Dear Pariah lance une campagne de financement participatif.

Sur ce blog, je parle souvent d’artistes indépendants. Outre le fait que je ne supporte plus la bouillie pour chat en voie de décomposition avancée qui monopolisent les ondes radios et la télévision, ça ma fait toujours plaisir d’aider à financer des albums d’artistes indépendants.

C’est le cas pour la production du deuxième EP de « Dear Pariah », un duo de folk britannique sur PledgeMusic.

Si vous aimez les mélodies minimalistes, les voix éthérées qui font un peu penser à la grande époque des Cocteau Twins, le groupe vous propose de financer l’album à partir de 5£.

Il reste 26 jours (au moment où je rédige l’article) pour que le financement atteigne les 100%, donc c’est faisable.

Et voici le clip d’un titre du premier EP éponyme et achetable sur le page bandcamp du groupe.

A vous de voir, et si vous accrochez de d’ajouter votre petite pierre.

Pour finir, n’oubliez pas que la Quadrature du Net fait appel aux dons pour se financer et lutter pour la liberté sur la toile.

Note : commentaire sclos pour des propos complètement déplacés et complètement hors-sujet.

Vendredi musical : « Collaborations No.1 » de Lucy Claire.

Le 16 juin 2014, Lucy Claire a sorti son deuxième album, « Collaborations No.1 », après son très réussi et désormais indisponible en version physique album « Suite« .

Comme son nom l’indique, c’est un album collaboratif où sont proposées diverses versions de deux créations, « Stille » et « Somnus ». Ce qui est agréable avec cet album, c’est que ce n’est pas uniquement du piano et des cordes classiques, mais que les collaborations apportent d’autres influences.

Entre les voix hypnotiques de la première piste, les cordes planantes de la deuxième piste, le côté répétitif et saccadé presque techno de la troisième piste, le côté éthéré de la quatrième piste, les grandes nappes de musique synthétique de la cinquième piste, l’auditeur n’a que l’embarras du choix.

C’est un très bon album, même s’il est assez court. Si vous cherchez quelque chose de nouveau, en clair, pas la bouillie pour chat en voie de décomposition avancée qui monopolise les ondes estivales, essayez donc cet album de Lucy Claire. Et inutile de me le demander, j’ai déjà commandé un exemplaire physique. J’attends juste de l’avoir dans ma boîte aux lettres désormais.

« Kor Isen » de Kings of Edelgran : de l’indie-folk-rock d’outre-Quiévrain.

Oui, je parle bien de la Belgique en utilisant l’expression d’outre-Quiévrain. J’ai été contacté par le groupe pour me faire connaître leur premier opus, une EP de 5 titres, sorti fin mars 2014. J’ai pour habitude de toujours écouter les albums qu’on me propose quand je suis contacté par courrier électronique sur le plan musical.

L’album est en téléchargement libre et dure environ 21 minutes.

La première piste commence avec une ambiance acoustique avec des voix graves qui font un peu penser à des influences celtiques. Le côté folk du groupe est très présent dans cette première piste.

La deuxième partie de la piste est un peu « étrange », et se finit avec un rythme proche du metal classique.

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Une semaine sans Adobe Flash. Un premier bilan assez positif ?

Il y a une grosse semaine, j’ai fait sauter le greffon Adobe Flash de mon ordinateur. A l’origine de cette disparition, une remarque de Patrice Ferlet – je vous conseille son « petit » projet musical, Arkyne – sur Google Plus concernant l’empoisonnante affaire de l’EME dans Mozilla Firefox.

Cette remarque a été un déclic, et je la cite :

Revérifié, c’est l’api audio du browser qui est utilisée, donc si t’as FF ou Chrome ou tout autre browser qui gère correctement les api récentes, tu ne dois pas avoir de souci. Il faut par contre avoir les plugins gstreamer pour lire du mp3. Je vis depuis 2 ans sans plugin flash et je n’ai jamais de souci…

Le seul point qui me faisait garder Adobe Flash, c’était justement le support de Bandcamp pour l’amoureux fou de musique que je suis.

J’ai donc fait la manipulation suivante sur mon ArchLinux (et distribution apparentées) : installer les greffons gstreamer0.10 en parallèle des greffons gstreamer en version 1.2 qui ne sont pas encore complètement supportés au 12 juin 2014, date où je rédige cet article.

Simplement grace à la commande, sudo pacman -S pouvant être remplacé par yaourt -S :

sudo pacman -S gstreamer0.10-plugins gst-plugins-good gst-plugins-bad gst-plugins-ugly

Il y a encore un support par défaut de la génération 0.10 de gstreamer, le temps que gstreamer 1.2 soit pris en compte complètement. Les commandes sont à adapter en fonction de votre distribution, bien entendu 😉

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Lethian Dreams : quand le métal atmosphérique obtient ses lettres de noblesses.

C’est la deuxième fois que je parle d’albums lié au genre « métal atmosphérique ». La première fois, c’était quand j’avais parlé de « Griseus » du groupe Aquilus, même si les influences « symphoniques » étaient plus prononcées.

Comment définir le métal atmosphérique ? Je vais recopier la définition que j’ai pu trouvé sur le site de la Bibliothèque musicale de Lyon qui explique très bien ce sous-genre du métal :

Forme de heavy metal plus aérien qui émerge au milieu des années 90. Héritiers du rock planant de Pink Floyd et adeptes de différents courants du metal (death, doom, dark, etc.) se rejoignent dans une musique puissante, mélodique, lente et éthérée. Le metal atmosphérique conserve la lourdeur et la grandiloquence du heavy metal, mais les tempère avec de nouveaux éléments (lenteur, répétition, chant lyrique féminin ou rauque masculin, sons électroniques, cordes, esthétique romantique).

Voila ! C’est plus clair ? Pas franchement ? Désolé, c’est pas évident. Faisant des recherches sur bandcamp sur les groupes avec chant féminin, je suis tombé sur les français de Lethian Dreams. Les deux albums qu’ils ont publiés sur Bandcamp m’ont vraiment tapé dans l’oreille. Le premier est sorti en 2012, c’est « Season of Raven Words ».

Ce qui frappe sur cet album – comme sur le suivant, c’est le coté long des pistes. Mis à part les troisième et sixième pistes, chacune tourne au bas mot dans les 4 à 6 minutes en moyenne. La voix de Carline Van Roos donne un côté éthérée à chaque morceau.

Dès « Dawn » on sent que l’on va avoir droit une ballade dans un monde cotonneux, nuageux, mais cependant doux et nostalgique. L’ensemble des pistes est vraiment travaillé. Malgré leur omniprésence, les guitares ne sont pas étouffantes. La piste la plus courte nous offre une pause au piano, avec toujours ce côté éthérée et cotonneux. « White Gold » offre une intro acoustique du plus bel effet, et surprend agréablement l’auditeur.

La qualité est au rendez-vous. Au point que lorsqu’on arrive à la fin de la dernière piste, on a du mal à réaliser que 42 minutes sont déjà passées.

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