Linux BBQ : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Basée comme la Siduction, l’Aptosid et Ubuntu sur Debian GNU/Linux Sid, la Linux BBQ est une distribution qui propose à l’utilisateur une floppée d’environnement clé-en-main. La distribution prend ses racines, outre la Debian GNU/Linux sid dans la Siduction (noyau, dépots), la LinuxMint et la grml, dixit sa page de présentation.

En contrepartie, c’est un vrai bazar pour choisir la version qui convient le mieux à ses préférences. A croire que les auteurs ont fait un stage chez un opérateur de téléphonie français. Il y a des versions en 32 et 64 bits, avec Xfce, Mate ou encore Openbox. Mais certaines versions sont uniquement 32 bits, d’autres uniquement 64 bits, sans oublier les éditions « spéciales ! ». Je n’ai pas compter, mais on doit dépasser la dizaine de versions disponible au bas mot.

J’ai pris la premier ISO pour Xfce que j’ai pu trouver, en 64 bits, nom de code Kielbasa. Et j’ai lancé mon ami qemu pour voir ce que la distribution a dans le ventre.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom linuxbbq-rc1-xfce64.iso -boot order=cd &

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kindlewood : de la dreamfolk nord américaine planante.

kindlewood est un groupe de dream folk originaire de la région de Baltimore qui a produit depuis fin 2010 deux albums, un EP et un album long. Il est composé de Galen et Kelci Smith et de Jamison Lyman.

J’ai découvert le groupe avec l’album « Desiderium » sur lequel j’ai eu un coup de coeur, et j’ai par la suite écouté leur EP « I don’t believe in Ghosts« . Commençons par l’album sorti en mai 2011.

Pour définir la musique du groupe, prenez de la folk acoustique, avec des influences qu’on pourrait qualifier de celtique, avec l’utilisation de cordes et d’accordéon comme sur le titre éponyme, titre très rythmique et qui emporte rapidement l’auditeur dans son monde.

Dès la première piste, on est pris dans une atmosphère intimiste, où la voix de la chanteuse accompagne les cordes. Les pistes se suivent naturellement, toujours avec la même ambiance planante, reposante, calmante, berçante.

A noter que dans le premier album, il y a un titre à moitié chanté en français, le sixième, « Mon Ami ». Et j’avoue que j’ai toujours trouvé charmant une voix féminine américaine qui s’essaye sur du texte en français. Un charme certain 🙂

C’est bien simple, il n’y a rien à jeter dans cet album, que ce soit les pistes uniquement instrumentales comme « Interlude » ou les morceaux chantés dont le très bon « Reverie » ou encore « Wrung & Possibly Broken ». Les 45 minutes passent et on se dit déjà ? Et on se le remet pour se caresser une nouvelle fois les oreilles.

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En vrac’ rapide et libre.

A quatre jours de la fin du monde du bug du calendrier Maya, un petit en vrac’ rapide et plus ou moins libre.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui.

KesakoO : un album léger comme une plume.

Avant toute chose, je tiens à m’excuser – et je ferais pénitence – pour le jeu de mot à la limite du grand n’importe quoi…

C’est via l’initiative C.A.Y.A music que j’ai pu – en achetant le premier paquet (qui a été rendu disponible du 2 au 17 décembre 2012) – découvrir KesakoO et son album « P.L.U.M », datant de 2010.

Sur cet album de 8 pistes, Mickael CREZ alias KesakoO s’inspirant d’une formation de pianiste et saxophonistes classique, mélange les morceaux typiquement expérimentaux comme « Wherycoffee » ou les compositions inspirée par le jazz, comme la piste d’ouverture, « Abertura ».

A noter la très bonne reprise de la piste « I was there » de l’album « Let’s Dream Each Other » d’Amanyth sous le titre « Menova Vreê An Dezember », avec la voix toujours aussi envoutante de CalendarGirl.

Et sa voix est aussi présente sur la piste « Abertura » et « Enchî », piste typiquement jazz club enfumé.

Les morceaux sont assez long, d’au minimum 4 à 14 minutes. Autant imaginer le travail derrière chacun des morceaux proposés. Malgré le coté expérimental de certains titres, on sent toujours l’influence du jazz via le saxophone et de l’envie de repousser les limites de la composition.

Encore une bonne découverte. Je compte me plonger désormais dans le reste de la discographie de KesakoO qui doit être tout aussi bonne ! Et cerise sur le gateau, c’est publié sous licence Creative Commons, en CC-BY-NC-SA pour être plus précis.

A vous de voir maintenant si vous accrochez ou pas.

Les distributions GNU/Linux qui nous ont quittés cette année.

Les distributions GNU/Linux sont comme les êtres vivants : elles naissent, se développent et puis disparaissent.

En 2012, en dehors de l’acharnement thérapeutique sur certaines (dont une qui commence par « man » et finit par « driva »), certaines distributions nous ont quitté. Pas les plus connues, mais certaines qui avaient du potentiel.

Je prends pour exemple la Yoper Linux. Il y a 19 mois, je parlais de l’une des dernières versions sorties, la 2010.

Partant d’une nouvelle base, mais s’inspirant des grands noms de l’époque (ArchLinux, ArkLinux, Fedora, Gentoo) elle se voulait optimisée pour les architectures 32 bits.

Mais, après plus d’un an sans la moindre annonce de sortie, la nouvelle est tombée comme un couperet, début novembre 2012 :

After effectively 1 year of inactivity and no interest to maintain a Linux distribution on my end I’m preparing to close down the Yoper Linux resources that I’m hosting and paying the bills for.

I had a very interesting time maintaining this project and I’ve enjoyed it very much. Many of the reasons of running your own distribution are gone, with many of the ideas introduced via Yoper now incorporated via mainstream linux distributions. Linux is as big a part of my life as ever, just that I don’t feel the need any more to run my own Linux desktop distribution. The Linux desktop has come a long way and it does what I need to do in pretty much any major Linux distribution.

Ce que l’on peut traduire par :

Après effectivement 1 an d’inactivité et aucun intérêt à maintenir une distribution Linux par moi même, je me prépare à interrompre l’hébergement des ressources Yoper Linux dont je paye les factures.

J’ai passé et beaucoup apprécié le temps passé à maintenir ce projet. Bon nombre des raisons qui m’ont amené à créer ma propre distribution ont disparu, la plupart des idées introduites par Yoper étant maintenant incorporées dans les distributions Linux grand public. Linux est aussi grande partie de ma vie que jamais, c’est juste que je ne ressens pas le besoin de plus de courir ma propre distribution Linux de bureau. Le bureau Linux a parcouru un long chemin et ce dont j’ai besoin se trouve dans n’importe quelle distribution Linux majeure.

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