Comment je me simplifie la vie pour la mise à jour du tutoriel d’installation d’Archlinux… Du grand truandage geeko-linuxien :)

Mensuellement, depuis près de deux ans, je propose au téléchargement un petit guide en français pour désacraliser l’installation d’une distribution Archlinux. Même si le plus gros du travail a été effectué au fil des versions, il y a toujours un besoin de vérifier la validité des informations. Le 26 de chaque mois, je m’attaque à la génération d’une base minimale que je clone le nombre nécessaire de fois pour pouvoir vérifier les procédures d’installation des différents environnements de bureau disponibles.

Cependant, il arrive que dans le courant du mois depuis la précédente version des modifications soient apportées au niveau de la base logicielle, comme une nouvelle génération de noyau par exemple. Archlinux étant une distribution assez vive, partir d’une ISO presque vieille d’un mois n’est pas le plus évident. C’est aussi plus agréable en cas de besoin comme pour mon tutoriel ou une installation sur une machine fraîchement achetée.

Même si l’installation se fait à 95% via une connexion internet, j’apprécie d’avoir une ISO plus récente. Ici, un outil créé par les mainteneurs de la distribution s’avère bien pratique, c’est ArchISO. C’est un outil qui permet de générer des images ISO en un tournemain.

Même si on peut aller au delà de la création d’une ISO d’installation classique, cela peut être bien pratique si on a besoin de faire une installation depuis une clé USB. C’est un ensemble de scripts pour créer de manière automatisée une image ISO. La seule limite est d’utiliser une Archlinux 64 bits, même si l’ISO disponible est compatible à la fois en 32 et en 64 bits.

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Vieux geek, épisode 34 : l’épopée de Cyrix.

Mon premier PC, je l’ai acheté en 1995, quelques semaines avant la sortie du révolutionnaire (pour l’époque) MS-Windows 95. Je vous renvoie à l’épisode 6 de cette série de billet pour un moment de nostalgie.

Mon premier PC, c’était un bloc grisatre, sans lecteur de CD, ni de carte son. Juste un lecteur de disquette, un disque dur de 400 Mo, 4 Mo de mémoire vive, un écran cathodique de 14 pouces (qui devait peser autant de kilos)

J’avais payé l’ensemble dans les 4000 francs, soit l’équivalent de 810€ de nos jours. Je n’ai pas parlé du microprocesseur. Oups. C’était un 486DX2 à 66 Mhz. Mais pas un Intel 486. Non, un Cyrix.

Cyrix, racheté par VIA Technologies en 1999, était le troisième « grand » nom des fabricants de microprocesseur pour PC et compatible avec Intel et son éternel rival AMD.

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En vrac’ dominical.

En ce dernier jour du mois de mai 2015, voici quelques liens en vrac. Commençons par le doux monde du logiciel libre :

Sur le plan culturel, maintenant.

Voila, c’est tout pour ce dimanche.

PaleMoon, le fork de Mozilla Firefox, est-il à la hauteur de son parent « connu » ?

Suite aux derniers scandales sur Mozilla Firefox, certains zélotes – à côté de qui Richard Matthew Stallman serait un affreux promoteur du logiciel non libre – après avoir préparé le bûcher sacrificiel font la promotion d’une version dérivée du nom de PaleMoon, en parallèle GNU IceCat ou Debian IceWeasel.

Je concède que la politique de Mozilla Firefox est sujette à caution, mais il faut noter que certaines personnes tombent facilement dans le triptyque « On lèche, on lâche, on lynche » profitant d’une amnésie bien opportune.

À l’origine ce fork se résumait à une recompilation du code source de Mozilla Firefox avec des options d’optimisation agressives (j’ai toujours été dubitatif sur l’apport réel en vitesse). Palemoon est désormais plus développé : outre le fait qu’il exclut l’interface Australis (introduite pour Mozilla Firefox 29), il choisit le code à intégrer, dixit la page d’information dédiée du site :

Pale Moon will be released independent of Mozilla Firefox, as it uses a different source code and release plan, and is not affiliated with or subject to either code releases or publication plans of the Mozilla Corporation; the Mozilla rapid release schedule is not followed. Pale Moon is an independently developed product based on Firefox, but will most certainly not follow Firefox to the letter.

Ce qu’on peut traduire par :

Pale Moon sera publié indépendamment de Mozilla Firefox, car il utilise un code source et un suivi de publications différents, et n’est ni affilié ni soumise aux publications et au code source de la Mozilla Corporation ; le calendrier de publication rapide de Mozilla ne sera pas suivi. Pale Moon est un produit développé indépendamment basée sur Firefox, mais ne suivant absolument pas Firefox à la lettre.

J’ai donc voulu compiler le dernier code source disponible en ce 27 mai 2015, la version 25.4.1, version rendue disponible le 10 mai 2015.

Pour compiler cette version de Palemoon, j’ai simplement suivi, dans un premier temps, les instructions de compilation en prenant les conseils du wiki de Mozilla pour mon ArchLinux.

De plus, j’ai pu apprendre via cette page quel était le fichier .mozconfig à utiliser.

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Solus beta 2 : où en est le projet jadis connu sous le nom d’EvolveOS ?

Le projet actuel d’Ikey Doherty pour développer une distribution GNU/Linux, après une période connue sous le nom d’EvolveOS – j’en avais parlé de son alpha 2 en juillet 2014 – a dû changer de nom pour des raisons de marque déposée, et est devenu le projet Solus. Un clin d’oeil à son ancien projet dont la vie a été plus que mouvementée.

Distrowatch, le site que les barbus aiment à détester autant que les développeurs de la Devuan haïssent systemd, a publié l’annonce de la béta 2 de Solus Operating System.

En lisant les notes de publication, on apprend que le projet propose un noyau Linux 4.0.3, une base gnome 3.16.3 avec le Budgie Desktop 8.2 au dessus, Mozilla Firefox 38.0.1, le support de l’UEFI, et que pour des raisons en gourmandise côté ressource au niveau de l’accélération 3D, l’utilisation dans une machine virtuelle présente un fonctionnement au ralenti. De plus, il est précisé que le partitionneur de disque n’a pas été incorporé au niveau de l’installateur. Ce qui n’est pas grave, vu que ce n’est qu’une béta au final 😉

Côté ressource, il est conseillé d’avoir au minimum 4 Go d’espace disque (le système pouvant monter jusqu’à 10 Go), et un petit Go de mémoire vive au minimum.

Piqué par ma curiosité, et en gardant en mémoire les limitations précisées dans l’annonce de publication, j’ai récupéré la lourde ISO avec wget.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://ikeydoherty.com/Solus-Beta2.iso
–2015-05-18 08:42:26– http://ikeydoherty.com/Solus-Beta2.iso
Résolution de ikeydoherty.com (ikeydoherty.com)… 217.78.5.167
Connexion à ikeydoherty.com (ikeydoherty.com)|217.78.5.167|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 746586112 (712M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « Solus-Beta2.iso »

Solus-Beta2.iso 100%[=====================>] 712,00M 1,75MB/s ds 5m 10s

2015-05-18 08:47:36 (2,30 MB/s) — « Solus-Beta2.iso » sauvegardé [746586112/746586112]

J’ai ensuite respecté les recommandations de l’annonce de publication : 2 Go de mémoire vive virtuelle, 128 Go de disque, 2 CPUs virtuel, le tout en mode Bios. Même si cela ne permettra pas d’avoir la souplesse idéale, j’ai quand même activé l’accélération 3D dans VirtualBox.

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