Ah, les mises à jour majeures de pacman dans la grande famille d’Archlinux…

Une fois par an, le génialissime pacman – n’ayons pas peur de tomber dans les superlatifs comme d’autres personnes le font pour les incongruités comme le énième fork d’ubuntu condamné à disparaître avant 6 mois – connait une version majeure. À chaque fois, des nouvelles fonctionnalités sont introduites ou d’autres tombent en désuétude.

On est avec pacman 5.2 dans le deuxième cas. Dans l’article d’annonce publié par Allan McRae, on apprend qu’une fonctionnalité peu utilisée, à savoir les mises à jour en utilisant des deltas (qui permette de ne pas récupérer la totalité d’un paquet mais juste les différences) a été envoyé ad-patres. Il y a aussi la fonction –force qui est désormais désactivée et remplacée par la plus subtile option –overwrite.

Le retrait du support des mises à jour via les deltas a fait très mal. Non seulement, l’outil Kalu est dans les choux pour sa compilation, bug que j’ai rapporté, mais cela a aussi obligé les développeurs de yay à sortir une nouvelle version, la 9.4.0, pour officialiser le support de pacman 5.2.

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Tout change pour que rien ne change, grand classique à conjuguer au quotidien !

On est vendredi après-midi, il fait encore une chaleur digne des derniers jours d’été par chez moi. L’automne commence dans quelques heures.

Je n’ai pas cédé à la tentation de faire un article sur la démission de Richard Matthew Stallman, le sexagénaire et son folklorique déguisement de Saint iGNUcius, à savoir la toge et le plateau de disque dur sur la tête. Folklorique, sûrement. Marrant, tout autant. Mais pour la crédibilité du logiciel libre au niveau du grand public, ça n’est pas la joie.

Le Monde a fait un excellent article sur ce sujet auquel je vous renvoie par ailleurs.

Ma réaction a été de faire une vidéo où je me moque gentiment de la Free Software Foundation et de ses nombreuses réussites en plus de 35 ans d’existence pour libérer l’utilisateur des griffes du diabolique logiciel non-libre.

Je ne suis pas le seul à critiquer le côté caricatural de la politique de la Free Software Foundation. J’ai trouvé ce long article en anglais qui clâme tout son amour pour le librisme à la Stallman.

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Et si Tux’n’Vape disparaissait du jour au lendemain ?

Cette question m’est venue après les déboires de certains projets dont Antergos est l’exemple le plus récent. Aucun projet n’est éternel et croire le contraire est plutôt la preuve d’un manque de réalisme.

Qu’arriverait-il si du jour au lendemain, l’équipe dont je fais partie disait : « on en a assez, on arrête les frais ? » Si du jour au lendemain, nous enlevions les images ISO et nous demandions le retrait des liens au format torrent ?

Sur le plan technique, rien ou presque. Notre projet est une personnalisation de Manjaro dont la compatibilité est assurée à 99,99%. Contrairement à Antergos qui nécessite des actions spécifiques pour être archlinuxisée – cf la vidéo ci-après – une Manjaro Tux’n’Vape c’est du direct. Pas de dépot à désactiver, de manipulations plus ou moins bizarre. Autant dire que côté transparence, c’est difficile de faire plus simple.

Le gain immédiat pour l’équipe serait de ne plus avoir à payer de sa poche les frais d’hébergement. Même si ce n’est qu’une poignée d’euros chaque mois, c’est toujours mieux d’utiliser l’argent en question pour les dépenses de la vie réelle. Le projet Tux’n’Vape a été lancé pour aider les personnes à utiliser une distribution GNU/Linux, pas pour se remplir les poches avec la monétisation des vidéos 🙂

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Se couper un brin de la folie du monde virtuel, quel plaisir !

Tandis que j’écoute l’excellent deuxième album de Grimlake intitulé « Memories » – dont je dois faire la chronique très rapidement ! – j’ai eu envie de faire un point rapide sur la grosse semaine passée sans écrire le moindre billet.

Il faut dire qu’en ce moment – je rédige ce billet le 29 mai 2019 au soir – la vraie vie m’accapare pas mal. Je ne m’étendrai pas sur ce qui me fait avoir une vie réelle actuellement étant donné que cela concerne ma sphère privée.

Mais il faut dire que depuis une semaine, en gros depuis le 21 mai 2019, pas mal de petites choses se sont passées.

Entre l’affaire « Thomas Cyrix » qui s’est terminé en lynchage numérique de celui-ci (30 000 abonnés perdus en l’espace d’une semaine ) – et peu importe si le monde réel n’est pas aussi simple avec un grand méchant d’un côté et des petits gentils de l’autre – ou encore l’acharnement thérapeutique sur le cadavre encore chaud d’Antergos, je me suis aperçu à quel point le monde virtuel peut être toxique.

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La mort d’Antergos, une nouvelle preuve qu’Archlinux et installateur simplifié ne font pas bon ménage ?

La nouvelle a été annoncée le 21 mai 2019 par les développeurs derrière le projet Antergos jadis né sous le nom de CinnArch en 2012 : le projet met la clé sous la porte.

Outre le fait que l’équipe s’autocongratule pour le travail effectué en 7 ans (avec plus de 930 000 téléchargements depuis 2014), une mise à jour à venir qui désactivera le dépot tiers de la distribution pour lui permettre de survivre quoiqu’il arrive.

C’est un mouvement dans la bonne direction, mais il ne faut pas oublier le passif plutôt chargé de la distribution basée sur Archlinux :

  1. un gestionnaire de session qui charge un moteur de navigateur internet, j’ai nommé lightdm-webkit2-greeter
  2. un installateur qui est continuellement resté en bêta depuis les premiers pas de CinnArch en 2012. Au bout de 7 ans, ça fait long !
  3. un dépôt tiers imposé sur les dépôts officiels avec des effets collatéraux comme l’absence de mise à jour de Pamac-aur durant de longues périodes, comme avec ce bug que j’avais ouvert en novembre 2018. Ce n’était pas le seul logiciel concerné d’ailleurs.
  4. L’imposition de ce qui est au final devenu synonyme de thème d’icones flat pour le monde linuxien, Numix.

Sans oublier les périodes où l’installateur vous explosait dans les mains sans raisons apparentes, les périodes où on ne pouvait pas installer une saveur pourtant officiellement proposée comme Mate-Desktop en juin 2016. Est-il besoin de tirer sur l’ambulance, ici ?

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