Corpo-Mente : un album bien mélangé.

Il m’arrive de trouver des pépites sur Bandcamp. Alors que je fouillais la catégorie des meilleures ventes, je suis tombé sur l’album éponyme du duo Corpo-Mente.

Quand j’ai vu la liste des tags pour qualifier l’album, je me suis gratté la tête plusieurs secondes, car on peut y lire : metal, death metal, experimental, trip-hop et opera.

C’est un peu intrigué que j’ai lancé la lecture de cet album de 10 pistes pour 40 minutes. Autant dire que c’est un album qui propose des pistes qui ne se perdent pas dans des introductions sans fin 🙂

Fruit du travail de Gautier Serre aux instruments et de Laure Le Prunenec au chant, avec quelques musiciens invités, on se retrouve avec un mélange qui est étrange au premier abord. La voix de Laure Le Prunenec est porté par des mélodies qui mélangent les influences rock, metal et un peu trip-hop.

Continuer la lecture de « Corpo-Mente : un album bien mélangé. »

L’auto-édition : vraie opportunité ou piège à con(ne)s ?

Depuis quelques années, l’auto-édition dans le domaine de l’écrit a le vent dans les voiles. Que ce soit via des plateformes comme celle que propose Amazon, In Libro Veritas, Atramenta ou encore Lulu, il n’y a jamais eu autant de publications écrites.

Évidemment, comme partout, quand l’auto-édition arrive, il faut savoir trier le bon grain de l’ivraie. Cela m’a permis de découvrir principalement – honneurs aux dames – des auteur(e)s comme : Isabelle Rozenn-Mari, Christelle Morizé, Anna Khazan. Pour ces messieurs ? Jérome Dumont, Wendall Utroi, Xavier Delgado, Philippe Saimbert ou encore Didier Acker.

Il faut cependant ne pas oublier que l’auto-édition est du pain béni pour les maisons d’édition classique. Cela leur permet de faire leur marché, de voir les auteur(e)s qui arrivent à bien vendre.

On peut prendre ici l’exemple d’Alice Quinn qui est désormais signée par une major de l’édition papier et qui profite ainsi de la puissance de feu médiatique qui en découle, et les « facilités » en terme de correction, de mise en page, de relecture. Tout ce qu’un(e) auteur(e) auto-édité doit faire par soi-même.

Dans un billet coup de gueule récent, Agnès de Destination Passions disait ce qu’elle pensait des auteur(e)s incapables de sortir du « mode promotion » de leurs oeuvres, oubliant le reste du monde. Je cite un passage du billet en question qui est parlant selon moi :

Je profite donc de cet article pour pousser un gros coup de gueule contre certains auteurs qui ne savent rien faire d’autre que se regarder le nombril et gonfler un peu le torse au moindre propos positif les concernant. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce genre d’auteur est plus fréquent qu’on le croit et quand vous regardez dans l’autoédition, c’est une invasion.
[…]
Qu’espèrent-ils tous ces nombrilistes de la capsule ? Que toute personne avec laquelle ils rentrent en contact se mettra à genoux devant eux et se précipitera sur leur prose ? Moi j’en ai rien à foutre de leur prose ficelée de façon intestinale et qui ne vous vaudra qu’une bonne visite chez le toubib. Pourquoi s’acharner si certains en ont rien à faire de ce que vous pensez de leur crotte ? Es-ce utile de dépenser de l’énergie à faire de nombreux emails aux uns et aux autres pour les informer de telle ou telle chose avec au passage quelques petits conseils d’”amis” ? Ils ne semblent avoir rien compris et un seul conseil s’impose pour eux : retourner à la case départ et tout réapprendre à l’exception des cas désespérés…

C’est une attaque violente et pourtant très réaliste du petit monde de l’auto-édition. Quoique la version musicale de l’auto-édition n’est pas meilleure. Je dois dire que j’adore Bandcamp, et que c’est devenu ma source principale d’approvisionnement en terme de musique. Mais pour un album que je présente sur le blog, j’aurais dû écouter dix sombres bouses pour trouver une pépite.

Continuer la lecture de « L’auto-édition : vraie opportunité ou piège à con(ne)s ? »

En vrac’ rapide et culturel.

Un minuscule en vrac’ culturel pour une fois.

Ce n’est pas grand chose, désolé, mais j’ai pas mal de choses en cours en ce moment, et pas forcément informatique 🙁

En vrac’ avant le pont du premier mai.

Comme je compte profiter du « pont » du premier mai avec un peu d’avance, pour quelques démarches administratives et pour m’avancer sur un projet scriptural qui a pris du retard, voici un en vrac’ assez varié pour tenir jusqu’au 3 mai, même si la publication du tutoriel d’installation pour Archlinux est prévue pour le 1er mai.

C’est vraiment du varié. Commençons par le logiciel libre.

  • Dans la catégorie des OS libres vraiment peu connu, parlons d’un BSD du nom de MidnightBSD, qui sort en version 0.6. C’est un OS libre vraiment étrange, même pour un curieux comme moi !
  • Dans la catégorie des projets sérieux, notons l’arrivée de la version 5.0 RC de la Mageia.
  • Dans la catégorie « What The F*** ? », la Chromixium OS. En gros, une Ubuntu avec Openbox, Plank, quelques outils de Lxde pour reproduire ChromeOS, l’OS de Google. Autant prendre une clé USB, récupérer une compilation effectuée par « Arnold The Bat », vous aurez quelque chose de plus utilisable et qui utilise le vrai code de Google ! 🙂

Parlons culture :

Voila, c’était pas grand chose pour aujourd’hui. Bonne fin de journée.

« Nexus Artificial » de Defying : quand la Pologne s’attaque aux monstres sacrés du metal progressif :)

S’il y a un domaine musical où on trouve à boire et à manger, c’est bien celui du metal progressif. Mon collègue blogueur, Stéphane Gallay a parlé d’un groupe « Last Scattering » dont il a déclaré ceci sur la production en question :

[…]ça s’éparpille dans tous les sens et, si j’aime bien les groupes qui sortent des sentiers battus, je suis moins enthousiaste pour ceux qui font du hors-piste avec un tank mutant abreuvé au nitrométhane.[…]

Inutile de dire que j’ai vraiment ri aux éclats en lisant cette phrase, et je me demande à quoi ressemblerait un tel tank. Vous me pardonnerez cette digression, mais je dois dire que quand je navigue dans la catégorie metal progressif de bandcamp, le résultat est parfois à l’image de celle qu’utilise Stéphane.

Revenons-en à l’album de l’article. « Nexus Artificial » est sorti en mars 2014. Produit par les polonais de Defying, c’est un album de metal progressif classique, donc certaines pistes sont assez techniques sans tomber dans la facilité de la distorsion des guitares.

Pour un album dit progressif, les pistes sont relativement courtes. La plus longue ne fait que 9 minutes, et des pistes très courtes, comme « Nigma » ou « Ab Originis » font moins d’une minute ! On arrive quand même à un album de près de 50 minutes.

On est introduit en douceur dans l’album, les chants n’intervenant qu’au milieu de la deuxième piste. J’ai beaucoup aimé cet album, dès sa première écoute. On sent l’influence post-rock avec les textes parlés du début de la première piste. Pour les vieux de la vieille, ça m’a fait me souvenir du début de l’introduction en vidéo d’un certain… Quake II d’id Software sortit en 1997. On a les références vidéo-ludiques qu’on peut avoir après tout 😀

Continuer la lecture de « « Nexus Artificial » de Defying : quand la Pologne s’attaque aux monstres sacrés du metal progressif 🙂 »