Chakra GNU/Linux 2012.08 alias Claire, un tournant pour cette distribution ?

La version 2012.08 alias « Claire » de la Chakra GNU/Linux, originellement un fork d’Archlinux ayant pris son envol par la suite est sortie. Les changements sont nombreux. Parmi les principaux :

  • Linux 3.4.6
  • KDE 4.9.0
  • Grub 2
  • Un début de migration vers systemd (elle aussi)
  • L’abandon de l’architecture i686 au profit de la x86_64
  • Un outil dérivé de Kaptan de la distribution Pardus s’occupe d’accueillir l’utilisateur après le premier démarrage. Il s’appelle Kapudan.
  • Abandon d’un outil graphique pour gérer Pacman. Ca va faire grincer quelques dents que de devoir installer les logiciels en ligne de commande…

J’ai donc voulu voir la nouvelle version en ordre de marche. Après avoir choisi l’interface en français au niveau du chargeur de démarrage.

Après un démarrage assez rapide, j’ai lancer tribe qui m’a accueilli en français. L’installation est assez simple, même s’il faut mettre la main à la pate pour le partitionnement du disque. J’ai apprécié la sélection graphique du fuseau horaire ou l’ajout d’un utilisateur.

Continuer la lecture de « Chakra GNU/Linux 2012.08 alias Claire, un tournant pour cette distribution ? »

Unity-2D, nouvelle victime de la limite des 700 Mo ?

La nouvelle a fait beaucoup de bruit. Unity-2D, la version « non accelérée » de l’environnement de Canonical ne sera plus disponible sur le support d’installation.

Florent Gallaire a écrit sur son blog un excellent billet où il crie sa déception face à la décision de Canonical – qui doit savoir mieux que ses utilisateurs – quoi faire de sa distribution, non ?

Et pose une question intéressante :

Mais alors que se passera-t-il lorsqu’un ordinateur n’aura pas les capacités 3D nécessaires à Unity, si l’on ne peut plus avoir recours à Unity 2D ? La solution choisie par Canonical est la même que celle que Red Hat a mise en oeuvre pour GNOME Shell et qui fonctionne depuis Fedora 17 : utiliser LLVMpipe, qui est basé sur Gallium3D, pour émuler en software les fonctionnalités 3D manquantes du hardware.

Ceci implique très logiquement de gros problèmes de performance et, le plus grave selon moi, une compatibilité limitée aux seuls processeurs x86. Or, en plus du Toshiba AC100 et de son processeur ARM, j’utilise aussi de vieux Macs équipés de processeurs PowerPC comme desktop…

Pour info, j’utilise actuellement le pilote nouveau et son extension nouveau-dri sur ma distribution. Qui dépendent d’un certain Mesa 8.0.x, donc du LLVMpipe dont parle Florent sur son blog. Et mis à part un léger ralentissement au démarrage, Gnome Shell fonctionne aussi bien, sinon par endroit mieux qu’avec le pilote nvidia officiel. Mais fermons cette rapide parenthèse.

Une question est pourquoi virer Unity-2D alors qu’il fonctionne partout ? Une réponse possible ? Sa taille. En effet, et dans une tradition digne de Kafka, Unity-2D n’utilise pas GTK, mais QT et Metacity. Et puis, jetons un oeil aux paquets composant unity-2d, dixit le page du projet du launchpad.

J’ai pris les tailles des paquets en 64 bits, car il faut bien se tourner vers l’avenir de l’informatique, non ? 😀

J’ai uniquement donné la taille des paquets indispensables. Les bibliothèques de développement n’étant pas indispensables, je ne l’ai pas cherchée, ainsi que le transitional package.

Total : 1496 + 42 + 42 + 423 + 163 = 2166 Ko, soit 2 gros Mo. Pourquoi le virer dans ce cas ? Parlons des dépendances des paquets cités.

Pour Unity-2d-launcher :

Soit : 904 Ko. Donc, on en est à 3070 Ko. Toujours pas de quoi justifier de virer l’environnement. Passons donc à unity-2d-panel et ses dépendances communes avec Unity-2d-spread :

Total : 668 + 231 + 8860 + 140 + 12475 + 124 : 13638 Ko. Soit 13 Mo.

Le total d’unity-2D ? 3070 + 13638 = 16708, soit un peu plus de 16 Mo. Sans oublier Metacity et son paquet Metacity-common qui rajoute respectivement 867 et 1168 Ko. Donc, si on prend ce qui compose la plus grosse partie d’unity-2D, on arrive à 18743, soit en gros 18,30 Mo. Sur un support qui en pèse 700, ça fait 2,61%. Ce n’est rien 2,61% sur une image ISO. Mais si on veut rester dans les 700 Mo, grapiller 18 Mo ça aide vraiment.

Et il ne faut pas oublier que sur l’ISO officielle, il y a des outils qu’on s’attend à avoir, comme une trousse bureautique, comme LibreOffice… Le coeur de la suite bureautique pesant à lui seul… 117 412 Ko (ou encore 114,66 Mo) soit 16,38% du total d’une ISO de 700 Mo.

Donc entre sacrifier l’expérience utilisateur en ne lui fournissant pas une trousse bureautique dès le départ ou sacrifier un environnement de bureau, le choix est très vite fait si on veut proposer une distribution grand public, non ?

Et comme abandonner le support des symboliques 700 Mo serait un mauvais choix pour de nombreux marchés informatique, on risque de voir encore d’autres logiciels être boutés hors des images ISOs dans les mois et années qui viennent.

En vrac’ rapide et libre de fin de semaine.

Un petit en vrac’ plus ou moins lié au logiciel libre et au libre en particulier.

Voici le clip officiel du premier titre du dernier album de Josh Woodward.

Bon week-end 😀

Manjaro Linux 0.8.0 : quand la Chakra Linux montre une voie à suivre.

La Manjaro Linux 0.8.0 est sortie récemment. Dérivée d’Archlinux, elle part d’une base à une date donnée, et évolue à partir de celle-ci, tout en restant compatible avec le dépot AUR. C’est en gros le principe de la Chakra Linux, qui à l’origine était une version dérivée d’Archlinux pour prendre son envol.

On peut récupérer des versions Xfce, KDE et Gnome 3/Cinnamon de la distribution.

Les versions sont disponibles en 32 et 64 bits. Les 3 ont en commun un noyau Linux 3.4.9, Xorg 7.6 avec Xorg-Server 1.12.3 et gcc 4.7.1. Xfce est en version 4.10, Gnome Shell en version 3.4.2 et Cinnamon en version 1.5.2, KDE SC en version 4.8.4. On trouve aussi LibreOffice 3.5.5 et Calligra 2.4.3.

J’ai récupéré la version Gnome 3/Cinnamon en 64 bits. Et le tout est lancé dans VirtualBox. Dès le départ, un écran d’accueil nous souhaite la bienvenue.

Continuer la lecture de « Manjaro Linux 0.8.0 : quand la Chakra Linux montre une voie à suivre. »

Frugalware 1.7 : la fin du cycle « calvaire ».

Ce 20 août 2012, la version 1.7 de la Frugalware Linux est sortie. Après un cycle assez mouvementé (départ de certains développeurs clés), j’ai voulu tester la version 1.7 finale.

Après avoir récupéré l’image d’installation par le réseau, j’ai pu constater un bug ennuyeux : l’installation avec l’interface graphique n’est plus fonctionnelle.

L’installateur texte a subit quelques modifications depuis la 1.6, notamment l’utilisation de l’outil fdisk pour partitionner le disque dur.

Ensuite, une fois une installation minimale effectuée, j’ai installé toutes les couches nécessaires à l’installation d’une version de KDE. Oui, KDE, car j’avais envie de montrer l’environnement KDE dans une Frugalware Linux.

Une fois l’installation finie, j’ai fait une petite vidéo.

Parmi les points positifs, on peut voir que la Frugalware Linux continue de vivre, et c’est très bien pour la diversité. Même s’il y a parfois de bugs avec VirtualBox et GDM 😉

Gros point négatif : l’absence d’un installateur en interface graphique.