Ah, les RMLL 2010 :)

Ok, j’avais promis de ne rien poster, mais quand même, les RMLL 2010, cela valait la peine d’y aller.

Arrivé en fin de matinée à l’université de Bordeaux I qui accueillait cette année les RMLL, j’ai visité plusieurs stands : ceux de l’April (où j’ai gagné un badge), celui de Mozilla Europe, de la FSF Europe (un t-shirt GPL v3 + le mug pour la somme de 26 €… Bon, mais les deux valaient la peine), de Framasoft, de Fedora, d’Enlightenment France, de FreeBSD, de Wikipedia, la quadrature du net, et sans oublier un stand où j’ai été gentiment chambré, celui d’Archlinux.fr

Pris en photo par Gyo (avec la casquette) avec un autre archlinuxien (d’ailleurs, petit appel à Gyo, tu pourrais m’envoyer la photo ? merci !) j’ai pu aussi rencontrer d’autres libristes qui m’ont reconnu alors que je ne pensais pas l’être aussi facilement.

J’ai eu aussi le plaisir de rencontrer Kooda (désolé pour la photo, mais j’ai été torturé par exceed sur #frugalware.fr pour la poster).

Ce que j’ai retiré de cette manifestation, c’est que le stéréotype du geek barbu à longs cheveux et discutant de sujet informatique pointu a encore de longs jours devant lui. Et aussi des t-shirts dont certains étaient pas mal : comme des t-shirts debian avec dessus un petit :

apt-get install anarchism

Sur un stand, j’ai pu acheté de la musique Libre, proposée par Culture Libre sur le stand du groupe qui organisera l’édition 2011 des RMLL, à Strasbourg. Il s’agit de la compilation « Renversement », 17 titres entièrement sous licence Art Libre.

J’ai pu aussi découvrir le clavier bépo, qui est assez étrange, surtout pour la disposition des touches. Le contact un peu satiné avec le clavier m’a donné envie de découvrir cette disposition différente, même si le clavier n’est pas franchement donné (quelque chose comme 80 €).

J’ai bien aimé aussi le parapluie Debian sur leur stand.

Cependant, ce que j’ai un peu moins apprécié – même si c’est mérité parfois – c’est des critiques sur le stand Ubuntu-fr, qui dixit un participant : « eux, c’est du commerce, rien d’autre ».

Il faut dire que tout était payant sur leur stand, même le badge à épingle de base…

Pour finir, voici une photo des goodies que j’ai pu acquérir lors de mon passage aux RMLL de Bordeaux :

  • Un mug de la FSF europe
  • Un t-shirt gpl v3
  • Une dragonne Mozilla Firefox
  • Des badges April, mozilla firefox, mozilla test pilot
  • Des autocollants Dogmazic et Quadrature du net
  • Un écusson Archlinux pour ma machine

J’espère au moins que je pourrais passer une journée l’année prochaine aux RMLL de Strasbourg, cela me ferait plaisir.

Bon, je retourne en hibernation, en laissant les commentaires ouverts sur cet article, même si la modération sera en mode plus que ralenti 🙂

Fedora 13 : un mois déjà.

Le 25 mai dernier, la 13ième version de la Fedora Linux sortait. J’ai voulu voir l’état de la distribution un mois après qu’elle fut rendue disponible. J’ai donc récupéré via Bittorrent l’image ISO 64 bits pour la version live Gnome.

C’est plus un rapide aperçu qu’un test approfondi.

D’ailleurs, c’est avec ce petit genre de tests qu’on peut se faire un premier aperçu d’une distribution… qui peut donner envie d’aller plus loin ou pas du tout 🙂

Et j’ai ensuite lancé mon environnement de test habituel : à savoir une machine virtuelle doté de 1,5 GiO de mémoire vive, 32 GiO de disque dur virtuelle, donc les habituelle lignes de commande.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom Fedora-13-x86_64-Live.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 est un raccourci pour :


qemu-system-x86_64 --enable-kvm -m 1500 -k fr -localtime --soundhw all

Après l’installation et la création d’un compte utilisateur, j’ai ouvert un terminal en compte root pour effectuer un petit « yum update » qui m’a installé les mises à jour depuis la date de la sortie. Et seulement 254 paquets à mettre à jour, ce qui est peu finalement.

Parmis les nouveautés, on trouve un certain… Mozilla Firefox 3.6.4 🙂

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Shotwell, un client léger pour gérer ses photos pas si mal que cela finalement ?

Shotwell, c’est un logiciel codé en vala qui permet de cataloguer ses photos rapidement et simplement.

D’ailleurs, c’est l’outil fourni par défaut avec la Fedora 13, ce qui prouve que le logiciel a atteint un degré minimum de maturité. Cf le point 4.1.7 des notes de publication de la Fedora 13.

Très simple, il permet les opérations classiques :

  • Importer et cataloguer des photos
  • Faire les opérations de bases : rotation, enlever les yeux rouges, modifier la luminosité, etc…
  • Interagir avec un outil plus complet, comme Gimp
  • Publier sur des hébergeurs comme FaceBook, Picasa ou encore Flickr

J’ai installé la version de développement de Shotwell sur ma archlinux en utilisant la commande yaourt -S shotwell-svn

En quelques minutes, les dépendances et le logiciel était disponible, et c’est du rapide.

Deux captures d’écran du logiciel :

C’est un petit logiciel, qui suit un tout petit peu la logique unix : un outil pour une tache et une seule.

Et si le problème des distributions linux était la sur-popularité d’une seule d’entre elle ?

Une planche de geektionnerd reprise par le Framablog a eu un commentaire qui a montré une réflexion typiquement… fanboyesque :

C’est marrant cette tendance des gens à critiquer ce qui devient populaire. On aime bien la réussite, mais pas trop…

Dans un précédent billet, je parlais de la sortie de deux distributions ayant des racines anciennes, à savoir la Slackware Linux 13.1 et la Fedora 13.

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Sorties simultanées de la Slackware Linux 13.1 et de la Fedora Linux 13 : que du bonheur ;)

C’est surtout un bonheur pour montrer que le monde des distributions gnu/linux est largement moins monolitique que la sortie de la Ubuntu Linux 10.04 le laissait penser.

En ce qui concerne le tag « planet-libre », j’ai un peu hésité avant de le mettre. Si un modérateur ou un administrateur du Planet-Libre enlève ce billet, je n’y verrais aucun inconvénient.

J’ai déjà parlé de la Slackware 13.1 et de la Fedora Linux 13 dans des articles plus anciens, et mon but n’est pas le test habituel que certaines personnes auraient bien envie de voir partir vers /dev/null.

Non, la sortie de ses deux grands noms des distributions Linux montre que le dynamisme du logiciel libre est encore bien présent et que la concurrence entre distributions existe encore.

Evidemment, elles visent deux publics différents.

La vénérable Slackware Linux (17 ans au compteur) est destinée aux personnes qui veulent une distribution simple à administrer, tout en restant stable. D’ailleurs, j’avoue que c’est grace à une Slackware Linux en 1996 que j’ai découvert Linux 🙂

J’ai donc gardé une certaine tendresse pour cette distribution. Orientée plus KDE et Xfce, elle propose aussi un des systèmes de gestion de paquets assez simples, dont le gros défaut est la manipulation des dépendances 🙁

La Fedora Linux, plus récente, est aussi le « banc d’essai » de la RHEL.

Cependant, c’est une distribution qui se veut assez « bleeding edge », avec des technologies récentes, et c’est aussi une distribution qui a permis le murissement de certaines technologies, comme Plymouth, ou encore PulseAudio, et même de tester pour les plus courageux ext4fs avant sa stabilisation.

La Fedora Linux 13 permet, pour les plus courageux – de tester btrfs, le futur système de fichiers qui équipera les distributions linux.

Cependant, être « bleeding edge », ne veut pas dire être complètement fou, et c’est pour cela que le grub fourni n’est qu’une version 0.97, et non une version de grub2, pourtant plus évolué, mais aussi plus complexe à configurer.

Un autre créneau, c’est la volonté des deux distributions de distribuer aussi longtemps que possible que du logiciel libre. Ainsi, il faut passer par un dépot tiers, RPM Fusion pour avoir le support de technologies propriétaire comme le mp3.

Lorsque j’ai fait mon article sur la slackware 13.1rc1, j’ai du passer par un paquet tiers pour avoir le support du flash.

Donc, ce sont des distributions plus pour des utilisateurs un peu dégrossis, et j’avoue que si je devais former une personne à un système linux, en dehors d’un dégrossissage « obligé » par une Ubuntu Linux, je conseillerais une Fedora Linux, plus en accord avec la philosophie du logiciel libre.

Mais chacun voit midi à sa porte finalement 😉