Et si les vrais ennemis de la musique, c’était les maisons de distribution de disque et les majors ?

En ces temps de lois inutiles, couteuses et usine à gaz comme DADVSI ou sa petite soeur, promue par Vivendi Universal, Sony Music, EMI et les autres maisons de disques plus ou moins importantes, à savoir HADOPI, la question vaut la peine d’être posée.

En mettant en place une présomption de culpabilité et un corollaire « faux cul » qu’est la négligence caractérisée de non sécurisation de son accès internet, les majors ont montré à quel point elles sont à cran et sont en train de prendre conscience que leur durée de vie est désormais bien limitée, et telles que les dinosaures qu’elles sont, le météorite qui les fera disparaître s’appelle… dématérialisation de la musique.

Jusqu’à preuve du contraire, la musique n’a été matérialisée que tard dans l’histoire, à la fin du 19ième siècle… Bien entendu, il existait une forme de matérialisation, celle des partitions musicales. Mais rien d’industriel, comme cela sera le cas avec l’arrivée des moyens d’enregistrements, comme les rouleaux de cires, les vyniles. Puis plus récemment, les cassettes stéréos et les baladeurs numériques que nous utilisont actuellement.

Car l’industrie du disque est essentiellement une industrie de vente de copies d’enregistrements. Car quand on achète un disque dans le commerce, tant qu’il est lisible (cf le CD illisible « X&Y » de Coldplay), on achète juste le droit d’écouter ce qui est contenu sur la galette. Rien d’autres.

Industrie connue aussi pour ses contrats léonins, qui laminent les artistes, ne leur laissant que quelques miettes. L’exemple le plus flagrant, c’est celui de « La Poule », qui montre que les maisons de disques ne sont là que pour une chose : presser les citrons et les jeter quand ils sont vides… Des voyous, on vous dit…

Si de plus en plus d’artistes se passent de maisons, ce n’est pas pour rien. Quand Trent Reznor a voulu enregistrer son deuxième album, il l’a fait en cachette, ne voulant pas que sa maison de disque, TVT, ne prennent la direction du groupe fondé par Trent Reznor, NiN.

En effet, Trent Reznor n’aime pas se faire marcher sur les pieds, ni dicter sa conduite. D’ailleurs, pour l’album qui suivit, un certain « The Downward Spiral », Trent Reznor monta sa propre maison de disque, pour être sur de maintenir le contrôle sur ses créations.

La brouille entrainée par Broken a par la suite eu des conséquences. Une double vidéo, VHS, « Closure », jamais sortie officiellement en dehors des Etats-Unis et qui reprend aussi bien un documentaire déjanté sur le « Self Destruct Tour » que des clips en version non censurées (pour ceux qui connaissent, je conseille « Happiness in Slavery » avec Bob Flanagan, devait sortir en double DVD aux alentours de 2006. Cependant, à cause d’ennuis juridiques, le coffret ne sortit jamais.

Trent Reznor décida de frapper un grand coup, et proposa via un célèbre site de partage de fichiers les versions de travail les plus aboutis à sa disposition… D’ailleurs, près de quatre ans plus tard, on peut toujours récupérer le double DVD, si on sait bien cherché !

Les maisons de disques, dans le but de contrôler l’internet pour ne pas voir disparaître leur modèle économique moribond, font tout et n’importe quoi.

Et tant pis si cela emmerde l’utilisateur honnête. Il est désormais trop tard pour revenir en arrière. La seule offre légale d’achat en ligne qui tienne le choc ? Itunes d’Apple, même si l’un des plus célèbres groupe de pop anglaise n’est toujours pas disponibles sur iTunes…

Non, le plus important est de dire qu’internet, c’est le mal, que les personnes qui récupèrent de la musique commerciale sur les réseaux d’échanges sont des voleurs, même si le vol ne concerne que des biens matériels si on se sert un peu de sa masse cérébrale fonctionnelle.

Ne pas se remettre en cause, c’est se condamner à disparaître. La musique existait avant les marchands de copie sur cire ou plastique. Elle existera après.

Gwibber 2.31.3, la version qui vous fera de nouveau aimer Gwibber ?

Après une période de froid qui m’a fait découvrir Pino – qui commence un peu à sentir le sapin, avec un mois sans le moindre changement au niveau du code source  – avec Gwibber qui a commencé avec l’ajout de la très lourde technologie DesktopCouch.

Or, fin juillet est sorti la version 2.31.3, une étape avant une future version 3.0 du logiciel. Et même si la liste des changements est minime, elle est très intéressante :

– Move backend storage from desktopcouch to sqlite
– Don’t scroll to the top on every refresh (LP: #327172)

Ce qu’on pourrait traduire par :

– Remplacement du stockage des données de desktopcouch vers sqlite
– Ne pas remonter en haut à chaque rafraichissement (LP: #327172)

Oui, DesktopCouch est « abandonné »… J’ai donc jeté un oeil sur le paquet AUR de la version 2.31.2, puis je l’ai adapté, en rajoutant le logiciel python-oauth.

Voici le PKGBUILD en question :

# Contributor: garrett18 paolo

pkgname=gwibber
pkgver=2.31.3
pkgrel=1
pkgdesc= »an open source microblogging client for GNOME »
url= »https://launchpad.net/gwibber »
license=(‘GPL’)
arch=(‘i686’ ‘x86_64’)
depends=(‘gnome-python-desktop’ ‘dbus-python’ ‘gnome-python’ ‘python-notify’ ‘python-simplejson’ ‘python-egenix-mx-base’ ‘pywebkitgtk’ ‘python-distutils-extra’ ‘python-imaging’ ‘pyxdg’ ‘python-feedparser’ ‘python-oauth’ ‘python-mako’ ‘python-pycurl’ ‘libwnck’)
conflicts=(‘gwibber< =1.0RC1’ ‘gwibber-bzr’ ‘gwibber-microsoft-bzr’ ‘gwibber-sweston-bzr’ ‘gwibber-trunk-bzr’ ‘gwibber2.0’)
replaces=(‘gwibber<=1.0RC1’ ‘gwibber-bzr’ ‘gwibber-microsoft-bzr’ ‘gwibber-sweston-bzr’ ‘gwibber-trunk-bzr’ ‘gwibber2.0’ ‘gwibber’ ‘gwibber-new’)
options=(‘!libtool’)
source=(« http://launchpad.net/${pkgname}/trunk/${pkgver}/+download/${pkgname}-${pkgver}.tar.gz »)
md5sums=(‘602da462e93d1d5ac75d0005adf2ce98’)

build() {
cd $srcdir/${pkgname}-${pkgver}
python setup.py install –root=${pkgdir} || return 1
}

Et l’obligatoire capture d’écran…

Gwibber 2.31.3 avec Archlinux...

Y a pas à dire, mais Gwibber m’en aura fait voir de toutes les couleurs… Maintenant, reste à savoir combien de temps le logiciel fonctionnera… Et si Pino 0.3 tiendra ses promesses… S’il sort un jour 🙁

Un peu de cinoche.

Je n’ai pas le temps de me voir beaucoup de films en ce moment, mais j’en ai vu deux récemment.

Le premier, le très connu « Gladiator » de Ridley Scott. En 2002, j’avais acheté le coffret collector, prété à une amie qui l’avait passé « à la tronçonneuse » tant le DVD était rayé et illisible…

Inutile de présenter ce film qui se passe au 2ième siècle de notre ère. L’histoire d’un général devenu esclave, puis gladiateur. Avec Joachim Phoenix qui joue un Commodus qu’on aurait envie d’étriper tant il est insupportable, et un Russel Crowe à la plastique impeccable et la barbe d’une semaine fraichement taillée.

Le film est excellent,  tout comme la bande originale, travail conjoint de Hans Zimmer et de la voix féminine de « Dead Can Dance », j’ai nommé Lisa Gerrard. A voir si vous ne connaissez pas.

Le deuxième film, je suis tombé dessus par hasard, au fil de mes pérégrinations sur la toile. Il s’agit du film de Jerome Bixby, « Man From Earth ».

Sorti uniquement en vidéo, il doit d’être célèbre à son mode de diffusion. Sorti uniquement aux Etats Unis, il a été largement dupliqué sur les réseaux de pair à pair et obtenu des sous-titres inexistants autrement.

Sans presque aucun effet spécial, ce film de science fiction part d’un postulat de base intéressant : le professeur John Oldman (interprété par David Lee Smith, des « Experts Miami », je ne saurais dire, ne regardant presque jamais Télé Bouy…TF1 ?) déménagent. Des amis viennent le voir, et il leur annonce – est-ce vrai ou faux ? – qu’il serait agé de 14000 ans.

Dans ce huis-clos, on se trouve à se poser des questions. Un excellent film que j’ai acheté sur Amazon, car il vaut le détour, sauf si – comme de nombreuses personnes – vous êtes allergique aux films non traduits.

A la prochaine !

Mozilla Firefox 4.0b4pre : du progrès ;)

Etant donné que l’identifiant est désormais, Mozilla/5.0 (X11; Linux x86_64; rv:2.0b4pre) Gecko/20100804 Minefield/4.0b4pre , ce qui annonce une sortie proche de la 3ième béta de Mozilla Firefox 4.0, j’ai voulu voir le niveau des tests geekiens que sont html5test ou encore le benchmark v8.

200 points au test html5test

v8 benchmark - 1035 points

Ce qui n’est pas si mal que cela, côté progrès, surtout au niveau de l’interprétation du Javascript.

Rajout à 22 h 19 : voici le résultat de SunSpider : 642 ms… Epiphany (basé sur webkit) arrive à 472 ms sur la même machine.

642 ms au test sunspider

Un autre GNU/Linux pour Madame Michu : Ubuntu 10.04 LTS ;)

Cet article est la suite du précédent, où on peut encore faire plus simple pour l’utilisateur débutant. Déjà que Fedora est vraiment largement plus simple que l’image que l’on peut se faire de la distribution GNU/Linux, Ubuntu pousse encore le bouchon plus loin.

Je me suis contenté de récupérer une image ISO de la Ubuntu 10.04 pour 64 bits. Et de la lancer dans une machine virtuelle, donc les lignes de commandes suivantes :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 64G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=68719476736
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -usb -cdrom ubuntu-10.04-desktop-amd64.iso -boot d &

Après le lancement de l’installateur qui ne demande que quelques infos de base (la langue d’installation, le fuseau horaire ou encore un compte utilisateur de base), on passe à l’installation, puis au redémarrage qui demande à l’utilisateur de s’identifier… Que c’est complexe pour Madame Michu…

Ensuite, les mises à jour arrivent toutes seules et demande l’autorisation de s’installer… Sans la moindre ligne de commande…

Continuer la lecture de « Un autre GNU/Linux pour Madame Michu : Ubuntu 10.04 LTS 😉 »