Mon réapprentissage de MS-Windows, c’est parfois bizarre.

Il est important de ne jamais insulter l’avenir, et savoir utiliser MS-Windows 11 est indispensable, même si on est comme moi un vieux linuxien qui a arrêté l’utilisation de MS-Windows à l’époque de XP. Oui, ça fait bientôt une vingtaine d’années.

Dans le cadre d’un projet futur qui concerne ma vie personnelle et dont je n’étalerai pas les détails ici, j’aurai besoin de savoir utiliser MS-Windows 11 sans avoir à chercher toutes les 30 secondes comment faire telle tâche, que ce soit en mode graphique ou en ligne de commande. Car oui, dans mon réapprentissage de MS-Windows, j’utilise pas mal la ligne de commande. Même si je suis très loin de maîtriser les subtilités de PowerShell, certains outils qui y sont plus ou moins liés, comme winget me simplifie la vie au quotidien.

Cet outil qui fait penser à un mélange d’apt-get et de pacman est bien pratique si on n’a pas envie d’aller sur les sites officiels pour récupérer les installateurs. J’ai eu besoin récemment de rajouter Adobe Acrobat Reader, et une simple ligne de commande m’a permis de récupérer et d’installer le logiciel qui est devenu monstrueusement gros. En effet, plus de 600 mo pour un « simple » lecteur de fichiers PDF, ça pique !

La commande dans un terminal ? winget install Adobe.Acrobat.Reader.64-bit Ce qui est amusant, c’est que je gère mon MS-Windows 11 virtualisé comme j’utilise Linux : je le gère avec la ligne de commande pour l’ajout / suppression de logiciels.

Évidemment, je suis incapable de comprendre les subtilités des 13 trillions (soyons généreux !) de commandes, d’options, d’objets et de méthodes qui font la richesse de Powershell.

Mais au moins, même si le réapprentissage est dur, ça permet de rafraîchir mes connaissances qui se sont depuis près de deux décennies, limitées au monde linuxien. Savoir utiliser Linux et MS-Windows, c’est indispensable, surtout pour geeker tranquillement.

Sur ce, bonne fin de journée !

Ce n’est pas parce qu’on aime le logiciel libre qu’on est aveugle aux problèmes.

C’est connu, je n’ai pas tendance à mâcher mes mots, surtout quand ça concerne le logiciel libre. Ce qui m’a valu des inimitiés au fil des années. Et je dois dire que je m’en fiche un peu. J’ai surtout eu la mauvaise idée d’avoir eu le nez creux sur certains faits.

Que ce soit sur le fait qu’en octobre 2025, les migrations sous Linux seront plus que minoritaires, comme cela a été le cas avec la mise à mort de Windows XP ou encore de Windows 7. Croire qu’il y aura une submersion de nouveaux utilisateurs du linux bureautique.

Il n’y a que les personnes engoncées dans l’idéologie libriste qui croient encore à cette fable. Oui, je suis linuxien depuis 2006, et je pense qu’en 19 ans, j’ai vu je ne sais combien de projets inutiles – en définissant le terme de DGLFI – au fil de ces deux décennies qui croyaient révolutionner plus ou moins le monde des distributions GNU/Linux et qui ne sont plus que des entrées dans la base de données des distributions indexées par Distrowatch.

Outre les dramas – l’éjection des développeurs russes ou encore le mini drama concernant l’inclusion de code écrit en Rust dans le noyau linux – au point qu’on peut se demander s’il ne faudrait le renommer en Dramux.

Je suis sur Archlinux par habitude plus que par pur choix idéologique et / ou technologique. Je dirai qu’entre Archlinux et moi, c’est l’image d’un vieux couple qui ne s’aime plus mais qui reste ensemble, pour le moment, car ils savent tous les deux qu’ils ne pourraient, peut être, pas se permettre de divorcer pour vivre seuls.

J’aime bien GNU/Linux, mais certains jours, j’en ai ma claque. Ma claque de devoir rapporter des bugs, car la bande à Torvalds a soit poussé trop vite une technologie, soit laisse sur le carreau des soucis qui concernent le noyau mais que les mainteneurs refusent (par égo?) de traiter correctement.

Je ne reviendrais pas sur le bug qui m’explosent les gonades et me corrompent les supports USB si je ne fais pas attention. Comme précisé plus haut, il est tellement facile d’accuser le matos pour ne pas se remettre en cause.

Comme aurait dit mes grands parents (nés en 1909 et 1913), j’ai le bouilli qui monte. Et le jour où ça débordera, ça chiera des pointes.

Sur ce, bonne journée 🙂

Bon, j’ai maintenant 18 ans avec 33 ans d’expérience :)

Ou si vous préférez, 51 ans. Officiellement à 16 h 00 ce 10 février 2025, moment où l’article sera publié. Autant le passage aux 50 ans m’avait marqué, autant cet anniversaire me laisse froid.

Je ressens surtout un besoin de changement en ce moment, et les dernières mésaventures avec Archlinux testing – oui je sais, je tend le bâton pour me faire battre – me font exprimer une forme de lassitude, comme si la flamme que j’avais avec Archlinux commençait à se fatiguer. Au bout de presque 16 ans de vie commune, on peut dire que je suis en phase de remise en question.

Peut-être que j’ai aussi atteint de la lassitude avec le monde linuxien, qui essaye à tout prix de faire migrer des personnes vers des grosses distributions avec la mort annoncée de MS-Windows 10. Migration qui sera un fiasco, nombre de personnes ne voulant pas entendre parler – à tort ou à raison – de l’OS au manchot.

Pour le moment, je me pose pas mal de questions, comme je l’avais fait dans un article de fin février 2024. J’ignore où me mènera toutes les réflexions en question. On verra bien, mais pour le moment, aucun changement n’est prévu, du moins à très court terme.

J’aime toujours autant le logiciel libre, mais les libristes, au secours ! Désolé de terminer sur une note un peu négative, mais je dois dire qu’en ce moment les libristes, ils me sortent par les yeux.

Les archlinuxien(ne)s, maillon important de l’écosystème du logiciel libre ?

Il est de bon ton de se moquer d’Archlinux à travers un même célèbre, la courte phrase « BTW I use Arch » qu’on peut traduire par « À propos j’utilise Arch ».

Archlinuxien depuis mai 2009, j’ai connu l’époque où on configurait l’ensemble dans un fichier unique, le /etc/rc.conf, puis l’arrivée de systemd en octobre 2012, sans oublier le passage aux scripts d’installation pour lesquels j’ai maintenu des tutoriels entre 2013 et 2019. Le flambeau a été repris par Chennux.

Mais trève d’historique. Revenons-en donc à une caractéristique principale d’Archlinux, c’est la fraîcheur parfois extrême (tiens on dirait que je parle d’un chewing-gum ?) des logiciels. Un exemple récent, c’est l’arrivée du duo SDL3 et SDL2-compat. Comme je l’ai précisé dans un article du 1er février 2025, cela ne s’était pas passé sans casse.

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Se lancer sur Linux en 2025 ? Bon courage :)

Avec la fin du support gratuit de MS-Windows 10 pour courant octobre 2025, les articles de blogs et de webzines ne cessent de parler de la possibilité de faire durer un PC quelques années de plus avec une distribution GNU/Linux, avec souvent les plus abordables (LinuxMint, Ubuntu, ZorinOS entre autres) qui ressortent.

Mais le problème est que l’on ne fait que gratter la surface du monde des distributions GNU/Linux qui a plusieurs centaines de représentantes, du moins si on en croit les statistiques d’indexation de Distrowatch.

Au 11 janvier 2025, les dernières statistiques sont les suivantes, dixit la gazette du 6 janvier 2025.

  • Distributions indéxées depuis 2001 : 972
  • Distributions en vie : 276
  • Distributions « dormantes » : 51
  • Distributions mortes : 645
  • Distributions en liste d’attente : 150
  • Distributions en attente d’évaluation : 33

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