Serais-je en train de devenir un « blogueur influent » ?

Il est vrai que mon blog avec en moyenne – et en dehors des coupures liées à des vagues des spams un peu forte, comme celle qui a rendue injoignable le blog durant une douzaine d’heures – tourne à 1000 – 1200 pages vues par jour, ce qui en fait un blog très influent.

Excusez-moi, je reviens, le temps de calmer un fou rire nerveux.

Donc, j’ai reçu hier dans la journée un petit courrier électronique dont déjà l’intitulé m’a fait tiquer. « Article sponsorisé pour le [nom d’un service de téléphonie] »

Et l’introduction m’a carrément horripilé, au sens étymologique du terme, à savoir : herrisser les poils. Je cite le morceau de choix, dans le chapeau du courrier électronique.

Nous sommes opérateur de téléphonie fixe et mobile, et proposons nos services à partir de la France Métropole et DOM. Nous serions intéressés par la publication au mois de novembre ou décembre d’un article sur votre blog, pour notre service [nom du service en question]

Ma réponse a été cinglante, mais très enrobée de sucre :

Je tiens à vous remercier de l’attention que vous avez  apporté à mon petit blog – dont j’ignore comment vous avez entendu parler.

Je tenais aussi à vous préciser que je ne suis pas interessé par la moindre « propagande » commerciale qui puisse exister. Après avoir lu votre laïus, j’ai fait quelques recherches qui m’ont informé du coté caché de l’offre.

 

De plus, par principe, je me refuse à proposer tout billet sponsorisé, car ce serait pour moi une violation de la confiance que m’exprime les quelques lecteurs et lectrices régulières de mon humble blog.

 

Vous comprendrez donc que vous recevrez de ma part une fin de non-recevoir pour rédiger un article qui serait de la publicité déguisée.

Pour faire court : je ne suis pas à vendre, même si vous m’offrez le dernier AilPhone en date. Je ne touche pas le moindre centime avec mon blog, et je n’ai pas l’intention de devenir un photocopieur de communiqué de presse.

Il y a une chose étrange qui s’appelle intégrité et qui motivent la rédaction de mes billets.

Alors, mesdames et messieurs les annonceurs, j’espère que vous comprendrez mon petit coup de gueule.

Dans le cas contraire, je risquerais de devenir comme Linus Torvalds avec Nvidia, tout en restant largement plus sociable dans mes propos et mes gestes.

Les forfaits de téléphonie mobile en voie de SFRisation avancée ?

Par SFRisation, je pense surtout à la boutade du maintenant « bouc émissaire pour tout et n’importe quoi dans la téléphonie mobile » de Xavier Niel quand il a présenté en janvier 2012 ses deux forfaits via son offre Free Mobile.

Il avait montré un catalogue SFR de l’époque qui montrait une palanquée de forfaits qui segmentaient à mort l’offre, histoire de rendre incomparable les différentes offres qui permettent une chose : communiquer.

Et plus je lis les annonces sur les forfaits de téléphonies mobiles, que ce soit pour les MVNOs (à quand le premier à disparaître dans ce domaine de faux-nez de l’ancien triumvirat ?), c’est encore et toujours plus illisibles.

Sans jouer le fanboy de Free Mobile, ce sont surement les forfaits les plus lisibles qui existent. Prenons le dernier MVNOs, Joe Mobile qui a quelques ratés aux démarrage, et qui nous sort encore une nouvelle version de ses forfaits, encore moins lisible qu’auparavant.

J’avoue que c’est plus complexe que des offres du style : voix + SMS / MMS illimités pour tant par mois (et non par période de 30 jours, car dans ce cas on se fait avoir pour Janvier, Mars, Mai, Juillet, Aout, Octobre et Décembre d’une journée), ou X minutes de voix + X sms pour tant par mois.

Qui arrive à déchiffrer ce genre d’offres sans faire un bac + 14 en maths ?

On va dire que j’ai une dent contre SFR, mais quid de Bouygues et de son offre B&You ? Uniquement 3 offres, c’est déjà mieux. Et c’est surtout assez simple à lire.

Sosh ? La SFRisation est en route. Il suffit de voir les grilles comparatives des 3 offres en question. Ce que j’aime, c’est le forfait le plus cher, avec ses 3 Go d’internet (version orange, bien entendue), et surtout le H+… Comme si tous les téléphones portables en profitait par défaut, et que tout le monde avait accès à cette génération de connexion…

Je passe sur les opérateurs du genre Zéro Forfait ou Prixtel, c’est complètement illisible.

D’ailleurs, il suffit de voir un site comme touslesforfaits pour se demander si Xavier Niel n’avait pas raison en critiquant les offres pléthoriques qui ne font qu’une chose : perdre le consommateur et le faire payer plus que de raison.

Si en plus de la baisse des prix – et donc des gonades en or de l’ancien triumvirat – un effet collatéral pouvait être la simplication des forfaits proposés, ce serait la moindre des choses… Allez, une dernière pique, jettez un oeil aux offres officielles de SFR, c’est mal de crâne assuré. Entre les forfaits bloqués, les non-bloqués, et les formules Red, j’en ai dénombré… 12 !

Quand Tom’s Guide joue le sensationnalisme et désinforme involontairement.

C’est officiel : il n’y a plus de version 64 bits pour le navigateur Mozilla Firefox, dixit un article de Tom’s Guide, au titre suffisamment clair : « Mozilla abandonne Firefox 64-bit »

Or, l’article est trompeur à plusieurs titres. Car nulle part, il n’est précisé que cela ne concerne que la version pour Microsoft Windows qui est concernée, nullement celle pour les distributions GNU/Linux ou encore MacOS-X qui depuis sa version 10.4 alias Tiger ou 10.5 alias Leopard est purement 64 bits.

En effet, l’article se base sur un fil initié par Benjamin Smedberg dont le titre est clair pour qui sait lire : « Turning off win64 builds », qu’on peut traduire : « Arrêt des compilations win64 ». Nulle autre architecture n’est concernée.

Les justifications sont l’absence de greffons en 64 bits, plantage plus fréquent, bugs difficilement reproductibles, bref ce qui a ralenti l’adoption des OS 64 bits depuis des années.  Même si j’avais constaté du progrès comme résumé en décembre dernier.

Pour faire un résumé rapide : oui, il n’y aura pas pour le moment de version 64 bits de Mozilla Firefox pour la plateforme Microsoft Windows. Et uniquement elle !

Tom’s Guide a donc volontairement oublié 12% du marché de l’informatique, à savoir l’univers du Mac (qui a du matériel proche du PC au final), et les péquins libristes qui peuvent avoir une version 64 bits du navigateur de la Fondation Mozilla.

En vrac’ plus ou moins libre

Un petit florilège de liens pour ce jeudi, à la fois dans le domaine du libre et de la vie réelle..

C’est tout pour aujourd’hui. Bonne fin de journée.

Même si Microsoft Windows 8 se révèle être un fiasco, c’est du 100% gagnant pour Microsoft.

Derrière ce titre un peu tapageur se cache une vérité : Microsoft sait parfaitement qu’il peut se planter avec Microsoft Windows 8. Et pour au moins deux raisons.

La première ? Elle concerne la fin du support étendu des Microsoft Windows XP SP3, Vista SP2 et 7 SP1. Les dates sont intéressantes à regarder.

2014 : en avril, c’est la fin du support étendu pour l’honorable MS Windows XP. Donc sur les machines trop vieilles ou pas assez puissante pour faire fonctionne un de ses successeurs, Microsoft Windows XP sera utilisable, même s’il ne recevra plus le moindre correctif de sécurité.

2017 : en avril, c’est au tour du peu aimé Windows Vista. Mais nombre d’utilisateurs sont passés à Microsoft Windows 7 lors de sa sortie. Même s’ils restent des irréductibles, le peu aimé Microsoft Windows Vista restera utilisable pendant près de 5 ans.

2020 : en janvier, c’est au tour du pas trop mauvais Microsoft Windows 7 de tirer sa révérence.

Donc, jusqu’en 2020, et sauf coup dur, Microsoft pourra proposer des Microsoft Windows de plus ou moins bonne qualité. Il y aura toujours le matelas de sécurité qu’est Microsoft Windows 7 (ou 9 si la « logique » d’un Microsoft Windows sur deux qui n’est pas à garder trop longtemps sur le disque dur est conservée).

La deuxième raison ? Le précédent de 2007 avec la sortie de Microsoft Windows Vista.

Au lieu d’aller vers des solutions libres de qualité croissante, mais d’obésité croissante aussi, l’utilisateur restera dans un écosystème logiciel qu’il connait. Sur 100 déçus d’une version, 80 mettront ou se feront remettre la version précédente, 10 resteront malgré tout, 5 à 8 économiseront pour s’équiper d’une machine à la pomme, et le restant découvrira l’informatique à base de logiciel libre.

C’est encore plus vrai en entreprises qui ont souvent des migrations qui se font sur le long terme. Les opportunités pour le logiciel libre sont très faibles. Cela me fait rire de voir des « évangélistes libristes zélés » (houla, un double pléonasme !) promouvoir à corps et à cri des techniques dont la plupart des utilisateurs se contrefichent.

La Free Software Foundation, qui mène souvent des combats justes, est tombé dans sa caricature avec l’article sur Microsoft Windows 8, traduit sur ce site.

L’idée de départ est bonne, les arguments sont vrais, mais il faut le dire au haut parleur : l’utilisateur lambda, il s’en contrefout comme de sa première couche-culotte ou de sa première layette pour les plus agés, des arguments avancés. Il veut utiliser sa machine au mieux, point barre.

Même si le logiciel libre a envahi les réseaux et de nombreux outils que nous utilisons quotidiennement, la duopole Microsoft-Apple ne le laissera jamais s’imposer.

D’ailleurs, en dehors des guerres intestines qui traversent le logiciel libre, il restera durant encore longtemps, et ce malgré des distributions de qualité croissante un épiphénomène.

Un épiphénomène d’utilisateurs à la pilosité envahissante, avec des logiciels aux noms imprononçables, à la limite de la secte, avec une adoration pour des notions étranges comme le respect de l’utilisateur, de la confidentialité des données, et surtout, avec des logiciels qui sont libres et surtout gratuits, en notre époque commerciale où le gratuit signifie illégal.