De l’infantilisation des utilisateurs et de l’importance du logiciel libre sur le bureau.

Récemment, l’aperçu d’une fonctionnalité du futur OS d’Apple, 10.8 alias Mountain Lion a fait couler de l’encre numérique.

En effet, une énorme nouveauté est apparue : gatekeeper, qu’on peut traduire par gardien, mais qui serait plus au final un douanier.

En liaison avec le magasin d’applications d’Apple, cela permettra d’être tranquille : on pourra soit utiliser uniquement des applications en provenance du magasin d’applications d’Apple, soit les applications en provenance du magasin d’applications d’Apple et de développeurs autorisés, soit – et c’est le comportement actuel, de partout, et même des sites officiels des logiciels.

Tristan Nitot sur son blog a parlé en terme clair de ce douanier. Je cite la conclusion de l’article :

Au final, Apple joue sur la peur des utilisateurs et l’envie des développeurs d’utiliser des fonctionnalités innovantes pour gagner encore plus de contrôle sur son écosystème, aux dépends des utilisateurs. Je pense que c’est un modèle de société qui est à l’opposé de ce que je souhaite : je préfère la liberté et le désordre occasionnel à l’ordre parfait.

On pourrait se dire : c’est le patron de Mozilla Europe, qui produit un navigateur concurrent à Safari, donc il casse l’idée d’Apple.

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Sabayon 8 : la distribution qui pourrait presque faire de l’ombre à la Frugalware Linux et à la Archlinux ?

Dans le domaine des distributions à publication continue, deux grands noms : Archlinux et Frugalware Linux. Basée sur la méta-distribution Gentoo (qui se base sur la compilation intégrale du code source pour tous les outils sur une machine, sachant qu’il faut compter plusieurs heures pour LibreOffice par exemple), Sabayon est une distribution reprend les paquets précompilés de Gentoo » et les rend utilisable de manière conviviale.

J’ai déjà par le passé parlé de la Sabayon Linux. A l’époque de sa version 7 qui proposait déjà Gnome-Shell ou encore à l’époque sa version 6.

La sortie de la Sabayon 8 m’a donné envie de la tester à nouveau, histoire de voir les progrès effectués.

J’avais terminé l’article du mois d’octobre dernier ainsi :

De cette utilisation rapide de Sabayon Linux, je tirerais la même conclusion que pour la version précédente. Une distribution assez rapide au lancement, mais qui souffre d’un énorme problème de lenteur au niveau du gestionnaire de paquets. Et aussi, le gestionnaire de paquets qui n’est pas franchement des plus « parlant ». Je suppose qu’utiliser les outils en lignes pour gérer les paquets sont plus adaptés pour une distribution basée sur gentoo.

Cependant, vu que cette distribution vise un public moins « geek ou nerd » que sa base gentoo, avoir un gestionnaire de paquets un peu à la « Logithèque ubuntu » serait un bon point pour cette très bonne distribution, soit dit en passant.

Pour des raisons pratiques, dont une meilleure vitesse au niveau du disque dur virtuel, j’ai utilisé VirtualBox.

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« There will be fireworks » : encore une pépite découverte sur Bandcamp.

La semaine dernière, navigant dans la catégorie « indie rock / post-rock » du site Bandcamp, je suis tombé sur leur album éponyme « There Will Be Fireworks« . Dès le premier titre, je me suis dit : c’est pas mal. Mais dès que j’ai entendu la troisième piste « misfield maestro », le doute n’était plus permis.

Du son comme celui-ci, c’est le genre de musique qui fait chaud au coeur. Entre des titres assez rock (comme « misfield maestro » par exemple), on trouve des petites balades teintées de folk. Le mélange est excellent.

Les 50 minutes de l’albums sont un vrai régal.

Mais je ne me suis pas arrêter à leur premier album. Un deuxième album, un EP de quatre titres, intitulé « Because, Because » permet de continuer le voyage musical dans l’univers de ce groupe écossais.

Que dire de plus : écoutez et faites-vous votre propre opinion sur le groupe.

En vrac’ rapide et libre.

Un petit en vrac’ pour commencer la semaine.

Bonne soirée.

Systemd, est-ce vraiment aussi décoiffant que cela ?

Dans le petit monde des gestionnaires de services lors du démarrage d’un ordinateur utilisant une distribution GNU/linux, il y a que peu de choix : soit le bon vieux sysvinit, soit upstart (proposé par Canonical), soit systemd soutenu par RedHat et adopté par certaines distributions comme la Frugalware Linux qui sort en version 1.6 ce 13 février 2012.

J’ai donc voulu voir le gain que pouvait permettre systemd sur une archlinux « xfce-isée », basée sur le tutoriel que j’avais fait le mois dernier.

J’ai cependant utilisé VirtualBox ici, car la version git de qemu-kvm ne semble pas être super stable en ce moment pour mes essais 🙁

Pour l’installation, j’ai suivi le tutoriel disponible sur le wiki d’Archlinux.

Le gain brut en temps de démarrage est d’environ 33%. En effet, comme précisé dans la vidéo, on passe en gros de 15 secondes entre grub2 et le chargement du gestionnaire de session à 10 secondes. Ce qui est quand même pas mal 😉

Le seul hic, c’est que c’est légèrement plus dur en cas de plantage de savoir ce qui se passe :/ Mais encore, dans ce cas, il suffira de décommenter l’option init=/bin/systemd pour en avoir le coeur net.