Il faut le dire, je suis un mauvais français…

Il faut savoir avouer ses fautes… En effet :

  • Je ne cherche pas à devenir propriétaire (il est vrai qu’il est indispensable de s’endetter sur 20 à 25 ans)
  • J’ai toujours considéré que la TVA à 5,5% dans la restauration était une erreur monumentale.
  • J’ai toujours considéré que « Travailler plus pour gagner plus » était vide de sens et poussait à éjecter les personnes sans emploi du marché du travail.
  • Je n’ai plus regardé TV UMPBouygues… TF1 depuis environ 5 ans.
  • Je suis sans emploi, donc un assisté.
  • Je considère qu’on ne peut pas juger une personne sur son origine ethnique ou sa religion ou ses habitudes alimentaires.
  • Je n’aime pas Jean-Philippe Smet, ni Claude François ou encore Christophe Martichon.
  • Je considère que la loi HADOPI ne sert à rien sinon dilapider des fonds public pour rien.
  • Mes abonnements de téléphonie mobile et d’internet ne sont pas ceux du triumvirat historique.

Il est vrai que je suis un très mauvais français au final…

Rosa Linux, foutage de g***** monstrueux ?

Même si j’ai légèrement la tête dans l’arrière train – oui, les abus chocolatés du week-end de Pâques – j’ai lu une annonce sur Distrowatch qui m’a déclenché une réaction épidermique, un WTF en langage internet. Et non, je ne traduirais par l’acronym. Votre moteur de recherche préféré sera votre allié.

Cette annonce concerne la publication d’une distribution russe du nom de Rosa Linux, du moins la disponibilité d’une version béta. C’est surtout le contenu de l’annonce qui m’a fait penser : « Mais c’est quoi ce foutage de… ? »

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Quand l’industrie de l’inculture est coupée de la réalité…

Vous allez me dire : encore un article avec du déjà-lu auparavant. Il est vrai que l’industrie de l’inculture n’ayant pas voulu voir arriver le virage du numérique fait passer des lois iniques, ineptes et coûteuse pour maintenir en vie un modèle qui est techniquement obsolète : la rareté.

En effet, si avant l’arrivée en masse de l’internet, la rareté qui permet de maintenir plus ou moins artificiellement des prix élevés pour les produits culturels (frais d’impression, de gravure, de numérisation, de reproduction de galettes contenant de l’audio et ou de la vidéo, frais de distribution et de stockage) permettait de justifier des prix presque exorbitants, ce n’est plus le cas depuis la dématérialisation croissante des produits culturels.

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Virgin Mobile : premier MVNO à mettre la clé sous la porte ?

Quand Free a lancé son offre à 19,99 € pour du tout illimité sans engagement, les manoeuvres de dénigrement de la concurrence (huissiers, syndicats téléguidés par les opérateurs historiques) ont été nombreuses, en vain apparemment.

Les MVNOs, faux-nez des opérateurs historiques dont ils dépendent pour fonctionner seront les premières victimes, aucun doute. Mais même si j’avais parié sur un petit dans ce domaine, c’est apparemment un des grands qui commence à souffrir, du moins, si on considère l’opération actuelle.

Virgin Mobile – qui dépend d’Orange pour son réseau – casse en quelque sorte – ses forfaits Extaz lancé pour contrer Free Mobile. Je cite l’article de Business Mobile :

Concrètement, Virgin Mobile casse les prix de ses derniers forfaits Extaz en date. L’offre 4h XL (4h d’appels, SMS illimités, Internet bridé au-delà de 3 Go) avec à un iPhone 3GS vendu 1 euro est proposé à 24,99 euros par mois au lieu de 34,99 euros par mois (engagement 24 mois).

Le tarif tombe à 14,99 euros par mois avec Samsung Wave 575 vendu 1 euro (au lieu de 21,99 euros par mois).

Le forfait Extaz 2h (2h d’appels et SMS illimités) sans téléphone et sans engagement est proposé 5,99 euros par mois au lieu de 8,99 euros par mois.

J’ai mis en gras les parties intéressantes… En dehors de ce qui est devenu une hérésie et un casus belli pour nombre d’utilisateurs qui se sont trouvés réengagés en fin d’année dernière, on voit que les forfaits ne sont pas si intéressants que cela.

L’iPhone 3Gs, c’est pas un téléphone vieux de 2 générations ? Sans oublier que le forfait 2 heures – avec SMS illimités n’est intéressant par rapport au forfait 2 € de Free qu’à partir du 40ième SMS hors forfaits. Il faut se souvenir qu’une heure de hors-forfait en voix coûte 3 € chez Free, et les SMS, 1 centime.

Brader ainsi une offre, cela sent un vent de panique. Mais je peux très bien faire erreur. En tout cas, d’ici la fin de l’année, le paysage du téléphone mobile français aura été bouleversé comme jamais auparavant…

Pour info, si j’étais chez Virgin Mobile, pour ma consommation actuelle, je dépenserais 1/3 de plus que chez Free Mobile. En effet, je suis dans les 3 h 30 à 4 h de voix par mois… Et comme je suis abonné chez Free pour la connexion internet…

GNU/Linux n’arrivant pas à s’imposer sur le bureau, est-ce un mal ?

Cette semaine, l’actualité GNU/linuxienne a été assez chargée. Entre l’abandon d’un greffon flash après la sortie d’Adobe Flash 11.2 (officiellement supportée durant 5 ans), l’annonce comme quoi CUPS abandonnerait certaines fonctions typiquement attachée à GNU/Linux, même si elles seront compensées par l’utilisation de technologie comme Avahi, on ne peut pas dire qu’elle soit joyeuse. Ah, si, ComiceOS, le clone plus ou moins bien réussi de MacOS-X basé sur une ubuntu est retourné à ses chères études et retourne à son vrai niveau technique, une béta mal dégrossie.

J’ai déjà abordé plusieurs fois ce sujet, dont ce billet d’octobre dernier. Cependant, Une raison que je n’avais pas abordé, c’est simplement que pour s’imposer un minimum sur le marché de l’environnement de bureau, il faut une unification intégrale, ce qui reviendrait à imposer au minimum :

  • Une seule interface graphique utilisateur
  • Un seul ensemble de logiciels bureautiques et d’outils en rapport avec l’internet
  • Un seul format de paquets, et d’outil pour ajouter des logiciels tiers

Bref, une seule distribution pour tout le monde. C’est le pari risqué de Canonical, risqué car c’est rajouté dessus la volonté de faire une interface graphique utilisateur qui malgré ses qualités et ses défauts n’arrive au final qu’à faire une chose : entraîner dans une partie de la communauté du logiciel libre et des distributions GNU/Linux un rejet limite viscéral.

Car, et je le répèterais jusqu’à ce que le message soit bien passé, le logiciel libre, c’est le monde du choix. Choisir son noyau (LTS ou « normal »), son format de paquets (rpm, deb, ou un format à la slackware / ArchLinux / Frugalware Linux, etc…), l’interface graphique que l’on préfère (Gnome, Kde, Xfce, RatPoison, WindowMaker, OpenBox, Lxde, Unity, etc…), son navigateur internet, sa trousse bureautique, etc…

On ne peut que saluer l’effort, que je considère comme vain et énergivore, de Canonical et de sa volonté d’imposer un environnement type unifié et unique.

Si un jour cela doit arriver, ce ne sera pas par la pression d’un acteur aussi puissant soit-il, mais par la volonté de la communauté de montrer ce qu’elle sait faire.

Car le monde GNU/Linux est avant tout communautaire, au sens noble du terme. Je vais donc finir ce court billet en citant un article que j’ai rédigé début janvier 2012 :

Mis à part Ubuntu, Fedora Linux (indirectement) et OpenSuSE, le reste est occupé par des distributions communautaires ou de type communautaire. D’ailleurs, cette année, la distribution communautaire ArchLinux fête ses 10 ans, Debian GNU/Linux ses… 19 ans ! CentOS ? 8 ans cette année.
[…]
Une distribution communautaire dépend des dons de ses utilisateurs, que ce soit en terme purement technique ou financier. Demander des fonds pour se financer, est-ce si grave ? Poser la question, n’est-ce pas y répondre ?

D’ailleurs, selon moi, une distribution communautaire aura, la plupart du temps, les reins plus solides qu’une distribution adossée à une entreprise. Pour une simple et bonne raison : pas d’actionnaires à qui verser des dividendes. Ce qui aide à la survie d’une distribution, même si des appels à donner arrive de temps à autres.

Bon samedi 😀