Petite leçon d’utilisation d’Archlinux : Ne jamais forcer une mise à jour…

Il est une règle d’or sur Archlinux : il ne faut jamais forcer la main à pacman. S’il veut pas faire une mise à jour, faut l’écouter. D’ailleurs, c’est vrai pour les autres distributions.

L’exemple parfait est une énorme connerie que j’ai fait cet après-midi. Une nouvelle version de test de la glibc 2.16 était disponible. Or une des nouveautés de cette version, c’est le remplacement de /lib par un lien symbolique vers /usr/lib, surement pour une raison lié à systemd.

Ayant un logiciel qui avait installé des liens dans le répertoire /lib, la mise à jour a raté, car un logiciel y avait laissé des petits… J’ai commis l’erreur de forcer la mise à jour, ce qui m’a planté en beauté le système, le noyau ne retrouvant plus ses petits.

J’ai commis une deuxième erreur : ouvrir un bug alors que j’avais fait la connerie. Après une remontée de bretelles justifiée, ayant eu une meilleure idée, celle de poster sur la liste arch-general, j’ai eu la solution par Tom Gundersen. Petite note préliminaire : à n’appliquer que si vous ne pouvez pas faire autrement. Je ne garantis pas qu’elle fonctionnera partout.

Je la donne ici, histoire de pouvoir être utile à des personnes ayant le même problème. Il faut avoir une clé ou un CD-RW avec une ISO d’archlinux, l’idéal étant une archboot récente. On démarre dessus, et on quitte l’installateur.

Il faut monter la partition root – dans mon cas /dev/sda5 – sous /mnt


mount /dev/sda5 /mnt

Ensuite, on entre dans /mnt, et on vire /lib.


cd /mnt
rm -rf /lib

Et enfin, on applique le lien qui permet de solutionner le problème.


ln -sf /usr/lib lib

Et tout ce merdier à cause d’un paquet – je pensais au début à yaourt, mais finalement, non, c’était kvm-git (vilain paquet !) qui m’avait laissé quelques règles dans /lib/udev :/

En tout cas, j’en ai été bon pour une sacrée claque et une frayeur que je ne suis pas prêt d’oublier. Morale de l’histoire : ne pas forcer une mise à jour, et lire les notes de publications avec minutie. Même si je sens que le passage de la glibc 2.16 sur Archlinux en version stable ne sera pas de tout repos.

Mandriva tenterait-elle un coup de Jarnac ?

En septembre 2010, une partie des développeurs de la Mandriva Linux claque la porte, et décide de créer une distribution communautaire, la Mageïa.

La plupart des employés qui travaillaient sur la distribution ont été licenciés lors de la liquidation de Edge-It. Nous ne faisons plus confiance aux plans de la société Mandriva et nous ne pensons pas que Mandriva soit une solution sûre pour soutenir un tel projet.
[…]
Il ne s’agit pas d’un coup de tête. Nous en avons beaucoup discuté au préalable : entre anciens employés, contributeurs Cooker et utilisateurs. Nous avons écouté les uns et les autres ces dernières semaines, car nous avions besoin de sentir un début de consensus à ce sujet avant d’aller plus loin.
[…]

Après moultes péripéties, la Mandriva (ou ce qu’il en reste ?) est sauvée, puis annonce qu’elle donnera le code à la communauté.

Certaines personnes auraient pu penser que le code aurait été « reversé » dans celui de la Mageïa, communautaire basée sur Mandriva au moment de la séparation en septembre 2010. Que nenni. Une deuxième communauté a été créé auprès des utilisateurs de la Mandriva, et nouvelle étape, décider d’un nom pour la nouvelle distribution.

Cela ressemblerait à une volonté de porter un coup de Jarnac à la Mageïa qui a réussi à s’en sortir que cela ne m’étonnerait pas le moins du monde. Mais ce serait sûrement une stratégie perdante à terme pour les deux communautés, se tapant sur la tronche et faisant fuir des utilisateurs potentiels.

Mais aussi je vois peut-être le mal où il n’est pas…

En vrac’ rapide plus ou moins libre.

Un petit en vrac’ plus ou moins libre.

C’est tout pour aujourd’hui ! Bonne continuation !

Post-scriptum : j’avais oublié le plus important : le dernier numéro de la saison de l’émission « En Flux Libre ».

Viperr 02 : le retour du serpent :)

Viperr 02, la nouvelle version du projet de distribution basée sur Fedora Linux créé par Alexandre Singh alias Darthwound vient d’arriver en version de test.

Les longues notes de publications disponibles liste les modifications apportées à la Fedora Linux 17.

Dans l’ensemble : une nouvelle présentation graphique, une intégration améliorée de LibreOffice et Dropbox, un script de post-installation amélioré, exaile a été rajouté, et plein d’autres bonnes choses.

J’avais vraiment aimé la première version de Viperr, basée à l’époque sur la Fedora Linux 16, en concluant ainsi :

Pour faire un rapide bilan de la distribution, je dirais qu’elle est très sympathique – bien que basée sur du RPM, rapide, légère. Même si le script post-installation doit être modifié avec une machine virtuelle, il fait un excellent travail. Seul minuscule problème, l’entrée de gnumeric n’est pas supprimée…

On se retrouve avec un environnement travail léger, assez beau si on apprécie les dégradés de gris, simple. J’avoue que comme j’apprécie beaucoup le minimalisme du gnome-shell sur certains plans, ce remix de la Fedora Linux avec juste ce qu’il faut de bling-bling est un coup de coeur pour moi.

C’est donc avec grande curiosité que j’ai récupéré l’iso de test de la Viperr 2, et je dois le dire : c’est du pur sucre à l’utilisation ! J’ai donc lancé VirtualBox pour la suite des évènements. Pour l’installateur, il faut faire gaffe, le simple clic étant l’option utilisé par défaut pour activer les icones dans Thunar…

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Diaspora*, c’est pas la joie.

Mercredi dernier, j’ai cloturé mon compte diaspora*. Je l’avais ouvert avec enthousiasme et curiosité il y a plusieurs mois, en décembre 2011.

Et déjà au mois de mars, j’exprimais des doutes prononcés sur la viabilité à terme du réseau social.

Donc, mercredi dernier, j’ai sauté le pas. Et j’ai dit adieu à mon compte diaspora* que je n’avais plus utilisé depuis un certain temps.

Comme je le précisais en mars dernier :

De plus, il n’apporte vraiment rien de plus par rapport à un Facebook ou un GooglePlus. Il manque cruellement de notoriété et cela étant un cercle vicieux, on trouve toujours les mêmes personnes avec les mêmes messages.

Sans oublier les manques énormes de l’interface : pas d’édition simple pour mettre du texte en gras, en italique, en souligné. L’insertion d’images et de vidéos qui fonctionnaient une fois sur deux, la perte de contrôle sur les images mises en ligne sur le réseau, alors que le contrôle des données par l’utilisateur se veut complet, tout cela joue en la défaveur d’un réseau qui aurait pu être une alternative à Facebook et GooglePlus.

D’ailleurs, une question : pourquoi cette utilisation de chatons pour forcer l’utilisateur à rester ?