Je suis Windowsien encastré dans un environnement linuxien.

Depuis mon retour sous MS-Windows pour des basses raisons de compatibilité matérielle défaillante, je suis à la fois Windowsien sur mon PC principal, mais dans un monde franchement linuxien. Le Raspberry Pi 4 connecté au cul de ma Livebox me sert de serveur pour mon agenda auto-hébergé tourne avec Archlinux ARM. Mais j’ai aussi deux PCs portables tous deux sous Linux. Un eeePC 1005HAG (10 pouces, 1 Go de mémoire vive et 150 Go de disque dur) sous Void Linux + Xfce en 32 bits, 649 jours, soit un an neuf mois et huit jours en ce 25 octobre, date à laquelle je rédige le billet.

Mais ce serait oublier mon portable sous Archlinux avec LXQt en 64 bits, 211 jours, soit six mois et vingt-huit jours, historiquement après une Manjaro Mate et une Fedora. Toujours en date du 25 octobre.

Même si mon eeePC n’est allumé qu’une fois tous les deux à trois mois, ça me permet de tester la solidité de la Void Linux qui encaisse plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de mises à jour. Et c’est l’une des dernières distributions vraiment solide en 32 bits. Par simple politesse, je tairais de dire ce que je pense d’Archlinux32. Rien que d’avoir un paquet avec Mozilla Firefox datant de 2023 en dit long sur la vivacité du projet.

Mais j’allais oublier un aspect de ma vie windowsienne : l’utilisation de WSL avec un environnement Archlinux pour maintenir en vie les quelques dizaines de paquets que je maintiens sur AUR.

Donc je suis un Windowsien… Ascendant Archlinuxien, si je peux prendre cette image astrologique… Et si jamais on remplaçait les signes zodiacaux par des OS, je me demande à quoi ça ressemblerait tiens ! Si vous avez une idée, je suis preneur.

Enfin, il y aura toujours des personnes ayant des problèmes de vessie et de chaleur humaine pour me pointer du doigt et se moquer. Je dois dire que depuis que je fréquente à nouveau les deux mondes informatiques, ce genre de personnes me laisse désormais de glace.

Du moins, tant qu’on ne commence pas à me chatouiller au niveau des gonades et dans ce cas, la réponse serait assez mordante 🙂

Adieu Debian GNU/Linux, bienvenue Void Linux.

Dans un article récent, je parlais de l’abandon en cours de l’architecture 32 bits par les mainteneurs de Debian. Cela se comprend, les machines 32 bits les plus récentes ont dans les 15 à 16 ans d’âge. Il ne doit sûrement pas resté suffisamment d’utilisateurs de cette architecture pour continuer à la supporter.

Ce qui me facilite un peu le transit, étant donné que j’ai un vieil eeePC 1005 HAG (écran 10 pouces, 1 Go de mémoire et 150 Go de disque dur). C’est dans les commentaires qu’un certain nb me disait de voir du côté de la Void Linux. Je dois dire que je l’avais complètement oubliée.

J’ai donc récupéré l’image live avec Xfce pour l’architecture 32 bits. Ça tombe bien, c’est l’environnement que je veux utiliser sur mon eeePC.

Après plusieurs tentatives malheureuses, j’ai pu réussir à installer la Void Linux. Propulsé au départ par un noyau linux lts 6.6.21, j’ai lancé un petit sudo xbps-install -Syyu qui m’a permis de mettre à jour l’ensemble. L’ensemble des mises à jour m’a pris une petite dizaine de minutes, étant donné que l’image ISO date de mars 2024 !

Évidemment, le démarrage n’est pas aussi rapide que sur mes autres ordinateurs, mais vu que l’eeePC a un vieux disque mécanique, je ne vais pas m’en plaindre !

Dans les réglages, j’ai demandé à avoir le clavier en azerty par défaut au lieu du Qwerty fourni à la base. J’ai aussi rajouté le noyau linux 6.12 avec un petit sudo xbps-install linux6.12

Et voici donc l’indispensable fastfetch du eeePC sauvé par la Void Linux.

La partie la plus ennuyeuse dans le post-installation ? Configurer ma connexion Wifi avec son mot de passe ultra laxatif à recopier.

Maintenant, je ferai des mises à jour une fois par semaine du eeePC. On verra bien combien de temps l’installation tiendra, mais j’espère au moins dépasser un an. Cela me ferait plaisir !

L’asus eeePC 1005 HAG, le retour après 7 années d’absence :)

En mai 2015, je parlais de l’utilisation d’un eeePC 1005 HAG, un notebook avec un écran de 10 pouces en affichage 16:9. À l’époque, j’utilisais Archlinux avant que celle-ci ne laisse tomber les ordinateurs 32 bits en novembre 2017.

Cependant, je n’ai pas utilisé la machine en question durant près de 3 ans à cause d’un chargeur défectueux. Moralité, c’est un jour en faisant des recherches sur eBay que j’ai pu trouver un chargeur compatible à petit prix (15€ environ pour être plus précis).

Mon premier choix a été d’installer une archlinux32 avec un noyau LTS. Cependant, j’ai tellement eu d’ennuis avec l’installateur dont des clés gpg complètement explosées en vol qu’il a fallu que je tourne vers un autre choix.

J’aurais très bien pu pousser le geekisme au maximum et installer un OpenBSD, étant donné que j’aime bien cet OS et le détourner en station bureautique. Mais je me suis dis que la reconnaissance du matériel pouvait être capricieuse et aléatoire.

Dans le monde du Linux 32 bits, il ne reste plus grand monde : Slackware et Debian GNU/Linux pour être plus précis. J’aurais très bien pu me tourner vers ma distribution de coeur, à savoir la Slackware en la passant en current, mais je me suis dis qu’une Debian GNU/Linux testing avec Xfce, ça rentrerait très bien dans le Go de mémoire vive du notebook.

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L’ordinateur personnel, l’éternel mort-vivant…

Cela fait bien une quinzaine d’années, voire une vingtaine qu’on peut lire des articles sur la mort prochaine de l’ordinateur avec son clavier et sa souris. Dans la liste non-exhaustive des tueurs ? Je fais la liste de mémoire, il y aura sûrement des trous… Que voulez-vous, avec l’âge, la mémoire devient moins fiable…

Et pourtant, les ordinateurs continuent de se vendre. À une vitesse réduite, certes. Mais on peut toujours en trouver que ce soit dans les rayons de grandes surfaces, spécialisées ou non. Si on regarde l’article de ZDNet consacré au marché du PC, on peut lire en juillet 2019 :

Le PC, une affaire de pros – 2017 avait été la 6e année consécutive de recul des livraisons mondiales de PC. 2018 fut elle la 7e année, et très vraisemblablement 2019 la huitième. Certes, la chute a fléchi par rapport aux années précédentes, mais sans prendre fin. Et 2018 démarrait sur une tendance comparable : une baisse moindre, mais une baisse toujours.

Un an plus tard, le retour à la croissance n’est toujours pas d’actualité. Lors du premier trimestre 2019, les livraisons mondiales ont reculé de 4,6% à 58,52 millions d’unités. « Nous avons observé le début d’un rebond des livraisons de PC à la mi-2018, mais l’anticipation d’une rupture par des pénuries de CPU a eu un impact sur tous les marchés des PC. »

Même si un article concernant le deuxième trimestre 2019 dit que le marché repart à cause de la demande des entreprises qui migrent vers MS-Windows 10, ce n’est qu’un frémissement.

Pourquoi ? Tout simplement, c’est que la durée de vie moyenne d’un PC a explosé depuis une douzaine d’années. J’ai gardé un PC à 300€ près de 8 ans avant de recevoir une machine basée sur du Ryzen3 2200G qui me fera sûrement elle aussi 7 à 8 ans. Il me suffira de compléter le disque dur mécanique par un SSD, remplacer l’alimentation pour gagner un peu de marge et de remplacer le Ryzen3 par un Ryzen 5 avec une petite carte graphique dans un délai de 18 mois à 2 ans.

Pour 400 à 500€ de frais – en comptant le passage de 8 à 16 Go de mémoire vive – je repousserai l’achat d’une machine neuve d’au moins deux bonnes années. Prenez une machine de 2014-2015. Remplacez son disque dur par un SSD, et vous lui donnerez un second souffle qui rallongera sa durée de vie d’au moins deux ans.

Nous ne sommes plus dans la folie des années 1985-2005 où il fallait changer complètement d’ordinateurs en moyenne tous les 18 mois vu les progrès en terme de puissance engrangée que ce soit au niveau du microprocesseur ou des cartes graphiques.

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Archlinux sur un Asus eeePC : bilan au bout de 3 mois et demi d’utilisation.

Dans une série de billets, fin janvier 2015, j’explorais les différentes options pour équiper le vieil eeePC que j’ai reçu et qui se trainait sous MS-Windows XP. Dans l’ultime article de la série, j’avais décidé de me tourner vers une Archlinux et Xfce, la version 4.10 à l’époque.

Trois mois et demi sont passés. L’eeePC est toujours sous Archlinux et Xfce. C’est d’ailleurs celui-ci qui m’a décidé de migrer vers Xfce 4.12 dès sa disponibilité sur mon PC fixe (AMD Athlon X2-215, 4 Go de mémoire vive, 1 To de disque dur, carte graphique GeForce GT 210), et mon Toshiba Satellite L300-2CZ.

Depuis l’installation d’origine, la machine est passé au noyau linux 4.0 (le 4.0.3 au moment où j’écris ces lignes) et Xfce 4.12. J’ai aussi craqué et j’ai installé des versions précompilées de Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird (celle du tronc, code le plus « explosif) en provenance du serveur FTP de la Fondation Mozilla.

Compiler le code source sur cette mini-machine ? Non, merci sans façon. Déjà qu’il me faut 35 à 40 minutes sur mon ordinateur fixe…

L’autonomie ? Je tourne dans les 6 heures 30 à 7 heures environ avec une pleine charge. Il est vrai que l’ajout des outils TLP aide vraiment à économiser les ressources.

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