Vieux geek, épisode 60 : Quand les développeurs se sortaient les doigts du fondement… Les jeux pour Amstrad CPC en overscan.

Déjà le 60ième épisode de ma série « Vieux Geek ». Quand j’ai commencé la série en août 2012, je ne comptais pas arriver à un tel résultat 🙂

Pour cet épisode, j’ai décidé de faire un bond d’un gros quart de siècle, et revenir au début des années 1990. Pour revenir à mon tout premier amour en terme d’informatique personnelle. Oui, je vais faire mon vieil insatisfait, et revenir à une époque où les développeurs de jeux devaient sortir optimiser le code de leurs jeux, et ne pas compter sur la dernière carte graphique accélératrice à la mode.

Oui, les graphismes piquaient les yeux, mais au moins, on sentait qu’optimiser le code source n’était pas un vain mot. Sur le plan des jeux qui étaient vraiment travaillés entre 1990 et 1992 date de fin de vie officielle de l’Amstrad CPC, trois titres me viennent à l’esprit : Plumpy, Axys et Xyphoes Fantasy.

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Vieux geek, épisode 59 : « X-Men: The Ravages of Apocalypse »

Nous sommes en 1997 et Quake sorti un an avant va bientôt être remplacé par Quake 2. Même si l’un des premiers FPS tout en 3D a connu trois suites (dont deux officielles) à savoir « Scourge of Armagon » (le Mission Pack 1), « Dissolution of Eternity » (le Mission Pack 2) et « Abyss of Pandemonium », l’extension non officielle la plus connue, il y a aussi des projets plus ambitieux…

Comme faire un FPS basé sur le monde des X-Men. Au lieu de développer son propre moteur de rendu, Zero Gravity Entertainment utilise le moteur de Quake et propose une conversion totale.

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Vieux geek, épisode 58 : Redneck Rampage, un des premiers FPS complètement déjanté.

Le monde des FPS aussi connu sous le nom de Doom-like a toujours été marqué par des ambiances sombres et sérieuses. Même si des projets comme Rise Of The Triad flirtait avec le déjanté, il faudra attendre l’arrivée de Duke Nukem 3D en 1996 (soit deux ans après la sortie de Doom et Doom 2) pour avoir un jeu qui ne se prend pas au sérieux avec au menu des blagues graveleuses et franchement en dessous de la ceinture.

Serious Sam, sortit en 2001, fut l’exemple parfait du FPS qui ne se prend pas la tête et qui tombe dans le parodique et l’humour non-sens en l’assumant. L’annonce de la libération de son code source en mars 2016 m’a fait me souvenir d’un titre développé par Xatrix Entainternment aussi connu sous le nom de Gray Matter Interactive et racheté par Activision en 2002.

On doit à Xatrix le premier expansion pack pour Quake 2, « The Reckoning », le mafieux « Kingpin », mais aussi un jeu plus que déjanté… J’ai nommé Redneck Rampage.

Sorti en 1997, il pousse le côté déjanté au maximum de Duke Nukem 3D – dont il utilise le moteur – en se plongeant dans le Sud des États-Unis, plus précisément dans l’Arkansas. Les protaganistes sont deux « rednecks », Leonard et Bubba. Le terme pour traduire redneck serait… « plouc » 🙂

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Vieux geek, épisode 57 : Descent, le jeu qui vous file la nausée.

Au milieu des années 1990, le monde du jeu vidéo ne jure que par la 3D. Qu’elle soit simulée ou réelle, la 3D est partout. Que ce soit avec Doom fin 1993 ou encore avec Duke Nukem 3D en 1996. Il y aussi en 1995 le duo Terminal Velocity / Fury 3 dont j’ai parlé dans un précédent article de la série.

Fin 1994 (Europe) et début 1995 (Amérique du Nord), un titre fait son apparition, et propose une vrai immersion en 3D, c’est « Descent ». Développé par Parallax Software et publié par Interplay, il nous propose de parcourir 30 niveaux, dont 3 secrets dans un monde complètement en 3D… Avec des libertés de déplacements dans les 3 dimensions.

La version shareware nous envoie dans sept mines, deux sur la Lune, deux sur Vénus et les deux dernières sur Mercure. Le dernier niveau étant celui du boss de fin. Il suffisait de sortir la carte bleue pour obtenir les derniers niveaux. À l’époque, les cartes d’accelération 3D étaient du domaine du doux rêve, ce qui fait que le rendu était entièrement fait par le processeur central. Autant dire qu’un Pentium à 75 voire 90 Mhz était chaudement conseillé !

Comme pour les moteurs d’id Software, le code source de Descent a été libéré en 1997 et pour sa suite Descent 2 en 1999.

Ce qui a permit de donner naissance à des projets comme Dxx-Rebirth qui a pour but d’adapter le code source à la modernité. J’ai donc décidé de capturer en vidéo via Dosbox le premier Descent, puis dans sa version améliorée avec le port d1x-rebirth compilé sur mon Archlinux.

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Vieux geek, épisode 56 : Incredimail, le « merdiciel » par excellence.

N’ayons pas peur des mots. Il y a des logiciels bons, moyens, mauvais, voire merdique, tellement le niveau est bas. Dans cette catégorie, qui pollue les magasins en ligne comme le Google Play Store, il y a des champions hors-catégorie. L’exemple le plus frappant est Incredimail.

Suite à une vidéo de Fabien alias Electronik Heart qui parlait des cartes mères basées sur des circuits VIA et d’une remarque de John-John (dont je vous conseille la chaîne sur Youtube soit dit en passant) sur les pilotes 4in1 (qui m’avait inspiré un article rageur en décembre 2014), j’ai senti que j’étais dans l’obligation de parler de la plus grosse bouse jamais produite pour gérer le courrier électronique en local. Non, je ne parle pas d’Outlook Express qui était encore utilisable.

Non, je parle de l’immondice qu’est Incredimail. Né à la fin des années 1990, c’est le client courrier le plus lourd qui existe. Aussi le plus incroyablement tape à l’oeil jamais produit.

Rien que la page d’accueil – que je vous montre dans la vidéo – donne une idée du genre de produits. Il est tellement lourd, que le moindre message même basique voit sa taille décuplée. Mais ce ne serait rien sans le côté espiogiciel de l’ensemble. Je vous renvoie à la fiche que consacre assiste.com à ce logiciel, mis à jour en 2014 ou 2015.

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