« Randoom Ancient Stones », un excellent casse-tête pour le Commodore 64.

Quand je me plonge dans les productions rétro-ludique, il y a des genres que j’aime (puzzle, logique, réflexion, RPG, exploration de donjons, aventure) et d’autres qui me filent de l’urticaire : plate-formes, shoot’em’up principalement.

J’ai appris récemment l’existence d’un jeu qui fait penser à « Bubble Bobble » pour sa présentation générale. C’est « Randoom Ancient Stones ». Dans ce jeu proposant 10 secteurs de 3 niveaux, on doit sauter sur les adversaires en respectant une règle simple : suivre la suite des couleurs proposées en haut de l’écran… Sinon, on perd une vie et avec 3 vies, ça peut être rapidement le game over.

Le jeu est donc simple de principe, mais quand on arrive à 4 ou 5 adversaires à gérer en même temps, ça devient rapidement difficile, sans oublier que si vous n’êtes pas assez rapide, des fantomes apparaissent et vous pourchassent. Un peu comme la baleine fantome de « Bubble Bobble ». Ouille !

Mais le mieux est de vous montrer jusqu’où j’ai pu aller en utilisant un « continue » bien que cela remette à zéro le score réalisé.

Vous avez pu le voir, c’est un jeu assez chatoyant et rapide à charger, étant donné qu’il est fourni sous la forme d’une image cartouche. J’hésite à y retourner tout de suite. Mais être arrivé au 4e secteur, c’est déjà bien !

« UfoTofU », un casse-tête rétroludique minimaliste mais prenant.

Je sais, vous allez me dire encore un article sur un jeu vidéo proposé pour des ordinosaures. C’est le cas, mais ici, je dois dire que c’est pour parler d’un jeu plutôt sympa, le port pour les Commodore 64 et Plus/4 d’un jeu proposé à l’origine sur le Pico-8.

Le jeu se pilote au joystick et le principe est simple. Il faut éliminer des suites de symboles qui ont une particularité : former un palindrome.

Le palindrome est une figure de style qui fait que l’on peut lire un mot dans les deux sens tout en conservant le sens. Le terme radar est un palindrome.

Plus la suite est longue, meilleure est la récompense. On peut jouer des parties de 20 ou 50 tours. On a droit à trois « warps » qui permettent de revenir au centre de la grille si on est coincé.

J’ai donc fait chauffer mon ami Vice pour enregistrer une double partie de « UfoTofU », une partie courte et une longue. Maintenant, reste à savoir si vous pourrez battre – capture d’écran à l’appui mes scores qui ne sont pas si mauvais que ça.

Bonne découverte !

« The Chamber Beneath », un très bon rogue-like pour MS-DOS en CGA.

Je vous vois tout de suite arriver : c’est du CGA, ça va être moche, avec des couleurs pas agréables à la vue. Mais détrompez-vous. C’est via un article du site genesis8bit.fr que j’ai appris l’existence du jeu que vous pouvez trouver sur itch.io.

Ce jeu a deux particularités :

  • À chaque nouvelle partie, un nouvel objet sacré qui a été volé est présenté.
  • La ville de départ est générée procéduralement, ainsi que les niveaux souterrains.

Ce qui promet une jouabilité assez importante, malgré les défauts de la génération procédurale par moment. Et comme tout bon rogue-like, vous perdrez de nombreuses parties avant d’intégrer les mécaniques du jeu pour aller toujours un peu plus loin. Je vous conseille fortement de lire les notes de publications. Ça aide pour survivre.

J’ai donc fait une courte vidéo avec une partie toute aussi courte pour vous présenter rapidement le jeu. Et j’ai mal suivi les recommandations du guide de démarrage rapide, ce que j’ai payé cash rapidement. Mais le but est de présenter le jeu.

Vous avez pu le voir, je suis un peu rouillé en ce qui concerne les rogue-like. Mais je ne désespère pas d’avoir une partie qui dépasse les 20 minutes avec de l’entrainement. Ce jeu est simplement excellent et montre que CGA ne veut pas forcément dire moche.

Bon jeu… et bonne chance surtout !

Ah, les consoles rétros gavées de ROMs plus ou moins légales.

Je dois dire que je vois souvent passer sur YouTube des tests de ces « consoles » rétroludiques qui sont souvent des appareils équipés d’une distribution Linux sur laquelle tourne un outil comme RetroArch ou RecalBox. Avec des promesses faramineuses, comme celle d’émuler plusieurs milliers de jeux sur différentes consoles, la plupart du temps de l’époque de la NES/SuperNES et de la Master System/Megadrive. Cela inclue tous les classiques comme les premiers Super Mario pour ne citer que le premier nom qui me vient à l’esprit.

Le problème ne vient pas de l’émulation – qui jusqu’à preuve du contraire est une activité légale – mais de la fourniture des ROMs sur des cartes SD de qualité diverse et souvent remplis de jeux qui ne seront jamais lancé.

Si vous deviez consacrer 10 minutes à chaque jeu de la console rétroludique, avec une offre de 5 000 jeux, ça demanderait 50 000 minutes, soit 833,33 heures, soit 34,72 jours. Et je ne parle que d’une console proposant 5 000 jeux. Quand même plus d’un mois sans discontinuer, ça calme.

Alors que dire des offres dépassant les 10 000 roms… On se revoit dans 69 jours quand vous aurez tout testé ? Mais il y a pire. Sur le blog de Korben, on apprend qu’un youtubeur italien qui testaient des consoles de ce type a été arrêté et risque 3 ans et je ne sais plus combien de milliers d’euros d’amende pour avoir parlé de ces consoles.

Le problème ne vient pas des consoles mais des ROMs fournies. Mais une console rétroludique sans ROMs, c’est comme une cafetière sans café. C’est pas franchement très utile. Outre le fait que je ne suis pas un joueur console et que je ne suis pas intéressé par ce genre de « box », je pense que l’on va un peu trop loin avec le copyright. Et que les ayant-tous-les-droits tapent sur le plus faible, infoutus qu’ils sont de faire condamner les fabricants de « box » rétroludique.

C’est tellement plus facile.

Allez, sur ce, je vous laisse. J’ai le cinquième tome du cycle des Robots d’Asimov qui m’attend !

Le rétroludique a-t-il un avantage sur les jeux vidéo modernes ?

Depuis environ 4 ou 5 ans, j’ai commencé à me plonger dans le rétroludique. Un peu avant qu’il ne soit à la mode. Il faut dire que je n’avais pas l’équipement nécessaire niveau matériel pour me permettre des jeux modernes… Et après avoir eu l’occasion de jouer un peu à Doom (celui de 2016), je me suis à nouveau éloigné du vidéoludique moderne.

De plus, j’avais l’impression de toujours voir les mêmes déplacements, les mêmes effets spéciaux… Dépenser plusieurs centaines d’euros dans une carte graphique dédiée, ce n’était pas à l’ordre du jour… Ma carte bleue m’aurait mordu jusqu’au sang !

Je me suis d’abord tourné vers mon passé informatique, avec l’Amstrad CPC avant de m’apercevoir que la scène CPC n’était pas aussi dynamique que je l’aurais voulu. C’est tout naturellement que je me suis tourné vers le Commodore 64. Et c’était le jour et la nuit.

Depuis, j’ai reçu en don un C64 de 1985. Et j’ai dû dépenser 150€ à 175€ en périphériques et jeux en boîte. 175€ sur environ 4 ans, c’est pas excessif. Mais j’ai ainsi un avantage sur les jeux vidéo modernes. Les jeux que j’ai acheté en physique ou en numérique m’appartiennent.

Je ne suis pas à la merci d’un serveur qu’un éditeur peut débrancher quand bon lui semble.

Oui, le son et les graphismes piquent les oreilles et les yeux. Mais au moins, les jeux qui sortent la plupart du temps bel et bien terminés. Il peut arriver que des versions corrigées soient publiées. Mais les images de disquettes ou de cartouches m’appartiennent. Je ne loue pas un jeu dans le monde rétroludique.

Et c’est vraiment bien. Ensuite, quand le rétroludique sera passé de mode, et bien les plus accrocs dont je fais partie continueront de jouer à des titres qui ne sont pas photoréalistes, mais qui ont le bon goût de ne pas disparaitre du jour au lendemain.

Allez, passez une bonne journée quand même 🙂