Ubuntu 11.10 : Oh, du cidre 5 étoiles…

J’ai récupéré l’alpha3 de la Ubuntu 11.10, puis je l’ai installé dans une machine virtuelle VirtualBox, histoire d’avoir Unity en action… Et les critiques acerbes qui m’avait été adressé sur des billets où je disais que Canonical pompait allègrement sur Apple et son MacOS-X tombent à l’eau. Pour mémoire, voici les deux billets en question : le premier et le second.

Sur le deuxième billet, j’avais fourni une capture d’écran de mon MacOS-X. Je la fourni à nouveau, histoire de rafraichir les mémoires.

fx-cocoa-widgets

Et désormais, c’est officiel… Voici une copie plus que complète du MacOS, version Canonical. Entre autre :

  • L’emplacement des boutons de gestion de fenêtre
  • Disparition des menus dans les fenêtres au profit de ceux dans la barre de menu, comme sur le Finder
  • La barre de lancement qui ressemble furieusement au dock du MacOS-X qu’on aurait mis verticalement et collé à gauche…

Le mieux, c’est une vidéo. On peut voir que certains logiciels n’ont pas été 100% adaptés, comme LibreOffice à ce genre de menus, et que c’est encore de la béta qui plante quand « on éternue devant ».

Maintenant, qui niera que Canonical s’inspire du Finder du MacOS-X d’Apple ? Des volontaires ? 🙂

Mandriva 2011 : Retour aux racines de la distribution ?

Souvenez-vous…

Nous sommes en 1998. La distribution RedHat Linux en version 5.1 propose alors un noyau linux 2.0.34. Cependant, elle a un défaut aux yeux de certains utilisateurs… Ne pas proposer KDE 1.0. il est vrai que KDE 1.0 sort en juillet 1998 et que la RedHat 5.1 est sortie quelque mois plus tôt. Pour éviter d’attendre, des personnes prennent la RedHat et lui rajoute KDE 1.0… Mandrake Linux 5.1 est née !

13 ans sont passés, et après bien des péripéties, voici donc arrivée la version 2011 de la Mandriva. Après avoir récupéré l’image ISO, et pour éviter des problèmes d’affichage avec KDE, j’ai installé le tout dans une machine virtuelle VirtualBox.

Et coté retour aux racines, c’est clair : KDE ou aucun autre environnement. Gnome, Xfce et compagnie sont dépréciés. Autant dire qu’il faut aimer KDE pour utiliser la distribution. Au moins, cela a le mérite d’être clair.

Sur les premières impressions : on sent que pas mal de boulot a été effectué sur la distribution : c’est rapide au démarrage (merci systemd), le nettoyage a été profond et les outils semblent avoir été revu dans un sens d’utilisation simplifié.

Dès l’écran de connexion, on se retrouve en face d’un écran qui fait penser à ce qu’on trouve partout ailleurs : une image de connexion avec une boite de saisie pour le mot de passe. Et un gros morceau a été rajouté, aimablement inspiré par la vue Applications de Gnome 3 ou encore ce qui est disponible dans l’outil de Canonical, Unity. Un panneau d’application un peu fourre tout mais bien pensé, qui remplace le menu « K » qu’on trouve habituellement. Une vidéo sera plus parlante pour montrer un peu la Mandriva 2011 en action.

Pour faire un rapide bilan de la distribution, ce que l’on peut dire…

En positif :

  • Rapide, rapide, ai-je dit rapide ?
  • Les outils sont allégés
  • Le menu « SimpleWelcome » permet de trouver facilement ses petits
  • Les menus systèmes bien rangés.

En négatif :

  • Un seul environnement de bureau
  • Parfois des outils systèmes redondants
  • Arrivée un peu tardive

Maintenant, à vous de tester et de voir si cette distribution vous parle ou pas !

0 Linux : une distribution gnu/linux francophone loin d’être nulle… :)

0 linux, c’est une distribution francophone. Sortie en version beta 3 le 21 juin dernier, j’ai eu envie de la tester. La meilleure présentation qu’on peut faire, c’est citer son auteur :

0 est un système GNU/Linux francophone complet pour systèmes x86 64 bits uniquement, construit depuis rien et pleinement compatible 32 bits (ou « multilib »).

0 tente d’être un système francisé autodidactique : de nombreux fichiers de configuration sont traduits en français et contiennent des commentaires sur leur utilisation ; l’installateur quant à lui demande d’utiliser plusieurs consoles pour renseigner le système, le tout en ligne de commande uniquement, mais de façon assistée.
[…]
Historiquement, ce projet n’était à la base qu’une traduction intégrale en français de la distribution Slackware, qui s’est avérée délicate sans toucher profondément à l’intégrité du système. J’ai alors créé mon propre système puis, après avoir touché à la compilation croisée, mon système est passé multilib. J’ai alors décidé que tout ce temps à travailler seul devait être dépensé pour un projet qui soit public et libre.

Voulant en savoir plus, j’ai donc fait chauffé mon wget et j’ai récupéré l’ISO de la béta 3.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://ftp.igh.cnrs.fr/pub/os/linux/0linux/iso_dvd/0linux-beta3-DVD.iso
–2011-08-09 07:55:00– http://ftp.igh.cnrs.fr/pub/os/linux/0linux/iso_dvd/0linux-beta3-DVD.iso
Résolution de ftp.igh.cnrs.fr… 193.50.6.138
Connexion vers ftp.igh.cnrs.fr|193.50.6.138|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 1634652160 (1,5G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «0linux-beta3-DVD.iso»

100%[====================================>] 1 634 652 160 2,41M/s ds 14m 32s

2011-08-09 08:09:33 (1,79 MB/s) – «0linux-beta3-DVD.iso» sauvegardé [1634652160/1634652160]

Ensuite, j’ai créé la machine virtuelle habituelle sous Qemu (32 Go de disque, 2 Go de mémoire vive), et j’ai lancé l’ensemble 😉


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom 0linux-beta3-DVD.iso -boot cd &

Continuer la lecture de « 0 Linux : une distribution gnu/linux francophone loin d’être nulle… 🙂 »

Et la version 1.5pre2 de la Frugalware, alors ? ;)

Frugalware Linux, ma petite distribution chouchoute avec Archlinux. J’avais parlé de la version 1.5pre1 dans cet article.

Après la sortie de la version pre2 il y a une quinzaine de jours, j’ai eu le temps (et le courage !) cet après-midi de l’installer comme pour la pre1, en partant d’une image ISO d’installation réseau en 64 bits. Les détails d’installation sont les mêmes. J’ai donc récupéré l’ISO et utiliser ma machine virtuelle habituelle.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom frugalware-1.4-x86_64-net.iso -boot cd &

J’ai suivi le même protocole que pour le billet précédent. Une des différences, c’est que la version de Xorg fourni semble maintenant être 100% fonctionnelle avec Qemu. Plus besoin de trifouiller dans les options de Xorg pour avoir un affichage correct.

En suivant le wiki post-installation, j’ai passé le système en UTF-8, installé LibreOffice, Mozilla Firefox, Midori et Xfce 4.8.

Cependant, pour gérer le réseau, j’ai préféré installer Wicd. Le seul hic, c’est sa prise en charge par systemd au démarrage. Il suffit dans une console root de taper :

systemctl enable wicd.service

Et Wicd est pris en compte au démarrage suivant.

Que dire ? Que l’ensemble est rapide, souple, Xfce répond au doigt et à l’oeil. Les logiciels sont très frais, Mozilla Firefox 5.0, LibreOffice 3.4.1, noyau Linux 2.6.39.

Systemd m’étonne toujours par sa vitesse de chargement. On se croirait devant un ordinateur dopé comme un coureur de la Festina au tour de France 1998. Oups, peut-être pas la meilleure référence à prendre… Quoiqu’avec le départ du Tour de France cycliste, c’est permis, non ? 😉

Autant dire qu’à la mi-août, Frugalware 1.5 sera une distribution sur laquelle il faudra compter 🙂

ConnochaetOS : un délice pour les machines de génération Pentium/PentiumII :)

Souvenez-vous, du moins pour les personnes ayant connu cette époque lointaine. Nous sommes en 1993, et Intel qui est concurrencé par AMD et Cyrix sort un circuit révolutionnaire, le Pentium. D’abord cadencé aux vitesses folles de 60 et 66 Mhz, il finira sa carrière à 200 Mhz, avec un petit rajout, les instructions MMX. On en est en gros à la 5ième génération de ce genre d’instructions supplémentaires de nos jours, avec le SSE4, qui a été précédé par les SSE3, SSE2 et SSE (alias MMX2).

Bref, au dela de cet aparté technique, depuis 18 ans (déjà !), les processeurs sont devenus des monstres de calculs. Cependant, il arrive parfois de tomber sur d’honorables ancêtres de cette époque encore fonctionnel. Les Microsoft Windows de l’époque ne sont plus maintenus. Et si on une machine bien équipée (64 Mo de mémoire vive voire plus), on peut utiliser des distributions GNU/Linux légère comme ConnochaetOS, basé sur ArchLinux, et donc les paquets sont recompilés pour l’architecture i586.

La première RC de la ConnochaetOS 0.9 étant disponible, j’ai récupéré l’image ISO (400 Mo environ), et j’ai lancé ensuite une machine virtuelle 32 bits.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting ‘disk.img’, fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm32 -hda disk.img -cdrom connos-0.9.0rc1.iso -boot cd &

Au démarrage, on nous propose de démarrer sur l’installateur. C’est celui de la ArchLinux en simplifié.

Démarrage de ConnochaetOS

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