Mountain Thrower : un retour musical dans les années 1970.

Je suis un enfant des années 1970 : j’ai grandi avec « Starsky & Hutch », « La petite maison dans la prairie » ou encore « Dallas » qui passait le samedi soir.

Après avoir fait une plongée dans les années 1960 et « Thee Dang Dangs », j’ai fait un bond dans la décennie suivante en fouillant Bandcamp. Comment ? En tombant sur le premier album éponymes des Mountain Thrower.

Ce trio de Caroline du Nord nous propose un album de garage rock typique des années 1970, franchement jouissif. L’album contient des pistes assez travaillées, jusqu’à plus de 8 minutes. Ce n’est pas les morceaux radios de 2 minutes 35.

Dès la première piste, la batterie typique des années 1970 fait chaud au coeur. Et le groupe nous propose un rock sans fioriture, sans tomber dans les délires du rock progressif des modestes membres d’Emerson, Lake and Palmer. Les rythmes font parfois penser à ceux qu’on pouvait entendre sur les premiers albums de Yes. A un moment, il y a un trio presque hypnotique entre le batteur, guitariste et l’organiste du groupe

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En vrac’ rapide et culturel dominical.

Un petit vrac’ culturel (un en seul mot, pas comme les émissions de certaines chaines de la TNT, comme NRJ8 ou Direct12 :).

Collection Hungry Lucy

Voila, c’est tout pour aujourd’hui 🙂

« Wooden Castles » : quand la folk anglaise montre une nouvelle fois toute sa virtuosité.

Wooden Castles, c’est le nouvel album de Dave Gerard & The Watchmen. Je l’avais précommandé en août dernier, et j’attendais avec impatience sa sortie.

J’avais déjà parlé du précédent projet en avril 2013, désormais introuvable en version physique, « A Song A Week ».

Hier soir, j’ai donc pu récupéré l’album en version numérique. J’espère juste que la version physique – oui, je suis un grand collectionneur de galettes plastifiées – arrivera d’ici la fin du mois dans ma boîte aux lettres.


C’est un album d’une trentaine de minutes, constitués de douze pistes. Deux d’entre elles, dont la piste éponyme était déjà disponible sur le précédent album « A Song A Week ».

Ce sont des petites pépites folk qui s’enchainent les unes après les autres. Prenez une tasse de chocolat chaud, quelques biscuits. Enfoncez vous dans votre fauteuil, et laissez vous emporter par les mélodies qui vous carresseront les oreilles.

C’est une longue sensation de bien être, de relaxation qui vous accompagnera lors de l’écoute de l’album. Evidemment, j’adore la piste éponyme, mais rien n’est à jeter dans cet album. Toutes les pistes tapent juste. Elles sont courtes et bien remplies.

Que dire de plus ? Ecoutez-le si vous aimez la bonne folk anglaise. Sinon, découvrez-le ainsi que la folk anglaise 🙂

Le HTML DRMisé ? Ultime volonté d’adapter l’internet à l’économie qui l’a précédée ?

L’internet… Ce bouc émissaire bien idéal qui a pris le rôle du Grand Méchant dans les propos des hommes et femmes politiques les plus conservateurs, et dans les propos des lobbys de production de contenus culturels, vous savez les machins fades et insipisde qui remplissent les médias classiques : aussi bien au niveau de l’audio, que de la vidéo et que de l’écrit.

En lisant un coup de gueule de Seb Sauvage, on peut comprendre l’étendue du danger et de la volonté de mettre sous le boisseau l’internet, vecteur de diversité. Je cite les morceaux intéressants :

Le draft s’appelle EME (Encrypted Media Extensions): http://www.w3.org/TR/encrypted-media/. C’est une API permettant de standardiser l’interfaçage des navigateurs et des systèmes de DRM. Dans la pratique, vous ne pourrez pas enregistrer les vidéos. Le navigateur passera le contenu chiffré au module DRM qui se chargera de décoder les trames.[…]
Certes, cette norme est uniquement orientée vidéo, mais après la vidéo, que croyez-vous qu’il va se passer ? Il y a plein de monde qui attend à la porte pour avoir sa petite couette confortable de DRM: Les photographes pour empêcher la « copie » de leurs photos, les maisons de disque pour restreindre l’écoute, les agences de presse et maisons d’édition pour empêcher le vilain copier-coller, les webmasters neuneus pour « protéger » leur code HTML/javascript.

Les industries culturelles – quelle oxymore déjà dans l’union de ce deux mots – n’a pas compris que les DRMs, la gestion (ou plutôt restriction) des droits numériques est rejetée par les utilisateurs et que c’est une impasse ? Autant une impasse que la dispendieuse Hadopi (41,48 millions d’euros dépensés en 4 ans) dont le bilan est plus que sujet à caution.

Que la volonté d’avoir une économie de rente – comme celle des droits d’auteurs qui font qu’Apollinaire ne s’est elevé dans le domaine public que 95 ans (au lieu des 70) après son décès (une sombre histoire de droits prolongé pour les personnes morte pour la France et les deux conflits conflits qui ont gelés le compteur) – est incompatible avec un réseau décentralisée, où la copie ne coûte rien en frais de reproduction ?

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KesakoO, le retour avec « Merysland ».

Comme je l’avais déjà précisé dans un précédent article, Michaël Krez alias KesakoO sort son deuxième opus aujourd’hui.

Il s’appelle Merysland. Publié sous licence libre CC-BY-NC-SA, c’est un petit album d’une trentaine de minutes environ. Il est disponible sur Bandcamp selon le principe du « Donnez ce que vous voulez ».

C’est un album qui mélange le jazz, le trip-hop, et parfois le rap. Les pistes de différentes influences se mélangent à la perfection.

La première piste est très jazzy avec une légère pointe de trip-hop. Le côté trip-hop augmente dans les deux pistes où est invité Screenatorium, à savoir « Cameo » et « Discovery », les deuxième et quatrième pistes. Ca fait un peu penser à Portishead rajoutant les sonorités chaudes du jazz.

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