Dis, monsieur le publicitaire, c’est quoi un système d’exploitation ?

Ayant reçu un prospectus pour m’abonner à un hebdomadaire papier, on nous vante les mérites d’un ultraportable avec un écran de 7 pouces, soit une diagonale de 17,78 cm… Soit la taille d’écran du premier eeePC sorti il y a environ 2 ans…

Mis à part un équipement largement en dessous du eeePC de 2008 (dont 4 fois moins de mémoire vive) (cf la capture d’écran en bas d’article), il y a un point qui m’a fait exploser la vessie à force de rire. Je le reproduit verbatim :

Dans la section caractéristiques :

Système d’exploitation : Linux 2.6 (compatible Microsoft Office)

Et dans la section descriptif :

Système d’exploitation Linux : interface familiale destinée à tous les utilisateurs expérimentés ou débutants.

Etrange de noter que dans la brochure, on peut d’abord considérer que Linux (quid des outils GNU ?) est un ensemble bureautique, puis une interface.

Mais si déjà, on définissait correctement ce qu’est un système d’exploitation ?

Le système d’exploitation, abrégé SE (en anglais operating system, abrégé OS), est l’ensemble de programmes central d’un appareil informatique qui se place à l’interface entre le matériel et les logiciels applicatifs.

En clair, c’est le logiciel le plus important sur tout ordinateur, sans lequel on n’a qu’un ensemble de circuits imprimés sans grande utilité.

Bref, dans le but de refourguer une incongruité technique – 128 MiO de mémoire vive, 2 GiO de disque SSD, et donc une interface à la lxde (la seule qui soit suffisamment peu gourmande pour tourner dessus), on utilise un terme à la mode, Linux…

Cela embobinera surement quelques personnes peu informées en informatique. Et surement les écoeurer de tout système GNU / Linux.

Il y a de quoi se dire que MS Windows a encore de belles années devant lui avec de telles bétises.

c'est quoi un système d'exploitation ?

Et si Microsoft sortait un ultime service pack pour le grand-père de Windows 7 ?

Le « grand-père » de Windows 7, c’est bien entendu – si on peut prendre cette image humaine – Windows XP, qui malgré ses 9 ans en août prochain est encore très utilisé dans le milieu professionnel.

Même si le support technique de Windows XP se limite désormais à des correctifs de sécurité, et ce jusqu’en 2014, il serait peut-être bien pour les personnes qui ont des machines trop vieilles pour adopter des OS de Microsoft plus récents de se simplifier la tache.

En effet, pour des raisons d’ordre pratique, j’ai du installer un Windows XP dans une machine VirtualBox.

Avec la connexion réseau désactivée, j’ai rajouté d’abord le Service Pack 3, puis Internet Explorer 8 – je sais, y a mieux – mais c’est pour des raisons pratiques que j’ai installé IE8.

Après avoir installé un antivirus, j’ai branché la connexion de la machine virtuelle. Et le nombre de paquets correctifs (dont au moins 80% sont déclarés de sécurité) est impressionnant…

J’ai eu droit à deux « vagues ». D’abord une série de 43 paquets, puis une deuxième de 15 supplémentaires…

La première vague de mises à jour de Windows XP-SP3

La deuxième vague de mises à jour de Windows XP-SP3

58 paquets de correctifs… Cela fait quand même pas mal… Il serait peut-être pratique d’envisager un SP4, non ? 😉

Surtout que le prochain patch tuesday s’annonce très chargé… Pas moins de 13 bulletins de sécurité annoncés

Une blague courrait il y a quelques années, qui disait que les logiciels de Microsoft sont des logiciels bananes : ils murissent avec le temps 😉

Test rapide de GnoBSD, l’un des premier liveCD basé sur OpenBSD.

GnoBSD, c’est un live-CD qui utilise Gnome avec OpenBSD comme système d’exploitation à la base. Plus connue pour sa version serveur et le coté limite paranoïaque de la sécurité du fondateur du projet Theo – linux c’est de la *bip* – de Raadt, c’est un projet intéressant.

Mais si on en croit distrowatch, cette idée n’a pas trop plus à certains utilisateurs d’OpenBSD.

Bref, ayant récupéré via bittorrent l’ISO 32 bits en question, j’ai lancé une machine virtuelle virtualbox.

GnoBSD 4.6

Et je dois avouer que j’ai été bluffé par le résultat. Même si les logiciels fournis ne sont pas de la dernière fraicheur – comme un Mozilla Firefox 3.0.11 – l’ensemble se lance sans trop de problèmes.

L’installateur est très simple d’accès, bien qu’en anglais. Les captures d’écran qui suivent sont suffisamment parlantes pour ne rien rajouter de plus.

Continuer la lecture de « Test rapide de GnoBSD, l’un des premier liveCD basé sur OpenBSD. »

Coup de gueule : Ubuntu devient-il vraiment le Microsoft du logiciel libre ?

Je voudrais pousser un coup de gueule contre Ubuntu et les technologies qu’elles developpent pour forcer à l’utilisation de sa distribution au détriment des autres distributions.

L’exemple parfait est la technologie desktopcouch, surcouche de couchdb. Conçue pour fonctionner plus ou moins uniquement sur ubuntu, même si on peut trouver des références sur le site freedesktop, elle est une des composantes essentielles de la future version de Gwibber, la 2.30 (?).

On appelle ceci d’une manière très claire : la méthode du cheval de Troie.

J’ai relaté dans un billet précédent mes doutes concernant l’intérêt des développeurs de gwibber pour les autres distributions qu’Ubuntu.

A la suite de commentaires où l’on m’a fait comprendre que j’étais paranoiaque, une partie d’un commentaire a levé le lièvre dont j’attendais la confirmation :

Ce n’est pas la faute des développeurs Ubuntu si DesktopCouch est cassé sur Arch mais bien la faute des mainteneurs Archlinux.

C’est toi qui te fous de la gueule du monde a réclamer de la stabilité et un fichier INSTALL sur une version trunk. C’est comme si j’espérais que tout soit parfait sur Lucid Lynx 3 mois avant sa sortie

Et surtout :

Maintenant je ne peux que t’encourager a lire cette page : http://doc.ubuntu-fr.org/desktopcouch et quand tu aura compris que DesktopCouch ne fonctionne pas sur ta machine alors peut être que tu reverra ton jugement.

Le plus con pour la personne qui a balancé ce commentaire, c’est que j’ai pu utiliser des versions de Gwibber utilisant desktopcouch et qui était fonctionnelle, comme pour l’article où je parlais justement de cette nouvelle version revampée de Gwibber.

En ce qui me concerne, je ne toucherais plus à Gwibber et je resterais à la version 2.0 du logiciel, en attendant que Pino ou un autre client pour twitter et identi.ca vraiment léger sorte.

J’ai adoré utiliser les versions d’Ubuntu entre la Dapper et la Jaunty, soit deux ans et demi, mais trop c’est trop.

Y en a marre de cette équation Ubuntu = GNU / Linux qui pourrit la vie des utilisateurs qui sont passés par Ubuntu puis à une autre distribution.

PS : merci à Stricore pour sa dernière réflexion : https://blog.fredericbezies-ep.fr/?p=3401&cpage=1#comment-11995

« gros boulet »….

Je n’en attendais pas moins.

Pour les codeurs de gwibber, ubuntu n’est que la seule distribution à gérer ?

Je parlais il y a quelque jours de la nouvelle version de Gwibber, qui paraissait bien alléchante, malgré l’ajout d’une couche supplémentaire de dépendance, répondant au nom de Desktopcouch qui installe une bonne dizaine de paquets supplémentaires.

Il y a 5 jours, arrive la révision 503, qui part d’une bonne idée. Comme desktopcouch est indispensable au fonctionnement de cette version de gwibber, autant vérifier qu’elle démarre avant gwibber… Et patatras… Gwibber se viande en beauté au démarrage, balançant une erreur qui met clairement en cause desktopcouch :

Traceback (most recent call last):
File « /usr/bin/gwibber », line 45, in
obj = dbus.SessionBus().get_object(« org.desktopcouch.CouchDB », « / »)
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/bus.py », line 244, in get_object
follow_name_owner_changes=follow_name_owner_changes)
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/proxies.py », line 241, in __init__
self._named_service = conn.activate_name_owner(bus_name)
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/bus.py », line 183, in activate_name_owner
self.start_service_by_name(bus_name)
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/bus.py », line 281, in start_service_by_name
‘su’, (bus_name, flags)))
File « /usr/lib/python2.6/site-packages/dbus/connection.py », line 622, in call_blocking
message, timeout)
dbus.exceptions.DBusException: org.freedesktop.DBus.Error.Spawn.ChildExited: Launch helper exited with unknown return code 1

[1]+ Exit 1 gwibber

Un bug dédié est ouvert, mais impossible de faire comprendre la culpabilité de la révision citée au-dessus. Tant que cela fonctionne avec Ubuntu, les autres distributions, vous savez où vous pouvez aller ?

J’ai donc pris le taureau par les cornes, et j’ai adopté le paquet qui permettait à une époque de compiler Gwibber 2.0 sur Archlinux. Ayant corrigé le PKGBUILD en question, désormais – même si la branche 2.0 de Gwibber n’aura plus de mise à jour, au moins, il y aura un gwibber fonctionnel sur Archlinux !

C’est quand même assez écoeurant de voir un tel manque de respect envers les non-utilisateurs d’ubuntu… Je sens que je vais me faire traiter de tous les noms, mais comme les infos sont disponibles…