Linux, destiné aux surdoués ?

Dans un reportage sur une très jeune bachelière en section scientifique, BFM-TV montre que celle-ci utilise une distribution GNU/Linux, et si on en croit le reportage, aux alentours de la 17ième seconde, une version 10.10 d’Ubuntu, en anglais en ce qui concerne l’interface.

Il n’en fallait pas moins pour que le Disciple (dont j’ai parlé dans un billet il y a quelques mois) lance une attaque trollesque, merci à google news pour le contenu.

pehache a crit :

> Le 08/07/11 23:01, Aéris a écrit :
>> —–BEGIN PGP SIGNED MESSAGE—–
>> Hash: SHA1

>> Comme quoi, Microsoft c’est vraiment pour les demeurés
>> Et que les vrais pros ont tout compris ^_^

>> http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/victoria-13-ans-bac…

> Voil : Linux c’est fait pour les surdoués. Ou pour ceux qui veulent imiter
> les surdoués.

> Les gens normaux ont besoin d’autre chose.

C’est ca, tout le monde peut utiliser Windows, mais faut faire le bac
13 ans pour utuiliser Linux …

Est-ce à dire que les utilisateurs de MS-Windows sont des débiles profonds ? Qu’être linuxien, c’est faire partie d’une élite ?

Ce genre de propos est de triste mémoire, est-il besoin de préciser. Je suis un passionné d’informatique, nul en maths, en physique, et j’ai eu mon bac en 1993, en sciences économiques et sociales, et encore, au rattrapage.

Rien à rajouter de plus.

Deux films vu récemment.

J’ai passé une période où je n’ai presque rien regardé. Après m’être procuré la bande originale du film « Ascenceur pour l’échafaud » du génialissime Miles Davis, j’ai eu envie de voir ce film sorti en 1957.

 

Dans ce premier film « classique » de Louis Malle (il n’avait fait que 3 documentaires auparavant, dont un qui s’appelle « Le monde du silence » avec un certain Cousteau), on trouve les ressorts de la tragédie classique, matiné de roman noir, et de crime presque parfait.

L’ascenceur, personnage central de l’histoire, joue le rôle du grain de sable qui bloque la machine. D’un crime parfait, on arrive à un bilan plus lourd.

Et revoir Jeanne Moreau aussi jeune, cela fait un choc, surtout pour les trentenaires qui n’ont jamais vu Jeanne Moreau dont les traits du visage était embellis par son âge.

Le deuxième film, c’est un film assez méconnu – malheureusement – sorti entre les deux premiers volets de Matrix (saga qui m’a toujours laissé indifférent).

Ce film, j’en avais eu connaissance, par le commentaire d’une personne sur mon article concernant un chef d’oeuvre de la SF des années 1980, « Blade Runner ».

Ce film, c’est Equilibrium. Film de science fiction à « petit budget » (seulement 20 millions de dollars), il nous place dans un monde dystopique, mélange savant de 1984 (pour l’endoctrinement des foules), du « Meilleur des mondes » (pour la drogue utilisée), de « Blade Runner » (des personnes autorisées à tuer à vue) et de « Farenheit 451 » (pour le coté destruction).

Dans ce monde dystopique, suite à une guerre nucléaire, une drogue « le prozium » est utilisée pour annihiler les sentiments, source des maux. Tout ce qui peut produire des sentiments, que ce soit l’art, la musique est impitoyablement détruit par des « religieux », des clercs de la religion du Tetragrammaton.

Affiche du film Equilibrium

L’histoire est centré sur le meilleur clerc de tous, zêlé qui est obligé un jour d’abattre son collègue car il avait commencé à avoir des sentiments. Ce qui le fait entrer dans un cercle qu’il ne peut briser.

Même si le film est assez violent par moment, l’ensemble est porté par un scénario largement mieux développé que les films à gros budgets actuels.

A découvrir donc, comme nombre de bons films qui passe inapêrçu à cause de productions plus commerciales :/

Deux colis qui m’ont fait plaisir.

Aujourd’hui, en revenant du travail, j’ai eu le plaisir d’avoir du courrier interessant. Deux colis en provenance des Etats Unis d’Amérique.

Le premier, c’est le deuxième album d’Alessandro Cortini, alias SonoIo. Du nom de « Red », ce deuxième album est plus abouti que le premier, peut-être même un peu plus pop donc plus « écoutable » pour les oreilles habitués à la soupe actuelle.

Continuer la lecture de « Deux colis qui m’ont fait plaisir. »

Et la version 1.5pre2 de la Frugalware, alors ? ;)

Frugalware Linux, ma petite distribution chouchoute avec Archlinux. J’avais parlé de la version 1.5pre1 dans cet article.

Après la sortie de la version pre2 il y a une quinzaine de jours, j’ai eu le temps (et le courage !) cet après-midi de l’installer comme pour la pre1, en partant d’une image ISO d’installation réseau en 64 bits. Les détails d’installation sont les mêmes. J’ai donc récupéré l’ISO et utiliser ma machine virtuelle habituelle.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom frugalware-1.4-x86_64-net.iso -boot cd &

J’ai suivi le même protocole que pour le billet précédent. Une des différences, c’est que la version de Xorg fourni semble maintenant être 100% fonctionnelle avec Qemu. Plus besoin de trifouiller dans les options de Xorg pour avoir un affichage correct.

En suivant le wiki post-installation, j’ai passé le système en UTF-8, installé LibreOffice, Mozilla Firefox, Midori et Xfce 4.8.

Cependant, pour gérer le réseau, j’ai préféré installer Wicd. Le seul hic, c’est sa prise en charge par systemd au démarrage. Il suffit dans une console root de taper :

systemctl enable wicd.service

Et Wicd est pris en compte au démarrage suivant.

Que dire ? Que l’ensemble est rapide, souple, Xfce répond au doigt et à l’oeil. Les logiciels sont très frais, Mozilla Firefox 5.0, LibreOffice 3.4.1, noyau Linux 2.6.39.

Systemd m’étonne toujours par sa vitesse de chargement. On se croirait devant un ordinateur dopé comme un coureur de la Festina au tour de France 1998. Oups, peut-être pas la meilleure référence à prendre… Quoiqu’avec le départ du Tour de France cycliste, c’est permis, non ? 😉

Autant dire qu’à la mi-août, Frugalware 1.5 sera une distribution sur laquelle il faudra compter 🙂

ConnochaetOS : un délice pour les machines de génération Pentium/PentiumII :)

Souvenez-vous, du moins pour les personnes ayant connu cette époque lointaine. Nous sommes en 1993, et Intel qui est concurrencé par AMD et Cyrix sort un circuit révolutionnaire, le Pentium. D’abord cadencé aux vitesses folles de 60 et 66 Mhz, il finira sa carrière à 200 Mhz, avec un petit rajout, les instructions MMX. On en est en gros à la 5ième génération de ce genre d’instructions supplémentaires de nos jours, avec le SSE4, qui a été précédé par les SSE3, SSE2 et SSE (alias MMX2).

Bref, au dela de cet aparté technique, depuis 18 ans (déjà !), les processeurs sont devenus des monstres de calculs. Cependant, il arrive parfois de tomber sur d’honorables ancêtres de cette époque encore fonctionnel. Les Microsoft Windows de l’époque ne sont plus maintenus. Et si on une machine bien équipée (64 Mo de mémoire vive voire plus), on peut utiliser des distributions GNU/Linux légère comme ConnochaetOS, basé sur ArchLinux, et donc les paquets sont recompilés pour l’architecture i586.

La première RC de la ConnochaetOS 0.9 étant disponible, j’ai récupéré l’image ISO (400 Mo environ), et j’ai lancé ensuite une machine virtuelle 32 bits.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting ‘disk.img’, fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm32 -hda disk.img -cdrom connos-0.9.0rc1.iso -boot cd &

Au démarrage, on nous propose de démarrer sur l’installateur. C’est celui de la ArchLinux en simplifié.

Démarrage de ConnochaetOS

Continuer la lecture de « ConnochaetOS : un délice pour les machines de génération Pentium/PentiumII 🙂 »