ds 71s

2010-05-15 21:02:43 (679 KB/s) – «frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso» sauvegardé [49180672/49180672]

Pour des raisons techniques, j’ai été obligé d’utiliser l’option « -vga std », sinon le xorg ne se lance pas, et donc pas d’interface graphique.


[fred@fredo-arch download]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch download]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom frugalware-1.3pre1-i686-gui.iso -vga std -boot d &

Ensuite, c’est fwife qui nous accueille.

Continuer la lecture de « L’installateur graphique de la Frugalware Linux 1.3pre1 : la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions. »

Google fait-il du browser-sniffing ?

Alors que la part de marché mondiale de Microsoft Internet Explorer est en dessous des 60% ce qui est une première depuis en gros 1999 (et oui, plus de 10 ans, à l’époque de Windows 98Se et de la première guerre des navigateurs) Google semble revenir à une hérésie en cette période de croissance des moteurs de navigateurs respectueux des normes du W3C : le browser-sniffing.

Pour prendre une image simple, c’est comme deux chiens qui se reniflent mutuellement le cul. En fonction des infos données par le navigateur, le site donne une page adaptée aux limitations du navigateur en face de lui.

C’est une notice de Stemp sur identi.ca qui m’a mis la puce à l’oreille : http://identi.ca/notice/32388573 et sa suite qui montre la différence : http://identi.ca/notice/32389448

J’ai donc décidé d’installer Midori et de faire le test 😉


yaourt -S midori

Avec une recherche identifié en tant que Midori :

midori identifié comme midori

On change l’identifiant et on recommence…

on ment sur l'identité de midori

midori identifié comme safari

Si je connaissais pas la volonté de Google de faire de la pub pour son navigateur basé sur Webkit (tout comme Midori, Safari ou encore Epiphany depuis la version 2.28), je penserais presque que c’est accidentel.

Mais non, je ne suis pas paranoïaque 😀

Haiku Alpha 2 : c’est du rapide.

La version logiciel libre du trop mal connu BeOS vient de sortir en version alpha2. Cette dépêche sur LinuxFr.org parle des nouveautés intéressantes, dont un début de support du wifi.

J’avais déjà parlé d’une pré-alpha2, et voici donc un aperçu de la version alpha2, car c’est toujours plaisant de parler d’autre chose que de Windows, Linux ou MacOS-X 🙂

J’ai donc récupéré l’image iso avec l’outil wget.

[fred@fredo-arch download]$ wget -c http://ftp.lip6.fr/pub/haiku/releases/r1alpha2/haiku-r1alpha2-iso.zip
–2010-05-10 21:20:14– http://ftp.lip6.fr/pub/haiku/releases/r1alpha2/haiku-r1alpha2-iso.zip
Résolution de ftp.lip6.fr… 195.83.118.1
Connexion vers ftp.lip6.fr|195.83.118.1|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 203767188 (194M) [application/zip]
Sauvegarde en : «haiku-r1alpha2-iso.zip»

100%[======================================>] 203 767 188 458K/s ds 5m 12s

2010-05-10 21:25:26 (638 KB/s) – «haiku-r1alpha2-iso.zip» sauvegardé [203767188/203767188]

Et l’habituel protocole de test a été appliqué 😉


[fred@fredo-arch download]$ qemu-img create -f qcow2 disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qcow2 size=34359738368 encryption=off cluster_size=0
[fred@fredo-arch download]$ kvm -hda disk.img -cdrom haiku-r1alpha2.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 équivaut à :


qemu-system-x86_64 --enable-kvm -m 1500 -soundhw all -localtime -k fr

Bien qu’Haiku soit un système 32 bits, l’utilisation d’une machine virtuelle 64 bits n’a pas changé grand chose à la stabilité de l’ensemble.

Par rapport à mon précédent article, Haiku est vraiment plus équipé, et le navigateur basé sur Webkit, du nom de WebPositive – clin d’oeil au navigateur NetPositive fourni avec BeOS – bien qu’encore assez brut de décoffrage est intéressant à voir.

J’ai donc fait une petite vidéo en utilisant gtkrecordmydesktop. Le redémarrage est assez rapide (une grosse dizaine de secondes, la partie la plus longue étant du au chargement du bureau).

En tout cas, c’est du rapide.

Bon visionnage 😀