P’tain, 30 ans déjà, la sortie de MS-Windows 95.

Aujourd’hui, date de parution du billet, nous sommes le 24 août 2025. Cela fait 30 ans, jour pour jour que MS-Windows 95 était commercialisé. J’ai déjà parlé de ses multiples révolutions dans un article vieux geek de septembre 2012.

Je ne reviendrai pas non plus sur le battage médiatique du plug’n’play vanté alors – je l’ai déjà fait dans un billet d’août 2024 – qui donna une campagne de propagande d’Apple qui montrait un PC avec écrit en dessous « Plug’n’pray » (Branche et priez).

Pour mon utilisation de l’outil PC, ça a été un grand bond en avant dans l’inconnu. S’adapter à une interface complètement repensée et qui a continué à être la base dans les grands traits jusqu’à MS-Windows 10 inclus (mis à part la période MS-Windows 8.x). Et MS-Windows 11 ? On peut déplacer le menu windows à gauche de la barre des tâches si on en a envie.

Outre le fait que la stabilité n’était pas la caractéristique principal de cette version de l’OS de Microsoft, elle a sans le vouloir défini un standard ergonomique qui dure jusqu’à nos jours.

Sans oublier l’influence sur les gestionnaires de fenêtres comme fvwm95 dont j’ai parlé en janvier 2018 ou encore KDE ou encore Cinnamon si on reprend les bases de son ergonomie.

Combien de distributions voulant draguer les windowsiens ont repris l’ergonomie générale de MS-Windows 95 et suivants ? Plus que ma mémoire ne serait en lister.

Allez, bon anniversaire MS-Windows 95… Tu n’as pas démérité pour la démocratisation de l’informatique personnelle dans les années 1990.

Vieux geek, épisode 391 : Krakout, un casse-brique innovant.

Le monde des casse-briques est assez conservateur. Il y a toujours le même principe de base. Un mur de briques de forme plus ou moins variés, une batte en bas qui va de gauche à droite et inversement.

Recette qui remonte à « Breakout » publié en 1976 par Atari, recette reprise par des titres mythiques comme « Arkanoid » & « Arkanoid 2 » de Taito pour ne parler que du plus célèbre.

En 1987, Gremlins publie sur Amstrad CPC, BBC Micro, Commodore 64, MSX, Thomson et ZX Spectrum un casse brique qui change un peu les habitudes. J’ai nommé « Krakout ». Sa particularité ? Au lieu d’avoir un écran de jeu en hauteur, celui-ci est en largeur. La batte se trouve donc sur le côté droit (ou gauche, c’est modifiable dans les options). Après avoir bien galéré pour me trouver une version « non crackée » du jeu, j’ai enregistré la vidéo ci-dessous.

Le jeu est moins évident qu’il n’y parait. Car il faut penser en terme de largeur et non pas de hauteur. Bon courage pour dépasser le niveau 2, par ailleurs.

Si vous voulez essayer un casse-brique innovant, « Krakout » sera pour vous.

Vieux geek, épisode 390 : Les livres dont vous êtes le héros.

Pas d’informatique pour ce billet vieux geeks. On va se replonger dans les années 1985-1990. C’est à cette époque que je découvre par hasard les livres jeux « dont vous êtes le héros ». Chez Folio Junior, c’était l’adaptation de livres anglophones, et chez Press Pocket, c’était des créations françaises qui étaient mises en avant.

Il y a une collection que j’ai bien aimé, c’est celle des « Défis Fantastiques », qui était souvent orienté fantasy ou science fiction. Parmi les titres de cette collection, j’ai bien aimé « La galaxie tragique », « Le mercenaire de l’espace » ou encore « Les démons des profondeurs ».

Autre série anglophone que j’ai adoré ? La « Quête du Graal ». Bien que je me sois arrêté au tome 4 des 8 qui existent, j’adorai suivre les (més)aventures de Pip, de l’épée magique et arachnophobe « Excalibur Jr », Merlin qui est parfois un peu excentrique, Nosférax et ses poèmes spéciaux… Sans oublier la séquence des rêves où on pouvait perdre la partie.

Chez Presse Pocket, on était plutôt orienté histoire avec des aventures se déroulant à des époques précises, que ce soit l’époque Azuchi Momoyama (1573-1603) avec « La voie du sabre », l’époque des conquistadors dans « Le trésor du Yucatan » ou encore l’époque d’Attila le Hun dans « Le fils des steppes ».

Bien sûr, cet article n’a pas listé toutes les séries disponibles, mais celles qui m’ont marqué étant adolescent.

Vieux geek, épisode 389 : « Purple Saturn Day », un ensemble de jeux sportifs en SF.

Nous sommes en 1989, et Ere Informatique devenu Exxos (avant de devenir Cryo) sort un ensemble de 4 mini-jeux qui sont des olympiades extra-terrestres dans une présentation générale qui fait penser à l’interface utilisateur de leur précédent succès « L’arche du Captain Blood » sorti un an plus tôt et dont j’ai parlé dans un billet vieux geek en juillet 2017… Comme le temps passe vite !

Et le jeu se situe dans le monde du jeu de l’Arche du Captain Blood, dixit la notice 🙂

Comme pour « Shadow of the Beast » sorti la même année, on est en face d’un jeu qui fait sortir les tripes de l’Atari ST pour montrer de quoi il est capable entre de bonnes mains.

On est en face d’une programmation sans failles, mais les mini-épreuves proposées sont plutôt banales. Une course autour de Saturne, un jeu d’aéroglisseurs, un jeu de logique et un jeu où il faut récupérer des particules pour sauter le plus loin possible. Mais le mieux, c’est de montrer la version d’origine, celle pour Atari ST en action.

Vous l’avez vu, les graphismes sont somptueux, et l’impression de vitesse est plutôt bien rendu dans la course autour de Saturne. Les autres jeux m’ont laissé plutôt froid, et on peut en une heure torcher l’ensemble des épreuves.

Donc, côté rejouabilité, on a connu mieux. Mais il fallait en mettre plein les yeux et ici, c’est réussi !

« Hexxapucchu », un mélange bien dosé de jeu d’aventures et de livre dont vous êtes le héros.

Je dois dire que j’ai toujours aimé les créations graphiques de Titan (alias Eric Cubizolle), surtout pour l’Amstrad CPC. Le 3 août 2025, il a publié un jeu d’aventures avec un système de choix multiples comme pour les livres dont vous êtes le héros. Un sujet qui sera sûrement le cadre d’un futur billet vieux geek 🙂

Le jeu nous plonge dans les aventures d’un journaliste qui découvre un artefact étrange alors qu’il est en vacance… On ne devrait jamais trouver ce genre de cadeau empoisonné. Il décide de le prendre et il va se plonger dans une aventure dont il devra se tirer à tout prix.

Graphiquement, le jeu est impeccable. Une utilisation bien poussée du mode 0 pour les graphismes. Vraiment à la hauteur de titres comme « Silva » publié par Lankhor en 1992.

Le jeu tient sur deux faces de disquettes remplies à craquer. Sur la face A du jeu, il ne reste que 5 Ko libres sur les 178 Ko classique. Il est téléchargeable sur une page dédiée sur Amstrad Museum.

J’ai donc fait chauffer mon ami OBS Studio pour capturer la vidéo ci-après.

Vous l’avez vu, on meurt très rapidement et très facilement. Autant dire que pour finir le jeu, vous collectionnerez les morts les plus atroces ou les plus marrantes, en fonction du contexte. Le jeu est rempli d’humour, de clins d’oeil plus ou moins geekesques, bref, vous avez de quoi voir venir !

Je n’ai plus qu’une chose à vous dire… Bonne découverte… et bonne chance !