« panem et circenses » : du pain et des distractions… Rien de neuf depuis 20 siècle ?

Le grand barnum friqué du soit disant sport populaire où en réalité deux équipes de mono-neurone sportifs professionnels payés des millions pour taper dans une baballe commence vendredi.

Pour ne pas parler des sujets qui fâchent (crise économique, réformes diverses, pollution, pauvreté croissante, etc…), rien ne vaut une compétition sportive.

Cela m’a fait me souvenir de deux billets que j’ai posté le 9 juillet 2006. Le premier dans l’après-midi et le second un peu plus tard dans la soirée.

Mon point de vue n’a pas changé, et j’espère que le calvaire des personnes qui considèrent que le sport ne doit pas être mélangé au fric sera le plus court possible. Au minimum, on va nous casser les oreilles avec le ballond-pied jusqu’au 22 juin… 11 jours de galères… Pourvu que le slogan soit au 22 juin : « Ils sont dans l’avion, ils sont dans l’avion », comme aux alentours du 11 juin 2002 😀

Dommage qu’il soit illégal de poster le contenu d’un courrier sur un blog

J’avais un article que j’ai effacé, dans lequel je parlais d’insultes qui m’étaient envoyés par courrier électronique. Or, le diffuser sur un blog est illégal.

http://www.mon-nerf-a-moi.fr/mes-pages-thematiques/votre-blog-est-illegal-sans-le-savoir-mais-pourquoi/

4. Diffusion de correspondances privées

On voit de temps en temps publiés sur des blogs, notamment à l’occasion d’un conflit ou d’un litige, des extraits d’emails reçus ou envoyés par le blogueur. C’est illégal : un courriel ne peut être diffusé publiquement sans l’autorisation expresse et de préférence écrite de son auteur.

Il n’empêche cependant pas que j’ai prévenu le site dépositaire de l’adresse IP utilisé pour leur parler du problème.

15 jours à un mois sans le moindre article sur le logiciel libre…

J’ai décidé de m’astreindre à ne RIEN poster pour les 15 jours à un mois qui arrive sur le logiciel libre en général. A vrai dire, c’est quand j’ai lu ceci dans un commentaire que j’ai décidé de ne plus poster durant au minimum 15 jours sur le logiciel libre :

[…] »Ta position de pragmatique s’enracine dans une logique individualiste. Elle donne la primauté à l’utile pour soi sur le libre pour tout. Moi d’abord, en somme. C’est un choix personnel, un choix que je ne soutiens pas parce qu’il est dangereux selon moi et je le dénonce à ce titre, pour ses implications éthiques : « On ne doit nuire à autrui ni par son action ni par son inaction ». En affichant tes positions pragmatiques, tu te satisfais d’une logique privative. »[…]

Cela montrera mon caractère d’égoiste, limite collaborateur avec le logiciel privateur, comme cela semble ressortir du commentaire.

Je sais, c’est une polémique qui va s’engager, mais je l’assume. Après tout, la liberté – même si la mienne s’arrête à celle d’autrui – est de pouvoir exprimer son point de vue sans être « dénigré » (Je sais le terme est un peu fort, mais cela est fait exprès).

Cela me laissera l’occasion de bloguer sur autre chose, et de montrer que la communauté du libre est constitué de personnes qui savent s’exprimer et assumer leurs propos.

Quelques films vu récemment… Le retour :)

Depuis 3 mois, je n’avais pas fait de billets sur les films que j’avais vu récemment. Voici donc le retour de cette chronique que je vais essayer de rendre plus régulière.

Premier film : « Le plus beau métier du monde ».

Dans ce film de 1996, Gerard Depardieu joue le rôle d’un professeur d’histoire-géographie qui après avoir récemment divorcé, se fait muter d’un lycée d’Annecy en banlieue parisienne pour continuer à voir ses enfants.


Muté dans le collège « Serge Gainsbourg », il tombe sur la classe la plus calamiteuse, la « 4ième techno ». Entre son appartement à la cité des Muriers, où un caïd mène sa loi, un voisin (Daniel Prevost) qui se résume à un oeil dans l’entrebaillement d’une porte, son ex-femme (Michèle Laroque) et un principal dépassé par les évènements (Guy Marchand), on a droit à une succulente comédie, qui montrait des aspects bien sombre de l’enseignement en zone sensible.

Sur certains plans, on pourrait penser que le film a été tourné aux alentours des années 2004-2005…

Ce film fait rire, mais aussi réfléchir à la dure vie des professeurs, le plus beau métier du monde, selon le réalisateur du film.

Deuxième film, largement plus sombre : « La Chute »

Ce récit des dernières semaines de la vie d’Adolf Hitler dans son bunker de Berlin est impressionnant par le jeu d’acteur des différents personnages historique.

Bruno Ganz qui incarne Hitler nous montre un homme qui veut emporter dans sa folie destructrice le peuple allemand qui l’a amené au pouvoir 12 ans plus tôt.

On voit aussi l’enfermement idéologique des dignitaires du régime, comme l’empoisonnement des 6 enfants de Magda et Joseph Goebbels.

Un film très dur, mais aussi très intéressant pour le côté réalité historique de l’ensemble.

La semaine prochaine – ou la prochaine chronique – sera un peu moins sinistre 😉

Et si finalement le pire ennemi du logiciel libre, c’était les libristes eux-mêmes ?

Au 3ième siècle avant notre ère, Antigone II Doson, Roi de Macédoine, prononce une phrase célèbre :

« Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge. »

Reprise par le Maréchal de Villars, puis par Voltaire, cette phrase défini un bon problème : le danger vient plus souvent de son propre camp que du camp de l’adversaire.

C’est en lisant cet article de Cyrille Borne que je me suis aperçu de la profondeur de cette vérité.

Je cite le passage qui est pour moi le plus clair :

Si le Linux d’aujourd’hui est plus performant, plus utilisable c’est parce qu’il y a effectivement de nombreux techniciens qui se sont collés à son amélioration. Je pense que les gars qui ont fait les centrales nucléaires sont un peu des gens comme moi, ils ont du se dire que c’était une bonne idée, mais aujourd’hui à enterrer les déchets un peu partout sur la planète on se rend compte qu’il y avait des choses qu’on n’avait pas nécessairement prévu même si certains ont du tirer la sonnette d’alarme. Depuis longtemps Christophe tire la sonnette d’alarme contre des gens comme moi et il a peut être raison. En effet, l’évolution de Linux notamment à travers Ubuntu qui vous le verrez continuera à drainer des parts de marché de plus en plus importantes se fait avec de plus en plus d’écart avec les fondements de la liberté logicielle. Alors voici la question qui manque à l’article de Louis : est ce que les pragmatiques dont je fais partie sont en train de tuer Linux ? Est ce que le développement logiciel à tout prix, le « faut que ça marche » n’est pas la bombe atomique de demain qui va nous péter à la gueule ? (toute proportion gardée)

J’ai mis en gras les passages les plus importants.

Même si j’ai été parfois en désaccord avec Cyrille, j’approuve ce point précis de son article. Mais il faut savoir faire la part des choses.

Il est évident que sans Richard M. Stallman, le Logiciel Libre et sa variante « plus permissive » qu’est l’OpenSource n’existerait pas.

Quand en 1990, le projet GNU avait presque tous les éléments pour proposer un OS 100% basé sur du logiciel libre, il ne manquait que le noyau. Quand Linus Torvalds a proposé sa première version du noyau linux, il n’était pas dit que le succès serait au rendez-vous. Mais ce fut le cas.

Quand j’ai été obligé de changer d’ordinateur suite au décès de ma machine précédente, j’ai été contraint par mon budget à prendre du premier prix : évidemment, je n’ai eu qu’un CPU d’entrée de gamme (donc un double coeur), avec un disque dur d’entrée de gamme, un circuit graphique nVidia.

Et quand j’ai vu qu’il y avait un circuit nVidia, et que le prix était dans mon petit budget, je n’ai pas hésité, je l’ai pris.

Bien entendu, si j’avais suivi mon instinct de libriste, j’aurais pris un CPU intel avec un GPU intel… Mais cela aurait augmenté la note d’au moins 50 à 60 €…

La réaction d’Antistress m’a franchement heurté. Je vis dans ce que je considère être le monde réel. Mon budget étant ce qu’il est, je ne pouvais pas me permettre de prendre une machine plus chère, même si j’aurais bien voulu.

Je m’en fiche un peu de devoir utiliser un pilote propriétaire pour mon circuit vidéo. D’ailleurs, si je n’utilisais pas Compiz, j’aurais largement pu me contenter du pilote nouveau qui fonctionne pas trop mal à ce que j’ai pu voir.

Si j’avais voulu me la jouer librissiste (plus libriste que RMS lui-même), j’aurais installé une ArchLinux en me recompilant le kernel-libre, en rajoutant gnash, et en utilisant GNU IceCat.

Cependant, j’utilise le noyau officiel de la ArchLinux, avec flash et des versions de Mozilla Firefox de développement ? Pourquoi ?

Parce que je suis pragmatique, et que je veux avoir une machine utilisable. Car j’ai besoin aussi de ma machine pour travailler, et qu’il me faut faire des choix.

Mon but, c’est de remplacer le pilote propriétaire nVidia par nouveau quand celui-ci aura la 3D complètement activé, et une version de gnash utilisable sur 99% des sites qui utilise flash.

Il a fallu 3 ans pour que Linus Torvalds et les hackers arrivent à sortir linux 1.0. Je suis prêt à attendre encore un ou deux ans pour pouvoir faire fonctionner ma machine avec que du logiciel libre. D’ici là, je ferais des compromis pour pouvoir utiliser l’informatique.

Que cela déplaisent à certains librissistes, tant pis. Mais savoir trouver un juste milieu est le fondement de la vie. Ce n’est pas pour autant que je jetterais la pierre à Christophe. Au contraire, des puristes sont nécessaires. Sans eux, pas d’évolution, au minimum sur le plan technique des logiciels.

Il est dommage que certaines personnes voulant faire du zèle en viennent à faire plus de mal que de bien au logiciel libre… Je ne vise personne en particulier, mais juste une mouvance qui est trop intransigeante et qui risque de faire tout exploser en vol.