Quels anniversaires pour l’année 2026 en informatique et en jeux vidéos ?

Chaque année depuis 2022, je m’amuse à lister les anniversaires dans le monde informatique et vidéo-ludique. Pour avoir les anniversaires de 5 ans en 5 ans avec comme limite maximale 40 ans. Donc, quels anniversaires pour l’année 2026 ? Liste non exhaustive, bien entendu !

1986 :

  • C’est l’année de la sortie de GeOS, environnement graphique pour les Commodore 64, 128, Plus/4 et l’Apple II.
  • C’est l’année de sortie de la deuxième génération du Commodore 64 alias 64C avec un look inspiré par le Commodore 128.
  • Dans le monde des bornes d’arcade, un certain « Gauntlet II » fait ses premiers pas vers le succès.
  • Et toujours dans les bornes d’arcade, un casse-brique mythique arrive, « Arkanoid » de Taito.
  • Dans le monde des ordinateurs compatibles PC, Compaq frappe un grand coup avec son Deskpro 386, le premier à intégrer le microprocesseurs i386 d’Intel.

1991 :

  • Dans le domaine des langages de programmation, c’est l’année où est né QBasic, fourni à l’origine avec MS-DOS 5.0.
  • Un autre langage voit le jour en cette année 1991, un certain… Visual Basic ! A l’origine pour MS-Windows 3.0, si, si, c’est possible !
  • Un jeu qui frappe un grand coup en cette année 1991 ? Another World développé par Eric Chahi.
  • Un héros promis à une longue histoire débarque… Duke Nukem dans un jeu de plateforme publié par Apogee Software.

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Vieux geek, épisode 401 : ZZT, un rogue-like un peu spécial :)

Nous sommes en 1991, et un certain Tim Sweeney propose un des premiers jeux pour un tout jeune éditeur, Epic Megagames. C’est un rogue-like scénarisé, qui a une particularité : être en temps réel et non en tour par tour comme les autres rogue-like ayant jamais existé. Et comme tous les rogue-like, il est en mode textuel, et même semi-graphique.

Cependant, ce n’est pas comme les autres rogue-like un jeu où on combat des monstres pour ouvrir des portes et récolter des trésors. Il y a toujours les clés, mais multicolores, mais aussi des énigmes à résoudre, des objets à récolter pour pouvoir se défendre, bref du grand classique.

Le jeu aurait pu être oublié, mais il a un avantage de taille : il intègre un éditeur de monde qui permet de créer son propre monde avec le scénario qui va bien. Et comme pour Apogee Software, le jeu reprend le principe du partagiciel : le premier monde gratuit, les autres payants. Il a été transféré vers un modèle gratuiciel en 1997 ce qui fait qu’on peut télécharger en toute légalité la version complète.

Vous l’avez vu, le jeu ne paye pas de mine, mais il est néanmoins addictif pour pouvoir avancer toujours un peu plus dans un monde donné. Il faut juste faire abstraction de l’apparence générale. Des suites comme Super ZZT et un concours fut organisé auprès des joueurs pour donner Best of ZZT et ZZT’s Revenge.

Sur un site dédié du nom de « Museum of ZZT », on peut récupérer ZZT 3.2 ainsi que des mondes encore proposé en 2025… Autant dire que mis à part Doom, ZZT doit être un des jeux ayant eu la plus longue longévité de l’histoire du jeu vidéo.

Vieux geek, épisode 332 : Les aventures de Pepito au Mexique, quel étrange sponsor :)

J’ai déjà eu l’occasion de parler de jeux sponsorisés par une marque, le premier exemple me venant à l’esprit étant « Chex Quest », un doom-like pour enfants basé sur une marque de céréales, dont j’ai parlé en juillet 2016.

Cependant, ce n’était pas le premier jeu à être supporté par une marque. En 1991, la marque Belin (filière de LU si je ne me trompe pas !) proposa en partenariat avec Microïds un jeu de plateforme mettant en avant la célèbre marque de biscuit chocolaté, Pepito.

On est face à un jeu de plateformes, avec ses sauts millimétrés, ses ennemis plus casse-bonbon les uns que les autres.

L’histoire est simple : des bandits ont dérobé un coffre remplis à ras-bord de boites du célèbre biscuit. À vous de les retrouver et de mettre la main sur le précieux trésor. Constitué d’une bonne vingtaine d’écrans, il y aura de quoi s’arracher les cheveux sur certains passages. Je me demande combien de joysticks ont fait des vols planés, mais je pense qu’avec la difficulté parfois poussée du jeu, le nombre doit être impressionnant.

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Vieux Geek, épisode 293 : Winzip 1.0, le premier d’une longue lignée…

Dans le monde de MS-Windows, il y a un logiciel synonyme d’archivage, c’est Winzip, même si WinRAR lui a dépuis volé la vedette.

En ce milieu d’année 2021, Winzip – qui a été racheté par Corel – existe toujours et contre une grosse trentaine d’euros, vous avez la version 25.x du logiciel. Oui, 25 ! Il faut dire que le logiciel a commencé sa carrière en avril 1991, à l’époque où MS-Windows 3.0 était l’interface graphique la plus populaire sur PC.

Développé à l’origine pour OS/2 d’IBM, le logiciel créé par Nico Mak trouva rapidement son chemin vers MS-Windows 3.0. Cependant, au tout début, ce n’était qu’une surcouche graphique aux outils de PKWare, connu pour le duo PKZIP/PKUNZIP qui permettra de gérer en ligne de commande les fichiers zip.

Il faudra attendre Winzip 5.0 en 1993 pour que le logiciel s’affranchisse de la dépendance aux outils de PKWare via l’utilisation des outils du projet info-zip.

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Vieux Geek, épisode 285 : Fugitif, un jeu d’aventure ou une démo technique ?

Dernier article d’une série de trois consacrés aux jeux d’aventures sur Amstrad CPC. Après avoir parlé de « L’ile » sorti en 1988 chez Ubi Soft, de « Orphée, voyage aux enfers » sorti en 1985 chez Loriciels, j’avais envie de parler d’un des rares jeux que j’ai eu à l’époque en version physique, « Fugitif », sorti en 1991 chez Lankhor.

Je l’avais eu dans la compilation « Épopées Vol 2 » avec le très bon titre « La Secte Noire ». Cependant, ma boite était incomplète. Après avoir contacté Lankhor, je reçus la disquette manquante. En effet, Fugitif tenait sur 2 disquettes, chaque face avec un nom qui sentait bon l’espace : Aldebaran, Cassiopée, Hyadès et Deneb.

L’histoire est assez fouillée. On joue le rôle de Jack Bludfield, un chasseur de prime. Suite à la colère de Xocann, un de ses anciens amis devenu criminel, il a été blessé alors que la femme qu’ils aimaient tous les deux a été tuée.

Jack apprend que Xocann s’est évadé avec d’autres criminels de la planète prison Orlano 2. On commence notre quête à New York. Contrairement à de nombreux autres jeux d’aventures de l’Amstrad CPC, pas de commande à taper. Tout se joue avec une interface à base d’icones, un peu comme dans l’Arche du Capitaine Blood. On doit jongler avec 3 voire 4 icones pour accomplir des actions.

Le jeu est entièrement muet mis à part la musique de démarrage. Mais c’est sur le plan graphique que tout a été donné. Alors que le mode 1 qui proposait une résolution de 320×240 pixels se limitait officiellement à 4 couleurs, les développeurs se débrouillèrent pour faire afficher jusqu’à 10 voire 12 couleurs sur chaque écran. Je vous renvoie à l’interview de Frédéric Mantegazza sur le site Lankhor.net pour plus de détails croustillants.

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