De l’art de faire du « buzz ».

Faire parler de soi, c’est le meilleur moyen de se faire connaître, même si c’est à son corps défendant. Je ne pense pas à la construction marketing pour adolescente prépubères, mais du buzz croissant autour de la succession à une distribution linux, celle qui est la plus célèbre, à savoir la distribution reine.

Depuis le début de la semaine, elle fait le buzz autour d’elle. D’abord, la floppée d’articles mettant en avant l’arrivée de la couche Unity en lieu et place du Gnome-Shell (dont j’ai parlé dans un article récent), voici maintenant une info qui tient plus du serpent de mer qu’autre chose. Rhythmbox, lecteur multimédia présent depuis Warty Warhog alias Ubuntu 4.10 est remercié. Le gagnant ? Banshee, logiciel utilisant l’implementation libre de la technologie de Microsoft .Net, j’ai nommé Mono, dixit cet article de OMG Ubuntu.

C’est donc le deuxième coup porté à l’unité de Gnome par Canonical. A croire que Canonical cherche à « forker » Gnome pour en faire un environnement à sa sauce. Enfin, étant donné que c’est du logiciel libre, Canonical peut se le permettre. Il a une masse critique suffisante pour le faire, mais il risque en faisant ainsi de se mettre petit à petit à dos un nombre croissant d’utilisateurs et de développeurs, non ?

C’est une révolte ? Non, sire, c’est une révolution !

Derrière cette phrase célèbre, je veux parler du début de révolte contre la distribution reine qui commence à agacer pas mal de monde.

Avec un article qui n’a franchement rien de nouveau dans l’absolu mais qui est plaisant à lire, d’ailleurs cela me rappelle quelque chose au niveau de mon vécu,  mais qui surfe sur la vague d’une actualité récente : une volonté de damer le pion aux codeurs de Gnome en remplaçant Gnome-Shell (prévue pour Gnome 3.0 en mars 2011) par Unity, une création de Canonical dans la future ubuntu 11.04, et déjà présente dans la version Netbook Remix de la 10.10.

Maintenant, reste à savoir si cette rebellion contre l’arrivée d’Unity dans la version bureau d’Ubuntu fera plus de bruit que cela. Mais – sans vouloir être médisant – je crains que la position dominante de cette distribution atteinte par une masse critique – et de ses dérivées sans fin – n’étouffe tout débat et toute volonté de voir ailleurs (Frugalware, Archlinux, Fedora, Debian, OpenSuse, distributions source) si l’herbe est plus verte et l’air plus pur…

Parabola GNU/Linux : une archlinux libérée, enfin, si on veut ;)

Parabola GNU/Linux, c’est un peu ce qu’est la Trisquel pour Ubuntu : une version utilisant le noyau linux-libre et quasi-exclusivement des logiciels libres. Pour le quasi, la raison est donnée un peu plus loin dans l’article 😉

J’ai donc récupéré l’image ISO de la version « core » datant de début octobre. Il faut savoir que les dépôts de la Parabola sont assez lents 🙁

fred@frugalware:~/download/ISO à tester$ wget -c http://repo.parabolagnulinux.org/isos/x86_64/parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso
–2010-10-15 13:22:58– http://repo.parabolagnulinux.org/isos/x86_64/parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso
Résolution de repo.parabolagnulinux.org (repo.parabolagnulinux.org)… 69.163.153.218
Connexion vers repo.parabolagnulinux.org (repo.parabolagnulinux.org)|69.163.153.218|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 341835776 (326M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso»

100%[======================================>] 341 835 776 68,3K/s ds 35m 39s

2010-10-15 13:58:37 (156 KB/s) – «parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso» sauvegardé [341835776/341835776]

Et ensuite, j’ai lancé la machine virtuelle habituelle : 1,5 GiO de mémoire vive, 32 GiO de disque.


fred@frugalware:~/download/ISO à tester$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
fred@frugalware:~/download/ISO à tester$ kvm64 -hda disk.img -cdrom parabola-2010.10.01-core-x86_64.iso -boot d &

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En ce geek day…

Nous sommes donc le 10 octobre 2010, qu’on peut réduire en 101010, soit 42 en langage binaire. Et 42, pour une génération de fondus de technologie sachant encore lire, c’est un nombre magique.

C’est aussi aujourd’hui que sort une nouvelle version semestrielle de la distribution qui est presque devenue le synonyme de GNU/Linux, j’ai nommé Ubuntu 10.10, alias « Maverick Meerkat ».

Sans aucun doute, cette version sera un succès, même si ce n’est que la première étape vers une future version LTS, la 12.04 (sortant en avril 2012).

Bref, c’est en ce jour de jouissance intense pour les utilisateurs d’Ubuntu que sort la nouvelle mouture. Mais c’est aussi une occasion pour constater un mouvement de fond : l’abandon progressif d’une partie des grandes distributions dérivées d’ubuntu pour s’en affranchir. Cyrille Borne a déjà mieux parlé que moi de ce phénomène dans ce billet par exemple.

De mémoire, voici les distributions qui louchent (plus ou moins) vers Debian pour leur base, voire qui ont carrément abandonné Ubuntu pour leur base :

Pour ne citer que les plus célèbres. Revenir à la vieille Debian, est-ce une volonté d’indépendance ou une volonté d’avoir une base plus stable et plus modelable ?

Adieu Archlinux, bonjour…

Dans un précédent billet, j’annonçais mon départ d’Archlinux (la migration désastreuse vers Python 3 sur le dépot [Testing]), pour la distribution Ubuntu. Cependant, ce n’est pas celle qui fait fonctionner actuellement ma machine.

Les raisons principales :

  1. Le manque de fraicheur de certains logiciels
  2. Le coté cartoon de l’interface
  3. Le coté « figé » de la distribution

Et de plus, comme me l’avait fait remarquer Cyrille Borne dans son commentaire : « c’est pas honteux à un moment donné d’avoir envie de facilité ».

J’ai donc suivi le conseil, et j’ai allié deux de mes envies : facilité et jeunesse « stabilisée » de logiciels. Ce qui m’a finalement orienté vers le choix que j’ai fait aujourd’hui.

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