Cinnamon, la petite interface qui monte, qui monte :)

Cinnamon, le « fork » de Gnome-Shell qui est né il y a à peine 6 mois – et sur lequel j’ai eu la dent dure au démarrage – continue son bonhomme de chemin.

En dehors de sa présence dans les versions rolling release et classique de Linux Mint, il faut rajouter :

En 6 mois, on peut dire que l’adoption est assez rapide. J’avoue que je suis étonné de la vitesse à laquelle cet environnement monte en puissance. A voir si le mouvement continuera… ou pas 😉

Ah, le petit musée des forks ayant foirés…

Bon, je l’avoue, il ne faut pas prononcé le titre à grande vitesse, sous peine d’avoir quelque chose d’inaudible, ou de tendancieux.

Il est dans la nature du logiciel libre de « forker ». Inutile de revenir sur le fork de Gnome-Shell, suffisamment d’encre électronique a coulé depuis. Non, je pense à un fork – et j’ai pris comme résolution de ne pas être trop grossier – comme celui d’AdBlock plus… Il est vrai qu’il faut forker à cause d’une simple case qu’il suffit de décocher ! Utilisant Mozilla Firefox en anglais, l’interface est en anglais, mais même en anglais, la case à décocher est vraiment immanquable !

Une case à décocher... Et un fork en prime ?

Et faire un fork pour une seule ligne de code, quelle utilité 🙂

En effet, voici ce qu’on peut lire dans le pavé justificatif du fork.

The patch to disable “acceptable” ads by default, is just one line.

Autant dire que c’est à mon humble avis – que d’autres personnes partagent – le fork parmi les plus inutiles que j’ai pu voir récemment, en dehors des dérivées à foison d’Ubuntu car le thème de fond a été changé ou que Mozilla Firefox est remplacé par Chromium ou Opera 🙂

Mais remontons quelques années dans le temps, nous sommes en mars 2004, et le projet Gnome propose la version 2.6 de son environnement, avec une nouveauté qui n’est pas du goût de tout le monde, la navigation en mode spatial.

Par réaction, un fork est créé, nommé « GoneMe » en réaction. Le projet ne vivra que quelques mois, la dernière version datant de juillet 2004.

Autre fork, ayant eu cependant une plus longue durée de vie, c’est la version optimisée de Mozilla Firefox pour la vitesse j’ai nommé « Swiftfox ». Une recompilation, en utilisant des optimisations agressives – abandonnées par les codeurs à l’époque de Mozilla Firefox 3.0 – le tout sous la forme d’un binaire propriétaire… L’ultime version ? Une 3.6.13…

Je n’ai pris que les premiers exemples m’étant venu à l’esprit, car le musée des forks ayant foirés doit être largement plus rempli 🙂

Bon troll-di vendredi ! 🙂

Décidément, quand la cannelle fait couler de l’encre numérique, c’est pas triste.

Derrière ce titre un peu bizarre (faut pas écouter « Somewhat Damaged » des Nine Inch Nails quand on cherche un titre d’article), je voudrais revenir sur le bruit médiatique engendré par l’annonce de l’équipe de la Linux Mint de proposer un « fork » de Gnome Shell, denommé « Cinnamon » qui a pour but de proposer une interface gnome2 « mintisée ».

L’équipe de LinuxMint a parfaitement le droit de faire cela. D’ailleurs, je pense que ce fork a largement plus d’avenir que l’acharnement thérapeutique qu’est MATE, et qui ne survivra pas à la migration des logiciels principaux vers gtk3.

La blogosphère francophone s’est emportée, et tout le monde y est allé de son petit billet, Cyrille Borne, Le Libriste par exemple. Je dois plaider coupable, mais le dernier billet du Bigorneau vaut son pesant de sel de Guérande.

Dans son article on y trouve une critique de la volonté de forker (alors que c’est un fondement du logiciel libre), et de certaines conséquences, je cite :

Qui plus est, pour un OS qui a déjà du mal à s’imposer et séduire le grand public très demandeur dans le domaine du hi-tech, c’est regrettable. Les divisions qui règnent dans ce milieu ont certainement plus un impact négatif sur l’image que le grand public a du libre que son contraire. GNU/Linux a loupé le marché du Desktop, des Smartphones et aujourd’hui de la star de noël: des tablettes.

C’est ici qu’il se fourre la coquille dans l’oeil. Je lui ai déjà répondu en commentaire, mais je préfère m’expliquer encore ici.

Continuer la lecture de « Décidément, quand la cannelle fait couler de l’encre numérique, c’est pas triste. »

En vrac’ rapide, plus ou moins libre.

Quelques liens.

Bonne soirée !

Laissons les morts enterrer leurs morts… Mate en est l’exemple informatique.

J’ai déjà parlé du projet MATE, projet un peu « fou » qui a pour but de continuer de faire vivre la branche 2 de Gnome, après l’abandon de cette dernière en début d’année avec l’arrivée de Gnome 3.x.

Depuis la dernière fois, des dépots avec des paquets récents sont directement disponible, dixit le wiki d’Archlinux. J’ai donc eu la tache simplifiée.

Donc, une fois le dépot rajouté, je n’ai eu qu’à faire un petit :


yaourt -S mate-desktop-environment mate-video-player mate-calc mate-display-manager

Et l’ensemble s’est installé, même si un ou deux paquets ont du être recompilé.

J’ai volontairement gardé les paquets proposés par le dépot, et je dois dire qu’il manquent encore des éléments importants : pas de navigateur internet (Epiphany), ni le client courrier + agenda (Evolution).

Et pourquoi l’auteur est-il fan du Nyan Cat ?

Autant dire que si on ne rajoute pas de navigateur, l’ensemble est moins utilisable. Et je me demande si ce « fork » est bien utile. Gnome 2.32 est l’ultime rejeton de la branche Gnome 2, dont la première version est vieille de près de 10 ans.

D’ailleurs les notes de publications de la version 2.0 retranscrit un témoignage qui parle d’un utilisateur avec un Pentium 2 à 233 Mhz équipé de 96 Mo de mémoire vive 🙂

Ne vaudrait-il mieux pas abandonner un acharnement thérapeutique et concentrer les efforts sur l’amélioration des interfaces existantes ? Enfin, moi, je dis celà, mais je dis rien au fond 🙂